Super-Résolution: des disques optiques simple couche de 100 Go

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Aujourd’hui, la capacité de stockage de données permise par les CD et les DVD doit répondre à l’arrivée de nouvelles applications multimédia, telles que la vidéo haute définition. Récemment commercialisé, le format Blu-Ray a déjà permis de quintupler la capacité de stockage d’un DVD, de 4,7 à près de 25 gigaoctets en simple couche.

Le CEA Léti (1) travaille sur l’augmentation de cette capacité, avec la contrainte de ne pas changer pour autant de format ni de mode de lecture. Les chercheurs du CEA-Léti ont mis au point la technique dite de « super-résolution », qui repose à la fois sur le traitement de la surface du disque et sur la reconnaissance des signaux par le laser. La capacité de stockage du Blu-Ray pourrait ainsi tripler voire quadrupler.

Salle blanche pour la "super résolution"

Du CD au Blu-Ray, le principe du stockage des données reste le même : une succession de marques sculptées sur le disque, suivant une spirale qui va en s’élargissant comme sur un disque vinyle. La taille plus ou moins importante - à l’échelle nanométrique – de ces sculptures différencie déjà les capacités de stockage des différents formats. La dimension de la plus petite marque est de 160 nm pour un Blu-Ray, contre 400 nm pour un DVD. Un rayon laser « lit » ensuite les creux et les bosses qui sont traduits en langage numérique ; sa longueur d’onde est adaptée à la ‘finesse’ de lecture ; ce laser est ainsi rouge dans le cas du CD et du DVD, bleu dans le cas du Blu-Ray.

Avec la technique de super-résolution, le laboratoire de stockage optique du CEA-Léti s’affranchit de la limite de diffraction du système Blu-Ray - c’est-à-dire sa finesse maximale de lecture - fixée (2) à 120 nm, pour ‘lire’ des marques réduites à 80 nm.

La super-résolution consiste d’une part à utiliser en surface du disque un matériau semi-conducteur dit « antimonure d’indium » : ce matériau permet de lire de plus petites marques, car il concentre la partie la plus intense du faisceau laser (sa partie centrale), évitant ainsi que le faisceau n’en lise plusieurs à la fois. D’autre part, pour traduire les signaux lus par le faisceau laser en langage numérique, les chercheurs du Léti ont adapté à la super-résolution des algorithmes dits PRML (3), déjà utilisés en micro-électronique. Ces algorithmes indiquent au lecteur Blu-Ray la traduction la plus ‘probable’ en langage numérique des signaux détectés.

Cette 4ème génération de disque optique permettra de multiplier par 3 ou 4 la capacité de stockage du Blu-Ray : de près de 25 Gigaoctets à 75/100 Go pour un disque simple couche. Attendues pour 2010-2012, ces technologies répondraient notamment au développement de la ‘full HD’ utilisant des écrans de tailles croissantes. Les recherches menées par le CEA-Léti font l’objet de discussions avec de grands industriels du secteur.

Notes:
(1) Léti : Laboratoire d’électronique et de technologie de l’information.
(2) Le système BluRay comporte une marge : les marques font 160 nm, malgré la limite de diffraction de 120 nm.
(3) PRML : Partial Response Maximum Likelihood

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melo

Pas sur que ce soit l'avenir, quand on voit les nouveaux disques dur SSD de Toshiba aucune partie mécanique pas d'échauffement et donc pas d'usure et bien plus rapide que n'importe quel support blue ray ou hddvd avec une capacité déjà 4 à 5 fois supérieures, pour rappel les platines divx utilisent des cd/dvd mais on peut d'ors et déjà brancher des clés usb (en lieu et place des supports cd/dvd) ce qui est quand même bien plus pratique, car format universel, on branche ça sur quasiment n'importe quel appareil ayant une connexion usb et les fichiers sont reconnus.

Pour les formats spéciaux (blueray,hddvd ou futur) il faut s'équiper du lecteur/graveur adéquat et sont des produits déjà dépasser par ces puces qui vont se trouver des déboucher rapidement sur tout ce qui nécessite un espace de stockage (portable,clé,lecteur mp3 etc...).

Dans notre société le mot qui prime est consommation, donc production de consommable, c'est pourtant bien plus interressant de se balader avec une clé que l'on peut utiliser partout que ce type de support (amha).

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Maulus

absolument d'accord... vive les mémoires flash !

par contre, le problème c'est le stockage... je me vois mal stocker mes divx sur des clés USB :D

ensuite, rapport au taupic, il faut pas oublier que plus on est précis, plus on est fin, plus on est sensible aux vibrations !

VI
Victor

C'est vrai ça et pour la lecture ça se fait comment on va avoir besoin de lecteurs hyperfins dans leurs têtes de lectures,

NI
Nikita

Bonjour,

Êtes-vous sûr que la gravure est effectuée en spirale ?

J'ai un gros doute, il me semblait qu'il s'agissait de cercles concentriques, mais je ne peux l'affirmer.

XZ
Xzander

Il s'agit bien d'une spirale. La vitesse de rotation n'et donc pas constante. Sur les CD de musique, la lecture s'effectue généralement du centre vers l'extérieur, donc la vitesse de rotation diminue. Sur un disque dur, la vitesse de rotation est constante, la densité des données varie.

NI
Nikita

Je suis désolé d'insister mais je viens de faire quelques recherches.

https://www.futura-sciences.com/fr/comp ... d-rom-dvd-etc_105/c3/221/p4/

Voici un extrait:
CD : un Compact Disc est un disque de 12 cm de diamètre et de 1 mm d'épaisseur, constitué de matière plastique rigide et recouvert d'une couche métallique sur une de ses faces. Ce type de disque est capable de stocker jusqu'à 78 min d'enregistrement sonore sous forme numérique. À l'aide d'un puissant laser,la séquence binaire est en effet gravée sur le métal le long de pistes concentriques, sous forme d'alvéoles de longueur variable, profondes de 0,83 µ et espacées de 1,6 µ. Durant la lecture du CD, un laser de faible puissance parcourt ces pistes, se réfléchissant de diverses manières au passage des niches. Ces variations sont alors détectées par une cellule photoélectrique, la séquence binaire étant ainsi lue, puis transformée en sons à l'aide d'un convertisseur numérique-analogique.

Il n'y a donc pas une seule piste (spirale) mais bien N pistes concentriques. Que ce soit un CD ou un DVD la technique est rigoureusement la même.

XZ
Xzander

Je tiens néanmoins mon point.

http://en.wikipedia.org/wiki/Compact_Disc

Voici un extrait:

CD data is stored as a series of tiny indentations (pits), encoded in a tightly packed spiral track molded into the top of the polycarbonate layer. The areas between pits are known as "lands". Each pit is approximately 100 nm deep by 500 nm wide, and varies from 850 nm to 3.5 μm in length.

Ce qui est conforme avec ce que mon professeur a enseigné.