Australopithèque
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Introduction

Australopithèque
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Ordre Primates
Famille Hominidae
Genre
Australopithecus
Dart, 1925
Classification phylogénétique
Position :
  • Haplorhiniens
    • Simiiformes
      • Catarhiniens
        • Cercopithécoïdés
        • Hominoïdés
          • Hylobatidés
          • Hominidés
            • Ponginés
            • Homininés
              • Gorillins
              • Hominins
                • Panines
                • Hominines
                  • Ardipithèques †
                  • Australopithèques
                  • Paranthropus
                  • Homo

Un australopithèque est un hominidé disparu ayant vécu entre environ 4,4 millions et 1 million (Un million (1 000 000) est l'entier naturel qui suit neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (999 999) et qui précède un million un (1 000 001). Il vaut un...) d'années avant notre ère. Le genre Australopithecus (du latin australis, « du sud », et du grec ancien πίθηκος, píthēkos, « singe ») a été défini par Raymond Dart lors de la découverte d'Australopithecus africanus en 1924. Les australopithèques présentent à la fois des caractères archaïques (cerveau peu volumineux) et des caractères évolués (denture proche de celle du genre Homo). Leur locomotion est généralement mixte et associe une forme de bipédie (La bipédie est le fait de se mouvoir sur deux membres postérieurs, donc 'debout'. Un animal ou une espèce ne sont bipèdes que s'ils passent autant ou plus de temps à marcher...) à une capacité au grimper encore marquée. La lignée humaine est probablement issue d'une forme gracile ancienne d'australopithèque.

Évolution et génétique

Les découvertes successives d'ossements fossiles dans plusieurs régions d'Afrique (D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique est un continent couvrant 6 % de la surface terrestre et 20,3 % de la surface des...), les progrès réalisés dans la lecture des formules chromosomiques et la biologie (La biologie, appelée couramment la « bio », est la science du vivant. Prise au sens large de science du vivant, elle recouvre une partie des...) du développement, qui relie le programme génétique aux modifications de formes des espèces au cours de leur évolution, permettent une meilleure compréhension de l'évolution des singes supérieurs et de l'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction,...).

L'orang-outan (L’orang-outan (Pongo pygmaeus), aussi orthographié orang-outang, est un singe anthropoïde aux longs bras et au pelage roux, parfois brun,...), le gorille (Les gorilles (Gorilla) forment le genre le plus grand des primates anthropoïdes. Avec huit autres genres de Singes, ils font partie de la super-famille des Hominoïdes.), le chimpanzé (Le terme chimpanzé désigne aujourd'hui deux espèces de grands singes qui forment la tribu des Panines (genre Pan), membres de la famille des Hominidés et de l'ordre des primates . Ces...) et l'homme ont cinq chromosomes identiques hérités de leur ancêtre commun (En phylogénie, un ancêtre commun à plusieurs espèces est l'individu le plus proche dans le temps dont descendent toutes les espèces en question. Par exemple, l'homme...), le proconsul. Il y a environ 12 millions d'années, l'orang-outan évolue indépendamment en Asie ; l'existence d'un ancêtre commun aux trois autres lignées est prouvée par la présence indiscutable de 11 chromosomes communs et de 7 chromosomes mutés. Il y a 5 millions d'années, le chimpanzé, le gorille et l'australopithèque (c'est-à-dire le préhumain) s'isolent définitivement pour donner naissance aux espèces actuelles.

Principales caractéristiques

Le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) considérable de débris osseux dont on dispose aujourd'hui a permis de reconstituer, malgré la diversité des éléments, plusieurs individus presque complets ; de plus, la présence de restes de faune et de traces (TRACES (TRAde Control and Expert System) est un réseau vétérinaire sanitaire de certification et de notification basé sur internet sous la responsabilité de la Commission européenne dans le cadre du...) d'installation sur les terrains cités précédemment a autorisé la première reconstitution du mode de vie (La vie est le nom donné :) de nos « cousins éloignés ». Un point (Graphie) sur lequel tous les chercheurs sont désormais unanimes est celui du statut de ces hominidés : étroitement apparentés (biologiquement) au genre Homo, ils s'en sont différenciés en donnant naissance à une branche collatérale ; leur évolution est sensible jusqu'à environ 1,5 million d'années, à travers différentes espèces qui, tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) en conservant une architecture (L’architecture peut se définir comme l’art de bâtir des édifices.) générale du crâne (Le crâne est une structure osseuse ou cartilagineuse de la tête, caractéristique des crâniates (dont font partie les vertébrés). Le rôle principal du crâne est de...) assez primitive (et, sous certains aspects, encore simienne), ont évolué en acquérant une morphologie corporelle en tous points similaire à celle des espèces contemporaines d'Homo.

Les australopithèques possédaient la station bipède, mais ne possèdaient pas une bipédie franche, leur bipédie était partielle (ils se déplaçaient encore par brachiation par moment), marchaient comme l'homme moderne et étaient à même de courir sur leurs deux pieds (contrairement à ce que l'on a pu penser par le passé). Cela a été confirmé par la sensationnelle découverte (en 1978 par Mary Leakey), près de Laetoli (plaine du Serengeti, en Tanzanie), d'une double série d'empreintes de pas conservées depuis 3,6 à 3,8 millions d'années.

La structure des mains des australopithèques est identique à celle des humains, en dehors de l'articulation de la première phalange du pouce, qui ne permet pas tous les mouvements d'une main (La main est l’organe préhensile effecteur situé à l’extrémité de l’avant-bras et relié à ce dernier par le poignet. C'est un organe destiné à saisir et manipuler des objets....) d'homme moderne (mais qui est quasi identique à celle d'Homo erectus). Ainsi, cette structure analogue témoigne de la possibilité qu'avaient les australopithèques de travailler des objets, même s'ils ne disposaient pas de l'habileté permettant d'exécuter des tressages ou de tailler des pierres ; peut-être est-ce précisément ce qui marque une des limites de l'humanisation totale des australopithèques, lesquels, d'après le témoignage des objets accompagnant les restes osseux, ne furent jamais aptes à travailler la pierre comme leurs contemporains Homo habilis ou Homo rudolfensis.

Cependant, cette limite à elle seule n'est pas suffisante pour expliquer la diversité de comportements entre les deux genres ; il existait, il est vrai, d'autres différences morphologiques avec les premiers Homo connus, divergences dont la signification fonctionnelle (En mathématiques, le terme fonctionnelle se réfère à certaines fonctions. Initialement, le terme désignait les fonctions qui en prennent d'autres en argument. Aujourd'hui, le terme a été...) est encore aujourd'hui un objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et qui peut...) d'études. Avant tout, la capacité crânienne de l'australopithèque est légèrement inférieure (550 cm3, alors que celle d'Homo habilis est de 600 cm3), mais cependant bien adaptée à la masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un corps : l'une quantifie l'inertie du corps (la masse...) corporelle de ces hominidés dont la taille était de l'ordre de 135 cm. La structure du crâne, fort proche de celle d'Homo habilis et de celle d'Homo erectus, conserve toutefois quelques caractéristiques propres aux pongidés (orang-outan).

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