Un style constructiviste plus froid et plus technologique fut introduit en 1923-24 par le projet de bureaux en verre des frères Vesnine pour le Leningradskaya Pravda. En 1925 le groupe OSA, l'Organisation d'Architectes Contemporains, lié au Vkhoutemas, fut fondé par Alexandre Vesnine et Moisei Ginzbourg. Ce groupe avait beaucoup en commun avec le Fonctionnalisme de l'Allemagne de la république de Weimar, comme les projets d'habitat d'Ernst May. L'habitat, notamment l'habitat collectif désigné sous le nom dom kommuny pour remplacer les logements collectifs du XIXe siècle qui étaient la norme fut la principale préoccupation de ce groupe. Le terme condensateur social fut forgé pour décrire leur but, suivant en cela les idéaux de Lénine qui écrivait en 1919 que « la réelle émancipation des femmes et le vrai communisme commencent avec la lutte des masses contre ces tâches domestiques secondaires et la vraie réforme des masses dans une vaste tâche domestique socialiste. »
On compte parmi les projets d'habitat collectif construits la Maison collective de l'Institut textile d'Ivan Nikolaev (rue Ordzhonikidze à Moscou, 1929–1931) et les appartements Gosstrakh et, plus connu, le bâtiment du Narkomfin de Ginzbourg à Moscou. C'est dans des villes comme Karkov, Moscou, Léningrad, mais aussi d'autres villes plus petites que furent construits ces immeubles d'habitation. Ginzbourg dessina aussi le bâtiment du gouvernement à Alma-Ata, tandis que les frères Vesnine dessinaient l'École des acteurs de cinéma à Moscou. Ginzbourg critiqua l'idée que construire dans une nouvelle société était du même ordre que dans une ancienne : « traiter les maisons des ouvriers de la même façon qu'on le ferait pour une maison bourgeoise... de toute manière les constructivistes approchent le même problème avec un maximum de considérations pour ces renversements et ces changements de notre vie quotidienne... notre but est de collaborer avec le prolétariat pour créer une nouvelle façon de vivre. » OSA publia le magazine SA (pour Architecture Contemporaine) de 1926 à 1930. Avec la réalisation d'un îlot d'immeubles d'appartements à Moscou, Ladovski, tête de proue du rationalisme, conçut sa propre interprétation de l'habitat de masse assez différente des autres productions. Un exemple particulièrement extravagant est le village des tchekistes à Sverdlovsk (maintenant Yekaterinburg) dessiné par Antonov, Sokolov et Tumbasow, un complexe de maisons collectives en forme de faucille et de marteau pour membres de la police secrète, qui sert aujourd'hui d'hôtel.
Le concours organisé en 1932 pour le palais des Soviets, projet grandiose censé rivaliser avec l'Empire State Building, fit aussi bien concourir les architectes majeurs du Constructivisme que Walter Gropius, Erich Mendelsohn et Le Corbusier. Cependant cet événement coïncida avec une critique généralisée du Modernisme qui était toujours difficile à défendre dans un pays resté majoritairement agricole (et peu enclin à la modernité venue de la ville). C'était aussi la critique d'un style tourné vers la reproduction de formes technologiques alors que sa mise en œuvre utilisait des méthodes de construction tout à fait ordinaires. Le projet lauréat de Boris Iofane signa le début du style historiciste éclectique de l'architecture stalinienne, un style en réaction avec la Modernité jugée laide et sans âme, piochant et mélangeant dans les styles anciens, avec parfois des éléments technologiques contemporains. Les projets de logements comme le Narkomfin furent dessinés pour essayer de réformer la vie de tous les jours des années 1920, comme la collectivisation des équipements, l'égalité des sexes et l'éducation collective des enfants, tout ceci tombant en disgrâce lors du renouveau stalinien des valeurs familiales. Les styles de l'« ancien » monde furent remis à l'honneur avec en particulier le métro de Moscou popularisant l'idée de « palais pour le peuple. »
Jusqu'à la fin des années 1920 le Constructivisme fut l'architecture dominante du pays, et beaucoup de bâtiments de cette époque ont survécu. Les prémices du changement se produisit à travers un style plus classique tourné vers l'Art déco, initialement mâtiné d'éléments constructivistes comme la maison sur le quai d'Iofane en 1929–32. Pendant quelques années plusieurs bâtiments furent dessinés dans un style composite parfois appelé postconstructiviste.
Après une brève période de synthèse, la réaction néoclassique fut absolument dominante jusqu'en 1955. Les bâtiments rationalistes restèrent cependant courants dans l'architecture industrielle, mais disparurent des projets urbains. Les derniers bâtiments constructivistes furent démarrés en 1933–1935 comme le bâtiment de la Pravda de Panteleimon Golossov (achevé en 1935), l'Institut textile de Moscou (achevé en 1938) ou l'entrée du métro de Moscou. Des projets indubitablement Modernistes furent proposés par les frères Vesnine et Ivan Leonidov lors du concours pour le Narkomtiajprom sur la place Rouge en 1934, un autre édifice stalinien non construit. Des traces de Constructivisme se décèlent encore dans quelques réalisations socialistes réalistes comme par exemple dans le pavillon futuriste ultrastalinien de l'Exposition universelle de Paris en 1937 dont les espaces intérieurs suprématistes avaient été dessinés par Nikolaï Suetin.