Une nouvelle molécule dans un nuage sombre interstellaire

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Une équipe hispano-franco-allemande vient d'identifier la molécule de propylène dans le nuage sombre TMC-1 en détectant plusieurs transitions de rotation avec le radiotélescope de 30m de diamètre de l'IRAM, situé dans la Sierra Nevada près de Grenade (Espagne). La molécule de propylène CH2CHCH3, possède trois atomes de carbone tout comme d'autres molécules interstellaires déjà connues (CH3CCH, c-C3H2). Les mesures montrent que cette molécule est abondante dans les nuages sombres bien qu'elle ait été totalement absente des modèles de chimie jusqu'à présent. Cette découverte montre que les programmes de réactions chimiques sont encore très incomplets et que l'exploration de la richesse chimique du milieu interstellaire est loin d'être terminée.

La molécule de propylène.
Les atomes de carbone sont représentés par des sphères gris foncé,
ceux d'hydrogène par des sphères gris clair

Les nuages denses interstellaires sont le lieu d'une chimie riche, très étonnante pour un milieu naturel. De nombreuses molécules sont présentes, avec des radicaux et des ions moléculaires de toutes tailles, depuis le monoxyde de carbone CO jusqu’aux longues chaînes carbonées HC11N ou C8H. Malgré les très basses températures (10 degrés au dessus du zéro absolu) et les très faibles densités (au plus un million de particules par cm3), les réactions chimiques en phase gazeuse, ou solide, permettent la synthèse de ces espèces. On pensait jusqu'à présent que les espèces réactives et insaturées en hydrogènes (comme les radicaux ou les chaînes carbonées) étaient favorisées par ces réseaux de réactions chimiques, les espèces saturées étant présentes éventuellement en phase solide mais pas dans la phase gazeuse. La détection de la molécule de propylène vient de remettre cette hypothèse en cause.

Cette molécule de trois atomes de carbone est présente dans le nuage sombre TMC-1 avec une abondance élevée, tout à fait comparable à l'abondance d'autres molécules de même taille et poids moléculaire. La difficulté de cette détection vient du moment dipolaire relativement faible de cette molécule, qui rend les transitions bien moins intenses à abondance identique, par rapport à un radical de fort moment dipolaire. La grande sensibilité et la bonne résolution angulaire apportées par le radiotélescope de l'IRAM ont permis de s'affranchir de ce biais dans l'exploration de la chimie du milieu interstellaire. La présence d'une molécule relativement simple comme le propylène montre que l'inventaire de la chimie du milieu interstellaire n'est pas du tout complet. Des travaux d'exploration systématiques, comme le relevé spectral mené par l'équipe de J. Cernicharo, sont nécessaires pour le compléter du mieux possible.

Par ailleurs cette découverte va permettre de perfectionner les réseaux de réactions chimiques utilisés pour la modélisation du milieu interstellaire, en identifiant de nouvelles voies de formation de molécules organiques. En particulier les rôles respectifs de la chimie en phase gazeuse, et de la chimie dans les manteaux de glaces interstellaires pourront être mieux évalués car la formation de molécules saturées en hydrogène est efficace en phase solide, grâce aux mécanismes d'addition d'atomes d'hydrogène adsorbés sur les manteaux de glace.

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sonic

Michel
...La présence d'une molécule relativement simple comme le propylène montre que l'inventaire de la chimie du milieu interstellaire n'est pas du tout complet...

on aurait eu la prétention de connaitre toute la chimie du milieu interstellaire ? :heink:

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Maulus

disons qu'il y a des molécules stables et d'autre non. c'est testable comme truc.
mais voila, c'est telement varié... sa fait plus de 130 élements a combiner entre eux et sur des chaines aussi longue que l'on veut... sa fait un ENOOOORME champ d'investigation :D
meme si je vois mal un atome d'uranium creer une molécule avec un atome d'hydrogène...

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bongo1981

90 éléments naturels
Et en général ce sont que le haut du tableau qui se combinent, à peu près les 20 premiers...

Sinon l'uranium se lie à l'atome de fluor (dans des composés en UF6). Je pense que rien n'empêche une liaison Uranium - Hydrogène

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Maulus

hehe ok merci pour la précision

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sonic

a-t-on réèllement la certitude de connaitre tous les éléments ?
n'en a-t-on pas découvert un nouveau il y a quelques mois ?

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Maulus

bongo parle des 90 premiers atomes du tableau de mendeleiev.
apres sa m'étonnerait qu'on connaisse toutes les combinaisons de ces 90 élements.
surtout que c'est les 20 premiers qu'on retrouve très souvent.

on connait bien les chaines carbonées. plastique.

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sonic

alors on est d'accord. on ne connait pas tout le milieu inter stellaire. on le suppose seulement :D

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bongo1981

Dans la nature, il y a environ 90 éléments naturels, ça va de l'hydrogène (numéro atomique Z=1) à l'uranium (Z=92). (ça fait 92, mais je crois qu'il y a 2 éléments très instables : Technecium Z=43 et le Prométhium Z=61).

Chaque élément possède des isotopes (mêmes propriétés chimiques, mais noyau différent, donc le nombre de masse est différent).

Par exemple pour l'hydrogène on a l'hydrogène 1, le deutérium = hydrogène 2, le tritium hydrogène 3.
(leur noyau comporte 1 ou 2 neutrons en plus du proton). Le tritium est radioactif.

Donc pour les autres éléments c'est pareil, il y a plusieurs isotopes (qui diffèrent par leur nombre de neutrons).

Il est possible de synthétiser des éléments nouveaux en fracassant des atomes contre d'autres obtenant des éléments plus lourds. Je crois que le plus lourd synthétisé est le 118.

Par contre la chimie est l'étude des molécules, qui sont formés par des combinaisons d'atomes. Il existe une infinité de molécules.