GE
General076

Des atomes d'antimatière, de l'antihydrogène, ont été piégés pendant plus de 16 minutes, lors d'une expérience réalisée au Centre européen de recherches nucléaires (Cern) à Genève, qui devrait faciliter l'étude de l'antimatière, selon une étude publiée dimanche.

«Nous pouvons piéger des atomes d'antihydrogène pendant 1000 secondes», un temps «assez long pour commencer à les étudier», explique Jeffrey Hangst (Université d'Aarhus, Danemark) au nom des participants à l'expérience ALPHA du Cern.

Matière «miroir» de celle que nous connaissons, l'antimatière reste difficile à observer car tout atome d'antimatière s'annihile au contact de la matière, en produisant une énorme quantité d'énergie.

Un atome d'hydrogène est formé d'un proton ayant une charge électrique positive et d'un électron négatif. Un atome d'antihydrogène est constitué d'un proton négatif (antiproton) et d'un électron positif (positron).

Matière et antimatière auraient été créées en quantité égale dans les instants suivant le Big Bang, mais il ne reste guère que la matière.

Où est passée l'antimatière? Cette question taraude les physiciens qui souhaitent analyser les propriétés de l'antimatière créée dans les accélérateurs de particules.

De premiers atomes d'antihydrogène avaient été produits au Cern dès 1995. Mais ils s'étaient annihilés quasi-instantanément au contact de la matière.

L'équipe ALPHA du Cern avait fait récemment une avancée, en mettant au point un nouveau type de piège magnétique : 38 atomes d'antihydrogène y étaient restés pendant 0,17 seconde.

La durée de confinement a pu être portée à 1000 secondes, selon l'étude publiée dimanche en ligne par la revue scientifique Nature Physics.

Et 309 atomes d'antihydrogène ont pu être piégés assez longtemps pour qu'on puisse «commencer à étudier leurs propriétés en détail», précise le Cern dans un communiqué.

L'antimatière est-elle soumise à une antigravité ? C'est une des questions que se posent les physiciens.

Découvrir une telle «gravité répulsive» pourrait apporter une réponse à une autre énigme, celle de l'énergie inconnue qui favoriserait l'accélération de l'expansion de l'univers. La gravité tend au contraire à pousser les galaxies à se rapprocher l'une de l'autre.

Lorsqu'elle subit certaines transformations, cette matière «miroir» respecte-t-elle les mêmes «symétries» des lois physiques que la matière normale?

Selon la symétrie CPT (charge électrique, parité, temps), «une particule qui progresse dans le temps dans notre univers devrait être impossible à distinguer d'une antiparticule reculant dans le temps dans un univers miroir», résume le Cern.

«Tout indice de brisure de la symétrie CPT obligerait à repenser sérieusement notre compréhension de la nature», souligne M. Hangst, dont l'équipe s'apprête à sonder des anti-atomes pour comparer leurs propriétés avec celles de la matière.

Source: http://www.cyberpresse.ca

VI
Victor

Rhaa là là! Tous les fantômes qu'il y a la dedans...Un grand rêve de la SF

PA
passant

General076
Des atomes d'antimatière, de l'antihydrogène, ont été piégés pendant plus de 16 minutes,

Repenser la nature. Bien, nouvelles perspectives, mais en ce qui me concerne, qu'un piège amène à mieux comprendre la nature... Je doute. Un loup s'arrache la patte par laquelle il est pris au piège.

Toutefois bravo Général pour ton compte rendu du Cern.

N'est-il pas possible que des scientifiques, qui ne sont pas des chasseurs, utilisent un vocabulaire qui ne laissent pas à douter de leurs bonnes intentions concernant un domaine qui nous concerne tous: La nature, car dire, piéger des éléments quantiques de la nature, est-ce entrer dans une bonne relation avec la nature alors que la nature ne nous piège pas puisque nous sommes arrivés là.

En d'autres termes, bravo pour l'intelligence des recherches, mais, est-il possible qu'il y ait utilisation de mots qui valorisent cette recherche plutôt que de ramener ces recherches à des mots qui placent ces recherches concernant la nature sous une domination de l'expérience humaine. Le piège.

AD
adagio

passant
En d'autres termes, bravo pour l'intelligence des recherches, mais, est-il possible qu'il y ait utilisation de mots qui valorisent cette recherche plutôt que de ramener ces recherches à des mots qui placent ces recherches concernant la nature sous une domination de l'expérience humaine. Le piège.

Depuis toujours on expérimente la nature, même la sélection naturelle expérimente la nature, tu veux dire le chat avec ses griffes ne devrait pas trop expérimenter la nature car il risque de tuer des souris ?

C'est comme ca que tout commence, la "nature" donne un attribut, et elle expérimente. il n'y a que 2 solutions. Soit ca marche soit ca marche pas. Il faut juste considérer les échelles de temps.

Elle(la nature) nous a donné un attribut "une forme d'intelligence", elle expérimente, si ca ne marche pas elle nous efface et point final. Il faut arrêter de se prendre la tête avec des considérations qui nous place au sommet de je ne sait quelle pyramide dans l'univers.

Bref c'est la nature qui fait des expériences sur nous et non pas l'inverse (facteur d’échelle de temps).

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franckpiton

adagio


passant
En d'autres termes, bravo pour l'intelligence des recherches, mais, est-il possible qu'il y ait utilisation de mots qui valorisent cette recherche plutôt que de ramener ces recherches à des mots qui placent ces recherches concernant la nature sous une domination de l'expérience humaine. Le piège.


Depuis toujours on expérimente la nature, même la sélection naturelle expérimente la nature, tu veux dire le chat avec ses griffes ne devrait pas trop expérimenter la nature car il risque de tuer des souris ?


C'est comme ca que tout commence, la "nature" donne un attribut, et elle expérimente. il n'y a que 2 solutions. Soit ca marche soit ca marche pas. Il faut juste considérer les échelles de temps.


Elle(la nature) nous a donné un attribut "une forme d'intelligence", elle expérimente, si ca ne marche pas elle nous efface et point final. Il faut arrêter de se prendre la tête avec des considérations qui nous place au sommet de je ne sait quelle pyramide dans l'univers.


Bref c'est la nature qui fait des expériences sur nous et non pas l'inverse (facteur d’échelle de temps).

Vous avez tout les deux raison, faite vous un bisous !

Je dirais que oui le choix des mots est important et que d'un point de vu sociologique ils en disent long sur la société qui les emplois. Mais il faut les voir comme une conséquence de notre façon de penser et non comme une cause, se forcer à en changer ne serait que pure hypocrisie.

Ces derniers temps, une entreprise fabriquant des tondeuses et autre taille-haie prenait dans sa pub des airs guerrier et avait comme slogan "Maîtrisez la nature". Tout est dit !
Pour ce que le sujet intéresse, je les renvois à l'auteur feu François Terrasson et son livre "La peur de la nature" et la suite "En finir avec la nature".

VI
Victor

Bah! On chasse la particule comme on chasse le lapin... Je ne crois pas trop qu'il faille se défier des mots... De tous temps l'homme à été un chasseur et laissez donc tranquille ce pauvre chat, c'est son rôle... La recherche dans son sens exact est une traque de faits nouveaux... Alors ne chipotez pas avec des termes pseudo écologistes... La chasse c'est aussi dans la nature et c'est nécessaire à la survie

BA
Bap2703

Augmenter le temps de piégeage d'un facteur 10^4 en 6 mois, joli.
Plus qu'à faire pareil pour les tokamaks et on est bon :D