Victor
Bongo! Justement une question que je me suis souvent posée
est ce que l'antimatière à une masse positive ou négative
en gros est-elle attractive ou répulsive ?
Il y a bien eu des mesures en laboratoire là-dessus
Victor !
Dans ta question, il y a deux questions.
La première c’est quelle est la masse inerte de l’antimatière. On connait la loi de Newton, quand on applique une force sur une masse, et bien… la masse subit une accélération dans le même sens que la force appliquée, ou de sens opposé.
La deuxième c’est vis-à-vis de la gravitation de la matière, comment se comporterait l’antimatière, est-elle repoussée, ou attirée ?
C’est l’objet de l’expérience Gbar :
https://home.cern/fr/about/updates/2017 ... -gbar-antimatter-exploration
Et l’autre question non accessible expérimentalement, c’est le comportement de l’antimatière avec elle-même d’un point de vue purement gravitationnel.
Victor
Puis peut on dire que le vide quantique
Il admets une symétrie Matière/Antimatière
L'énergie qui est en plus dans le vide quantique
elle produit des couples de Matière/Antimatière
Pour moi la question est mal posée.
En effet, dans le vide quantique, à chaque particule qui se crée, se crée sa contre-partie antiparticule, à part pour les phénomènes où la particule est sa propre antiparticule.
Il existe une symétrie de la nature qui s’appelle la conjugaison de charge, qui dit simplement que quand on change la particule en sa propre antiparticule, les lois de la physique restent identiques. Par exemple si le monde était fait d’anti-atome, alors un anti-Victor discuterait avec un anti-bongo, et on ne pourrait pas faire de différence.
Il se trouve que dans la nature certains phénomènes ne sont pas symétriques par conjugaison de charge (tout ce qui est relatif aux neutrinos et à l’interaction faible).
De même pour la symétrie de parité. (pour la violation).
Il se trouve que l’on pensait que la nature est symétrique par CP (conjugaison de charge et inversion dans un miroir). Et bien non, certains phénomènes violent cette symétrie.
Par l’union de la relativité et de la mécanique quantique, on sait que la nature doit être invariante par CPT (on rajoute l’inversion de l’écoulement du temps).