Un groupe d'ingénieurs de la NASA garde la Lune en ligne de mire

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L'exploration de la Lune reste, pour certains des acteurs du spatial, un objectif autant qu'un rêve. C'est pourquoi, malgré l'abandon complet du programme Constellation par le Président Obama, qui prévoyait le retour d'astronautes américains sur la Lune à l'horizon 2020, un groupe d'ingénieurs de la NASA ne s'avoue pas vaincu.

Dirigé par Stephen Altemus au Jonhson Space Center à Houston, leur projet, intitulé "Project M", a pour ambition d'envoyer un robot humanoïde d'une grande dextérité sur la Lune, en mille jours selon eux. Cette alternative, beaucoup moins onéreuse que le projet initial de 150 milliards de dollars, représenterait en l'occurrence moins de 200 millions de dollars.

Un petit pas pour un robot…

La différence de coût s'explique en partie par le fait qu'un robot n'a pas besoin pas de tout le système de support à la vie nécessaire aux humains. Mais c'est également grâce au système de "troc" mis ingénieusement en place entre la NASA et divers partenaires. Par exemple, la start-up Boston Power, spécialisée dans la conception et la production de batteries, leur a fourni un prototype de pile au lithium de pointe en échange d'une aide technique sur les questions de gestion de la batterie. De même, Armadillo Aerospace leur a offert un prototype d'atterrisseur lunaire, en échange de quoi la NASA a donné accès à sa technologie des moteurs et à ses installations d'essai, ainsi qu'un million de dollars.

Le Projet M s'appuie également sur d'autres projets de la Nasa déjà en cours, notamment la propulsion à oxygène liquide et méthane, ou encore un système d'atterrissage automatique. Enfin, le Project M entend utiliser le Robonaut 2 (R2), robot humanoïde habile doté d'un buste, de deux bras, et d'une tête, développé par la NASA et General Motors. Celui-ci doit être envoyé jeudi 4 novembre 2010 sur la Station Spatiale Internationale, via la navette Discovery dans le cadre de la mission STS-133, devenant par là même le premier robot humanoïde dans l'espace, et rappelant aussi l'importance de l'avenir robotique.

La détermination de ce groupe d'ingénieurs, qui entend mener un programme davantage éducatif que scientifique, contraste néanmoins avec la position de la NASA, dont l'administrateur, Charles Bolden, semble toujours ignorer le projet. Mais, si les travaux sur le Project M se poursuivent actuellement, le manque de fonds et l'absence de feu-vert ralentissent voire stoppent certaines avancées.

AT
atchoum

oui tu as raison, le seul intérêt d'un root humanoïde est une étude ergonomique.
Mais c'est peut-être mettre la charrue avant les boeufs, puisque le seul intérêt
d'envoyer quelque chose là-bas est de voir si on peut fabriquer des objets utiles
à distance . On pourrait fabriquer les parties les moins nobles, mais les plus massives
à partir de matériau in situ ...

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halman

La véritable exploration spatiale c'est envoyer des humains sur la Lune, pas des robots.

Être représenté dans l'espace par des robots alors que l'on pourrait y aller nous mêmes ce n'est pas vraiment à notre honneur.

L'exploration c'est dans les gènes de l'espèce humaine depuis la nuit des temps.

Et on va se faire remplacer par des robots ?

Il y a certaines choses dont il faut se rendre compte.

Tout ça pour économiser quelques milliards de dollars qui de toute façon n'iront pas améliorer la vie des concitoyens mais dans les poches des politiciens et autres magouilleurs.

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myrmex

Dans l'article il est dit que c'est le même robot que celui utilisé pour la station internationale. Donc utilisateur d'outils prévus pour les humains. Le suivant ressemblera peut être plus à une araignée...

AT
atchoum

Le vrai but de l'exploration spatiale est à mon avis l'expansion de la biosphère.
L'univers est invivable, on utilise toujours des robots pour aller là où on ne peut pas
vivre ou accéder: intérieur des centrales nucléeires, fond des océans, nano-chirurgie...

les robots ne sont qu'un aménagement permettant une exploration plus aisée et si possible ne plus
envoyer à coût prohibitif des matériaux qui sont plus utiles sur Terre, d'autant plus que laissés bien souvent
ensuite à l'état de déchets spatiaux .

Pour cela OUI au robot mineur forgeron de l'espace ... !!

MI
Milare Solsimi

On baigne dans du plein Asimov là :)
C'est génial je trouve.

On fait des économies pour aller plus loin, pour nous ouvrir les portes et éviter d'abandonner des projets. Et ensuite, quand tout est bien ouvert, l'être humain peut y aller.

Il ne faut pas dénigrer le fait que des robots nous ouvrent les portes. Si on peut faciliter les choses, et économiquement parlant les rendre accessibles, il faut se lancer dans des projets de ce type. Nous irons plus vite qu'en faisant des choses à des prix prohibitifs pour ensuite les abandonner ou ne pas pouvoir faire autre chose.

VI
Victor

le robot pose moins de problème que des humains, il n'y a pas besoin de nourriture, ni d'oxygène, ni eau et en cas de risques mortels ça fait moins de problèmes de conscience que la mort d'un humain mais pourquoi la Lune et ne pas l'envoyer sur Mars? Peut être une histoire de décalage dans les communications avec Mars

MI
Milare Solsimi

Pour Mars, le seul problème pour l'instant est le retour.
Un robot coûte très cher, et un aller simple n'est pas envisageable pour l'instant.

VI
Victor

Je sais pas si tu sais mais il y a déjà pas mal de robots sur Mars...Peut être pas humanoïdes

MI
Milare Solsimi

Exactement, ils ne sont pas humanoïdes, et sont conçu uniquement pour cette mission.

En l’occurrence, le robot dont parle cette news est humanoïde, et donc extrêmement cher et polyvalent.
Il n'est pas adapté à un voyage simple (pour l'instant).

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StarDreamer

Le prix d'un robot, aussi perfectionné soit-il, n'est rien en comparaison -déjà- du simple lancement d'une fusée.
Donc, perdre un robot dans l'espace, c'est rien. Un humain, c'est plus problématique.
Je suis absolument POUR les phases préliminaires d'exploration spatiale par des moyens robotiques de plus en plus perfectionnés, jusqu'à l'arrivée d'humain (et encore, si c'est indispensable, voire pour des questions d'honneur).

Un robot asimovien, ça fait rêver. Et moi en premier (je suis fan d'asimov !).
Par contre, en dehors de l'envoi d'un robot déjà existant, je pense -comme le disent certains ici- qu'un robot insectoide (par exemple, quadripattes -plus stable- avec une multitude de bras articulés) serait un plus pour faciliter la polyvalence de la bestiole.

Mais, le véritable enjeu -et je le dis depuis toujours- c'est d'envoyer une flottille de robots ; pas seulement pour la découverte et l'exploration du milieu, mais surtout pour la préparation de l'arrivée des humains.
A quant un véritable projet basé sur l'envoi de robots "légo" qui construiraient carrément sur place une infrastructure complète (habitations, systèmes vie, énergie, comms, ...) ?
En ce cas, les robots devront être plus que polyvalents : soit aptes à recevoir des outils spécialisés, soit être spécialisés eux-même.
Par exemple, en plus de blocs non robotiques (centrale énergétique, containers, ...), prévoir un robot foreur, un robot métallurgiste, ...etc...
Il faut voir la conception des robots non pas comme un erzatz d'humain, mais comme un outil à part entière qui a sa place dans un programme spatial, avec ses spécificités et ses talents propres. Une vraie collaboration, et pas de la simple comm.

Ca fait un peu science-fiction, mais cela n'a absolument rien de fantaisiste.
Au contraire, cela me semble efficace, très peu coûteux* et les retombées technologiques dans notre quotidien pourraient être absolument fantastiques. Et je ne parle pas de l'engouement que pourrait susciter auprès des foules un tel projet, engouement dont aurait absolument besoin les agences spatiales en ce moment ; ainsi que les gens qui ont besoin de rêver à nouveau.
(des robots qui travaillent sur la lune, diffusés 24/24, ça changerait des tv réalités glauques et morbides).

* je suis sûr qu'un programme lunaire pour envoyer quelques humains parader avec un drapeau coûte plus cher que le développement complet d'un programme robotique amenant à la construction d'une vraie base lunaire.

Mais bon, on sait tous que la logique n'a plus sa place dans ce monde...

MI
Milare Solsimi

+1 StarDreamer ! Ca fait rêver tout ça.

Et puis... Asimov, quand tu nous tiens

RO
Roroleblaireau

Milare Solsimi
Pour Mars, le seul problème pour l'instant est le retour.
Un robot coûte très cher, et un aller simple n'est pas envisageable pour l'instant.

Et tu y crois vraiment quand tu dis des trucs pareils ?? Le prix du retour du robot coute certainement déjà plus cher que le robot lui même, aussi compliqué qu'il puisse être. Et en bonus le robot il faut le retaper pour la mission suivante quand il rentre !

Non c'est pas sérieux, si on veut ramener le robot c'est pour se convaincre qu'on aurait pu le faire avec un humain, mais certainement pas pour économiser du pognon.

DP
dpingouin

L'idéal serait des machines capable d'une autonomie non seulement pour suivre des directives mais également pour prendre des initiatives pour assurer son bon fonctionnement (maintenance, sources d'énergie). C'est terrible (je trouve ça terrible) de perdre une sonde martienne parce qu’elle est bloquée par des pierres. Si elle était capable d’apprivoiser son environnement, elle pourrait s'en sortir là où les ingénieurs sur terre bloquent.

MI
Milare Solsimi

Roroleblaireau, d'un coté tu n'as pas tord.
Mais la politique actuelle est la réutilisation. C'est le principe de la navette spatiale.

Les gens qui gèrent ça (et débloquent les fonds) préfère revoir leur joujou revenir, que de l'abandonner.
Après, c'est ce que je constate, mais j'espère vraiment me tromper.

Et puis, sur le plan psychologique, c'est assez difficile d'imaginer une exploration sur un lieu sans retour possible. Sauf sur le plan purement scientifique, où l'on recherche des données bien précises (présence d'eau, composition des roches, etc...). Mais pour une installation humaine, ce n'est pas d'actualité et est quand même bloqué par ce problème.

Après ce n'est que mon point de vue après plusieurs lectures.

VI
Victor

Je sais pas si un robot aussi perfectionné soit il a des problèmes avec l'idée de non-retour... Ça reste un concept humain de foyer terrestre malgré tout

KN
knobob1

Zeko
pourquoi doit-il avoir une allure humaine ?

A mon avis, parce que ça fait une image plus classe.
La mission de ce robot humanoïde inclinant respectueusement la tête vers la Bannière Étoilée, c'est plutôt de faire voter un budget par des élus patriotes.

Parce que dans la pratique, un robot bipède doté de 2 bras est battu dans tous les domaines par un châssis à 3, 4 ou 6 roues portant autant de bras articulés et un portique porte-instruments : fonctionnalités, stabilité, vitesse, rendement énergétique...

Sauf que ça ferait remake de Pathfinder / MER.

A part ça, j'adore son sac à dos,
il y met quoi dedans ? :grat:

VI
Victor

De l'oxygène plus de l'hydrogène pour une pile à combustible ou un équipement nucléaire type pile de longue durée... NB je ne sais pas si vous avez remarqué mais sa mission lunaire est sans retour, en effet il n'y a aucun réacteur de décollage dans la nacelle dont il sort

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StarDreamer

Et pourquoi voudrait-il revenir ? Il est pas bien là haut ??
Pas de pollution, pas de bruits de voisinage, et de superbes levers de terre tous les jours ! :_salut:

Supprimé

L'article nous dit :
« De même, Armadillo Aerospace leur a offert un prototype d'atterrisseur lunaire, en échange de quoi la NASA a donné accès à sa technologie des moteurs et à ses installations d'essai, ainsi qu'un million de dollars. »

Et le million de dollars tombe un peu comme un cheveu sur la soupe dans cette histoire de troc...

En réalité, la NASA a organisé un concours, le Lunar Lander Challenge et Armadillo Aerospace a remporté le premier prix et sa récompense d' un million de dollars. Le transfert de technologies et l'accès aux installations d'essais étaient également prévus dans le cadre du concours, dont l'objectif était la coopération NASA-Privé.

C'est d'ailleurs là la force du Project M : il pioche dans toutes les technologies lunaires déjà disponibles, qu'elles proviennent d'autres services de la NASA ou de partenariats privés.

Enfin, le White Paper (description initiale) du projet est clair : une part des économies de budget est possible grâce au concept d'aller-simple (même le Robonaut qui décollera le 30 novembre pour l'ISS n'a pas de billet de retour garanti, la NASA avisera plus tard...).

Go Robonaut ! Go !

RO
Roroleblaireau

Milare Solsimi
Roroleblaireau, d'un coté tu n'as pas tord.
Mais la politique actuelle est la réutilisation. C'est le principe de la navette spatiale.

Mais la navette spatiale est un énorme engin permettant un aller retour d'humains dans l'espace, avec une fiabilité maximale (compte tenu de notre savoir faire).
D'autant plus que l'on parle de plus en plus de pollution autour de la terre, la navette est la seule solution "durable" d'exploration de l'espace, et même si son choix en premier lieu était certainement lié au cout ou à la fiabilité, aujourd'hui il ne serait pas sage de revenir vers un module de retour indépendant, laissant le reste du vaisseau se balader on ne sait où !

Je serais assez surpris que l'on fasse revenir un robot, à moins que ça soit pour ramener des échantillons !

Par contre je reste peu convaincu de l'efficacité du robot bipède. Car même s'il est plus maniable qu'un robot à roue, il est aussi plus sujet aux chutes et doit donc être costaud. Mais surtout : Quel est son efficacité énergétique ? 10 fois, peut être 100 fois moins bonne que celle d'un robot à roues ? D'autant plus qu'il n'est pas vraiment possible de lui incorporer des panneaux solaires.

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cisou9

Par exemple, en plus de blocs non robotiques (centrale énergétique, containers, ...), prévoir un robot foreur, un robot métallurgiste, ...etc...
Il faut voir la conception des robots non pas comme un erzatz d'humain, mais comme un outil à part entière qui a sa place dans un programme spatial, avec ses spécificités et ses talents propres. Une vraie collaboration, et pas de la simple comm.

C'est bien beau le rêveur tous ces robots mais sur terre ils vont faire des milliers de chômeurs.

Et pour les levers de Terre, il n'y en a pas, étant donné que la Lune donne toujours la même face à la Terre. :lol:

e serais assez surpris que l'on fasse revenir un robot, à moins que ça soit pour ramener des échantillons !

Ça revient moins cher de ramener les échantillons sans le robot. :non:

, développé par la NASA et General Motors. Celui-ci doit être envoyé jeudi 4 novembre 2010 sur la Station Spatiale Internationale,

Votre nouvelle date un peu on sait depuis une semaine que la nouvelle fenêtre de tir sera à partir du 20 novembre. :siffle:

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StarDreamer

cisou9
:_salut:


Par exemple, en plus de blocs non robotiques (centrale énergétique, containers, ...), prévoir un robot foreur, un robot métallurgiste, ...etc...
Il faut voir la conception des robots non pas comme un erzatz d'humain, mais comme un outil à part entière qui a sa place dans un programme spatial, avec ses spécificités et ses talents propres. Une vraie collaboration, et pas de la simple comm.


C'est bien beau le rêveur tous ces robots mais sur terre ils vont faire des milliers de chômeurs.

On disait aussi cela des chaines de fabrication robotisées, mais cela n'a pas eu cet impact négatif escompté.
Les vrais raisons du chômage sont ailleurs, et hors cadre de ce sujet.

De plus, on parle bien de robots dédiés à l'activité spatiale, en supplément aux activités humaines ultra spécialisées.

Envisager des robots sur Terre, surtout lorsqu'on n'est pas japonais, cela relève encore du futur.
Il y a déjà la réalité du prix du travail, un humain coûtant infiniment moins cher qu'un robot, surtout si cet humain est localisé dans un pays pauvre.
Puis la dimension psychologique de l'humain, qui aurait/aura du mal à voir des robots humanoides dans son environnement immédiat (syndrome de Frankenstein, pour en revenir à Asimov), même si c'est pour faire le ménage ou promener le chien.

Par contre, je vois bien l'opportunité de remplacer l'humain par des humanoides dans le cadre de mission ultra-dangereuses : cela peut aller de l'assistant pompier qui pourrait plonger sans état d'âme dans un feu dantesque, jusqu'au mineur qui ne risquerait pas de coups de grisou ou d'être "cassé" à 40 ans (surtout qu'avec la fin du pétrole, notre vieil ami le charbon risque rapidement de refaire parler de lui).

cisou9
Et pour les levers de Terre, il n'y en a pas, étant donné que la Lune donne toujours la même face à la Terre. :lol:

C'est pas faux ! :fada: :clapclap:
Bon, il aura alors droit à un panorama permanent de "levers de continents" !! :_salut:

VI
Victor

Vous rêvez complétement... Des robots du genre Asimov il n'ya que les japonais qui s'amusent avec ça... Puis on en est encore très loin... Nous n'avons pas encore d'IA dense sous forme et puissance de la taille d'un cerveau... Puis je vous rappelle que la position debout est celle d'un équilibre instable... Perso je vois plutôt des petits robots du genre R2D2 qui intègrent toutes les caractéristique d'un micro ordinateur en communications etc...

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myrmex

C'est sur que pour l'instant le niveau des robots laisse encore fortement à désirer. Faire quelques taches bien précises oui, mais s'adapter à un environnement et à des évènements imprévus, j'ai peur qu'on ait encore quelques années à patienter.

Est ce que c'est le développement de robots polyvalents, pour un éventuel usage sur terre, ou celui de robots pour l'exploration spatiale qui conduira à des avancés significatives?

DP
dpingouin

Pour ma part je parirais bien sur les robots miniatures capablent de coopérer en fonction des objectifs. Chaque machine indépendante mais pouvant travailler en commun pour des opérations demandant des ressources importantes (déplacement, forrage). Ca permet un maximum de flexibilité tout en limitant la masse de matériel à embarquer. Evidemment, l'idéal serait que le moyen de transport lui-même soit composé uniquement de ces petites machines capables de changer une fonction une fois arrivé sur place.

CH
chione

StarDreamer
Et pourquoi voudrait-il revenir ? Il est pas bien là haut ??
Pas de pollution, pas de bruits de voisinage, et de superbes levers de terre tous les jours ! :_salut:

C'est presque ça, sauf que sur la lune il n'y a pas de levé de terre car la lune montre toujours la même face à la terre. Donc soit on y voit toujours la terre (face visible) soit jamais (face caché). Donc pas de levé de terre.

Mais bon faire revenir le robot n'a pas de sens, revenir des échantillons peut-être par contre. même si on a déjà pas mal d'échantillons.

VI
Victor

Le lever/coucher de Terre c'est réservé à un objet tournant autours de la lune comme ce satellite japonais Kaguya
http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/11 ... ition-.php

XA
xarcux

Pour en revenir au robonaut 2, il n'a pas de jambes si je comprend bien ? Je ne veux pas blesser les personnes handicapées, mais il n'est qu'en partie humanoïde ! La notion d'humanoïde commence à partir de quel quantité de membres et de têtes ? :grat2:

HI
himmelgien

Ce Projet M est surtout un hommage à l'épopée des "Lunokhod" et de Aleksandr Leonovich Kemurdzhian ... qui, au cours de son séjour aux Etats-Unis, a travaillé avec les ingénieurs du JPL sur les rovers planétaires sans pilote( voir le film documentaire " Tank sur la Lune » par Jean Afanassieff en 2008 ). Ce programme n'est donc qu'un remake ... car il y a peu de chances que ce "robot" soit comme R. Daneel Olivaw , le héros cybernétique d'Isaac Asimov !... Plus sûrement, ce robot ressemblera à la "marmite à roulettes" , comme les gringos, victorieux mais jaloux, désignaient les Lonokhod !... A juste titre, car les Russes ont remporté la course à la lune à "l'indice de performance" (1) scientifique ( séjours de plusieurs mois ) et technique avec l'alunissage de systèmes automatiques ( avec bras collecteurs de poussières ) suivis de retours sur Terre ( sondes "Luna" 16 et 17 ) !... Malheureusement, tout comme à l'Ouest, les Maîtres de l'Espace n'ont pu convaincre leurs décideurs de réaliser un alunissage avec équipage , voire une base-vie permanente !... Pourtant, le triomphe n'a tenu qu'à un fil : si le 19 février 1969, la fusée Proton n'avait pas explosé et amené le premier Lunokhod sur le sol lunaire, les Soviétiques auraient été à deux doigts de réaliser la "plaisanterie" que Brejnev avait lancé à Johnson : "nous enverrons un robot qui viendra filmer l'arrivée de vos astronautes sur la lune" !!!..."
En somme, il y aurait eu foule sur la Mer de la Tranquillité , cette fin juillet de l'An de Grâce (US) 1969 : Hergé avait également envoyé son trio lunaire ( + milou ) pour accueillir les passagers de "l'Aigle" (2)!... Il ne reste donc plus qu'à concrétiser tout ce "réel imaginaire" ( selon la formule de Jacques Le Goff ) en un projet astronautique d'envergure cohérente ( avec financement conséquent ! ) : à terme, l'exploration de l'Espace ne pourra pas se passer de la présence humaine : aussi sophistiqués soient-ils, les robots restent des machines-outils incapables de s'affranchir de leurs limites !... L'Homme aussi peut-être, mais c'est une toute autre histoire que nos descendants écriront, car ... ( pour la bonne santé de l'Espèce !) , son aventure ne fait que commencer ...

(1) comme on le désigne aux 24 Heures du Mans ....
(2) ce dessin prouve, malgré ses affirmations véhémentes au "zouave interpanétaire" , le capitaine Haddock a bien remis les pieds "dans sa fusée de malheur" !... ( dernière planche de "On a marché sur la lune" )