Une anomalie sur les neutrinos résolue, une autre survient…

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Une anomalie sur les neutrinos vient d'être résolue tandis qu'une autre a pris naissance. Une expérience du Fermilab appelée MiniBooNE a permis de réaffirmer de façon certaine que seules trois espèces de neutrinos existent. Les résultats des scientifiques semblent éliminer le cas d’un hypothétique quatrième type de neutrinos.

Vue rapprochée du réservoir de MiniBooNE : 1280 tubes photomultiplicateurs (PMT)
permettent de détecter les neutrinos produits par l'accélérateur de particules.
Une deuxième couche de 240 PMT, toujours à l'intérieur du réservoir,
mais orientée vers l'extérieur, détecte des signaux provoqués par les rayons cosmiques

Plusieurs expériences avaient montré précédemment que les neutrinos, ces particules très légères, voire dépourvue de masse, et qui n’interagissent que sous l’action de la gravitation ou de la force nucléaire faible, ont un comportement schizophrénique, passant continuellement d’une espèce à une autre. Ces oscillations devaient vraisemblablement se produire entre les trois types identifiés par le modèle standard de la physique des particules : les neutrinos électroniques, les neutrinos muoniques, et les neutrinos tauiques.

Cependant, une expérience, nommée Liquid Scintillator Neutrino Detector (LSND) au laboratoire de Los Alamos, semblait avoir détecté un niveau d'oscillation impliquant l'existence d’un quatrième type de neutrino, un neutrino « stérile », ainsi appelé parce qu’il n’interagirait que par l’intermédiaire de la gravitation, la plus faible des forces physiques. Ce résultat est immédiatement apparu exceptionnel, d'autant plus qu'il suggérait une masse pour les neutrinos très différente de celles déduites de l'étude des neutrinos solaires ou atmosphériques ou générés dans les accélérateurs de particules. L’expérience MiniBooNE (Booster neutrino Experiment) a été par la suite conçue pour tenter de résoudre cette énigme.

L’expérience MiniBooNE

L'expérience consiste en ce qui suit : des protons de l'accélérateur du Fermilab sont envoyés sur une cible fixe, ce qui produit un essaim de mésons qui se désintègrent très rapidement en particules secondaires, dont de nombreux neutrinos muoniques. Le détecteur du MiniBooNE se situe 500 mètres plus loin. Sur cette distance, la plupart des neutrinos n’ont pas le temps d’osciller et de se transformer en neutrinos électroniques bien que cela soit possible.

Cherchant à reproduire les effets d’oscillations du LSND, les scientifiques ont tenté de se rapprocher d’un ratio distance / énergie identique. L'expérience de Los Alamos avait détecté des neutrinos de 30 MeV observés sur une distance de 30 m ; l'expérience du Fermilab des neutrinos de 500 MeV sur une distance de 500 m.

La complexité de ce genre d'expérience réside dans le fait d’être capable de distinguer les rares événements dans lesquels un neutrino électronique heurte un neutron à l’intérieur d’un énorme bain d'huile minérale, en produisant un électron caractéristique plus un proton lent, parmi les événements beaucoup plus fréquents dans lesquels un neutrino muonique heurte un proton en générant un muon et un proton. LSND a observé un petit (mais, semblait-il alors, statistiquement significatif) nombre d’événements de neutrinos électroniques. MiniBooNE n’en a constaté aucun. Les scientifiques n’ayant détecté aucune oscillation, la nécessité d’un quatrième type de neutrino ne s’imposait plus.

Plan rapproché de l'intérieur du réservoir de MiniBooNE
avant qu’il ne soit rempli d'huile minérale ultra pure

Mais en réalité, il n'est pas tout à fait exact de dire que les chercheurs n’ont détecté aucun événement de neutrinos électroniques. A énergie inférieure ces événements sont survenus, et ce minuscule sous-ensemble dans les données demeure un mystère, qui devra dorénavant être exploré en utilisant un faisceau d’anti-neutrinos. La porte-parole de l’expérience, Janet Conrad de l’université de Colombia, a indiqué que les données à énergie réduite étaient robustes et qu’il n’était pas impossible qu’il faille envisager un phénomène physique nouveau. Mais en tout état de cause, les données à énergie réduite ne remettent pas en question le fait que les premiers résultats du LSND ne pouvaient pas être expliqués par l'existence d'un quatrième type de neutrino.

VI
Victor

Vous parler de neutrinos de 500Mev et vous ne savez pas s'ils ont une masse quel est le support médiateur de cette énergie dans la théorie ? Un grain de matière sans spin ni charge, un champs (à définir) bref si les neutrinos n'interragissent qu'avec des neutrons/protons + muon, electron, de quel nature est le phénomène ?

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Maulus

va savoir charles... en tout cas sa fait des beau éclaires dans la cuve :D

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bongo1981

Victor
Vous parler de neutrinos de 500Mev

pourquoi 500 ?

Victor
et vous ne savez pas s'ils ont une masse quel est le support médiateur de cette énergie dans la théorie ?

Bah les neutrinos semblent avoir une masse, c'est leur oscillation qui le suggère. Par contre c'est quoi un support médiateur ?
Un neutrino est une particule... il existe 3 saveurs.
Si tu parles de médiateurs de la force faible, ce sont les bosons intermédiaires : W+ W- découverts au CERN 83 GeV, et le Z0 91 GeV.

Victor
Un grain de matière sans spin ni charge, un champs (à définir) bref si les neutrinos n'interragissent qu'avec des neutrons/protons + muon, electron, de quel nature est le phénomène ?

Faux, un neutrino est un fermion, de spin 1/2 satisfaisant la statistique Fermi-Dirac.
Le phénomène ? c'est l'interaction faible, théoriquement comprise depuis 1969 avec la théorie GSW : Glashow, Salam, Weinberg, du nom des 3 chercheurs qui ont unifié l'interaction électromagnétique et l'interaction faible.

VI
Victor

Pour les 500 Mev c'est l'energie qu'il transporte, celle que donne la partie absente dans la réaction nucléaire, pour le spin je pense à un spin sans charge donc pas de moment électromagnétique... je sais que de temps en temps un neutrino agit avec un neutron, l'histoire du spin du neutrino me fait penser à une boule de billard avec effet rotatoire plus qu'une particules interagissant par un champs dû au spin

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bongo1981

Victor
Pour les 500 Mev c'est l'energie qu'il transporte,

Non, lorsqu'un neutron se désintègre, ça se fait suivant cette réaction :
d -> u + W- -> u + e- + anti neutrino
L'anti neutrino transporte une énergie variable, et n'est jamais fixé à 500 MeV, et de toute façon aucun processus n'émet de neutrino à énergie fixe.

D'ailleurs... un neutron a une masse de 939 Mev, un proton 938 MeV, et un électron 0.5 MeV
d'où tu tires 500 Mev ??

Victor
celle que donne la partie absente dans la réaction nucléaire, pour le spin je pense à un spin sans charge donc pas de moment électromagnétique... je sais que de temps en temps un neutrino agit avec un neutron, l'histoire du spin du neutrino me fait penser à une boule de billard avec effet rotatoire plus qu'une particules interagissant par un champs dû au spin

un spin n'a rien à voir avec la charge électrique... le photon a bien un spin 1 sans charge... Ca donne juste son compotement statistique...
Le spin n'est pas une rotation.

VI
Victor

Je pensais que tous les particules à spin 1/2 entier pouvait se comprendre comme des particule de charges nulles mais structurellement une symétrie polaire de répartition des charges internes en mouvement qui crée ce spin... De toutes façon la théorie n'a pas d'explications macrosopiques quand on parle de spin égal à 1 ou 2

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bongo1981

Victor
Je pensais que tous les particules à spin 1/2 entier pouvait se comprendre comme des particule de charges nulles

Non plus !!
Il y a aussi des particules de spin 1/2 de charge non nulle, tel l'électron.

Victor
mais structurellement une symétrie polaire

C'est quoi une symétrie polaire ?

Victor
de répartition des charges internes en mouvement

C'est quoi ? tu peux parler de répartition de charge uniforme, répartition inhomogène etc... mais il te manque un terme là...

Victor
qui crée ce spin...

non plus !!!
La théorie quantique considère des particules ponctuelles. Et ce n'est pas un effet de rotation ou de moment cinétique, ça a des propriétés complètement différents, même si l'opérateur quantique a une dimension de moment cinétique.

Victor
De toutes façon la théorie n'a pas d'explications macrosopiques quand on parle de spin égal à 1 ou 2

Et pourquoi tu voudrais une explication ou analogie macroscopique ? La théorie quantique décrit des objets microscopiques, et non macroscopiques. Tu as bien des effets macroscopiques, mais aucune analogie.

VI
Victor

Si tu veux me comprendre je me raccroche à l'idée que le spin est un moment qu'il soit cinétique ou magnétique et j'ai du mal avec la théorie quantique qui me dit que c'est d'une autre nature, c'est pourtant simple une idée de moment...

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bongo1981

Pour en revenir au sujet, cet article est pas mal rédigé aussi

http://www.futura-sciences.com/news-min ... _10662.php