Un Irak virtuel pour soigner le stress post-traumatique

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Les médecins du Weill Cornell Medical College ont décidé de recréer un “Irak virtuel” pour faire revivre à leurs patients, des soldats rapatriés, les évènements qui ont conduit à leur stress post-traumatique. La théorie derrière cela est qu’il est plus facile de soigner une telle névrose en faisant revivre au vétéran les évènements traumatiques qu’il a vécu, et en le forçant à verbaliser ses sensations, plutôt qu’en tentant de lui faire oublier ses souvenirs obsédants. Lors de la session, le thérapeute est capable de contrôler les sons et images générées par le système pour mieux examiner les réactions du sujet face aux différents stimuli.

Un environnement virtuel pour faire revivre certaines scènes de combats en Irak

Le docteur Albert “Skip” Rizzo de l’Institut des technologies créatives, l’un des auteurs du système, explique ainsi sa stratégie : “Notre but n’est pas de retraumatiser les gens, mais de les réexposer de manière graduelle aux évènements traumatiques qu’ils ont vécu, afin qu’ils puissent les gérer“.

Cette simulation a été mise au point par l’Université de Reading en collaboration avec l’Institut des technologies créatives, qui travaillent sur ces sujets depuis plusieurs années. Elle utilise des composants d’un jeu vidéo, Full Spectrum Warrior, à l’origine commandé par l’armée américaine pour former son infanterie. Il est assez ironique de le voir finalement utilisé pour redonner goût à la vie aux soldats américains qui sont revenus traumatisés des combats.

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StarDreamer

Effectivement, pour soigner une névrose, il ne faut pas la garder enterrée, et encore moins remettre de la terre dessus.
Il a été prouvé, en psychologie comportementale, que la réalité virtuelle (qui peut être une simple image qui se "défloute" graduellement sur un écran d'ordinateur) est une technique "douce" pour amener le patient à regarder en face l'origine de son stress (technique très utilisée pour les phobies, aux araignées surtout, avec une image d'araignée que se défloute au fur et à mesure que le patient appuie sur une touche, donc sous son contrôle).

Cette technique semble donc adéquate pour les post-traumas irakiens, mais aussi pour d'autres types de nevroses engendrés par un environnement extérieur.
Il va sans dire qu'un suivi constant par des psys est nécessaire, surtout au moment de l'impact des sensations.

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Space

Il ne risque pas d'être ensuite traumatisé par les graphismes ?
Ca va lui faire un choc quand il sortira.

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StarDreamer

Le but est justement de revivre la cause du choc, mais assisté cette fois-ci de médecin, afin de pouvoir "digérer" les images en temps réel, avec assistance médicale, plutôt que de devoir les enfouir dans son inconscient et développer une névrose.

C'est ce que fait actuellement un psy si tu as une névrose : te faire parler, revivre le moment difficile, afin de l'assimiler/l'accepter (au sens psychiatrique du terme).
Ici, il s'agit simplement d'un outil supplémentaire : l'image (pour le revivre en virtuel dans une réalité controlée).