selon l'aphorisme célèbre, "celui qui sait ne parle pas et celui qui parle ne sait pas". Votre parole serait-elle alors un simple processus mécanique enclenché par la connaissance ?
Krishnamurti : Examinons les choses plus simplement. Voyez-vous au-dehors cette fleur de jasmin ? Son parfum est inimitable. En vérité, le parfum est la parole de la fleur. Vous ne sauriez les séparer. Le parfum n'est pas différent de la fleur.
Le paradoxe se résoud très facilement
:
Ceci n'est pas une pomme parce que c'est le dessin d'une pomme.
Le message du tableau étant : tout langage (mot ou image) est une représentation et non la chose qu'il décrit.
Il peut donc représenter une chose qui n'existe pas dans la réalité.
- comme dans les paradoxes suivants :
"Je suis un menteur et je mens toujours"
ou "A quoi ressemble la flamme d'une bougie quand elle est éteinte"
ou "Y-a-t-il une vie après la mort ?"
... qui sont trois déclarations désignant un objet vide, qui n'existe pas.
L'auteur n'est pas un menteur mais un joueur, c'est à dire quelqu'un qui utilise volontairement ou involontairement le langage pour engendrer la confusion. Le contenu de ses déclarations doit donc être écarté de tout débat pour pouvoir donner une réponse (ici : "peu importe").
C'est l'ignorance de cette idée qui conduit à bons nombres d'erreurs scientifiques et de fausses routes technologiques.
Je conseille sur ce sujet la lecture de La Réalité de la réalité, de Paul Watzlavick, collection Point Seuil. ![]()
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ODE D'UN VER SOLITAIRE A UNE VACHE FOLLE
N'étant un homoncule plus jaune que baveux
Je ne peux me glisser tout nu entre tes bras
N'étant un cerf-volant démesuré et bleu
Je ne peux m'insérer, tracté entre tes doigts.
Mais tout comme l'aveugle
J'ai tant à voir en toi !
Rien autant que l'oubli
M'a tant appris sur toi !
Si mon oreille est sourde à nuls autres aveux
Que tes faveurs sont tendres au mutant que voilà
Goûter, sentir ta langue, non il n'est rien de mieux
Que l'abstinence orange de tes kamasoutras.
Moi, faut-il que je meugle
Pour gagner ton beffroi ?
Il n'est rien que je fis
Pour mieux mâcher tes bas !
Qu'importe le tumulte où s'apaise mon émoi !
N'ai que faire du remugle qu'apprécie l'odorat ;
J'attends, je vole, je ronge, de tout mon corps, j'aboie
Tous mes sens n'ont qu'une hâte, en finir avec toi !
THE END ![]()


