Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal

Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal - Définition et Explications

Source: Wikipédia sous licence CC-BY-SA 3.0.
La liste des auteurs de cet article est disponible ici.

Introduction

Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal

Création 31 octobre 1976
Type Association étudiante
Siège Flag of Montreal.svg Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande agglomération canadienne constitue un centre majeur du commerce, de l'industrie, de la culture, de...) (Québec Québec)
Membre(s) 33 500 membres
Secrétaire général Marc-André Ross
Affiliation(s) FEUQ
Site Web (Un site Web est un ensemble de pages Web hyperliées entre elles et mises en ligne à une adresse Web. On dit aussi site Internet par métonymie, le World Wide Web reposant sur Internet.) faecum.qc.ca

La Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (L’Université de Montréal est l'un des quatre établissements d'enseignement supérieur de Montréal au Québec. Elle est l'une des dix grandes universités du Canada (la deuxième en terme du nombre...) (FAÉCUM) a pour but, à travers ses associations étudiantes membres, de défendre les différents intérêts des étudiants et étudiantes de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux...) de Montréal. Elle représente plus de 33 500 étudiants par le biais de ses 82 associations membres.

Elle œuvre dans plusieurs sphères d'activités. Tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) d'abord au niveau académique, la FAÉCUM promeut auprès de l'administration de l'Université de Montréal des revendications afin de favoriser un enseignement (L'enseignement (du latin "insignis", remarquable, marqué d'un signe, distingué) est une pratique d'éducation visant à développer les connaissances d'un élève par le biais de communication...) accessible et de qualité. De plus, elle soutient les étudiants dans leur démarches face aux intervenants universitaires. Sur le plan sociopolitique, la Fédération se préoccupe de toute question sociale qui touche la vie (La vie est le nom donné :) des étudiants universitaires (financement de l'éducation, politiques gouvernementales, etc.). Au niveau de la vie étudiante, la FAÉCUM organise un grand nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) d'activités afin d'améliorer les études de la population étudiante. Finalement, elle offre aussi plusieurs services à ses membres.

La FAÉCUM, fondée en 1976, est membre de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

Historique

La FAÉCUM a été fondée le 31 octobre 1976, après sept ans de vide (Le vide est ordinairement défini comme l'absence de matière dans une zone spatiale.) laissé par la mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par exemple la mort des étoiles). Chez les...) de l'Association générale des étudiants de l'Université de Montréal (AGÉUM) qui avait représenté les intérêts des étudiants pendant près de 40 ans. Fortes de cette expérience et voulant forcer la direction de l'Université de Montréal à considérer l'opinion des étudiants dans la décision d'augmenter la cotisation obligatoire aux Services aux étudiants de 63 à 103 $, dix associations du campus relançaient le mouvement étudiant à l'Université de Montréal et fondaient la FAÉCUM.

De cet événement sont nées deux volontés de la part des étudiants de l'Université de Montréal. La première était de s'organiser afin de mieux défendre les intérêts des étudiants. La seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est...) était de s'imposer à la direction de l'Université de Montréal pour que les étudiants puissent participer aux instances décisionnelles de l'établissement en tant que membres à part entière de la communauté universitaire.

Au fil des ans, la FAÉCUM a pris de l'expansion. Ses secteurs d'activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) se sont grandement diversifiés, passant de la simple politique interne (En France, ce nom désigne un médecin, un pharmacien ou un chirurgien-dentiste, à la fois en activité et en formation à l'hôpital ou en cabinet pendant une durée variable selon le...) à la prestation de services et à l'implication dans des dossiers d'envergure (L'envergure est la distance entre les extrémités des ailes. Le terme est valable pour définir un oiseau, un chiroptère, un avion (ou planeur).) nationale. Elle constitue aujourd'hui une force (Le mot force peut désigner un pouvoir mécanique sur les choses, et aussi, métaphoriquement, un pouvoir de la volonté ou encore une vertu morale « cardinale » équivalent...) incontournable du mouvement étudiant, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du campus, et tente de répondre de plus en plus adéquatement aux besoins de ses membres.

Les quelques dates qui suivent marquent des moments importants de son histoire récente.

1989 Membre fondateur de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), la FAÉCUM est l'une des principales instigatrices de ce qui deviendra la plus importante organisation (Une organisation est) étudiante du Québec.

Automne 1993 Les étudiants obtiennent du Parti québécois une prise de position publique en faveur d'un moratoire sur toute hausse des frais de scolarité. Le gouvernement libéral revient alors sur son engagement d'ajuster les frais de scolarité à la moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de l'ensemble s'ils étaient tous identiques sans changer la...) canadienne.

3 avril 1995 L'Université de Montréal adopte sa Politique sur les droits des étudiantes et étudiants par laquelle elle accorde à ceux-ci une reconnaissance statutaire pleine et entière.

1996-1997 Le gouvernement du Québec annonce une hausse des frais de scolarité. La FAÉCUM se lance dans une campagne (La campagne, aussi appelée milieu rural désigne l'ensemble des espaces cultivés habités, elle s'oppose aux concepts de ville,...) de sensibilisation et de mobilisation pour faire reculer le gouvernement. Finalement, le gouvernement renonce à la hausse des frais de scolarité.

Printemps 2000 Au terme d'une vigoureuse campagne de la FAÉCUM, l'Université de Montréal consent à réduire significativement les frais de rédaction et d'administration.

Mars 2000 La FAÉCUM prend part au Sommet du Québec et de la jeunesse pour revendiquer un réinvestissement massif (Le mot massif peut être employé comme :) en éducation, ce qui conduit le gouvernement québécois à injecter un milliard (Un milliard (1 000 000 000) est l'entier naturel qui suit neuf cent quatre-vingt-dix-neuf millions neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent...) de dollars additionnels dans le réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un « petit...) postsecondaire (CÉGEPs et universités).

Janvier 2001 La FAÉCUM obtient un engagement de la part de la direction des services auxiliaires afin d'abaisser le coût des photocopies de 0,10 ¢ à 0,05 ¢.

Mars 2001 En matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont l'état solide,...) d'aide financière, le critère d'autonomie financière de l'étudiant à l'obtention de 90 crédits est rétabli, et la double prise en compte de la contribution étudiante est annulée.

Juin 2001 La FAÉCUM lance le Programme de reconnaissance de l'implication étudiante (PRIE) qui récompense l'implication bénévole des étudiants sur le campus.

2001-2003 Faisant suite aux revendications intensives de la FAÉCUM, la direction de l'Université de Montréal consent à augmenter le salaire des auxiliaires d'enseignement.

26 novembre 2001 L'Université de Montréal adopte une politique linguistique qui affirme son caractère résolument francophone.

2001-2002 Lors de la campagne électorale municipale, la FAÉCUM obtient l'élargissement du tarif réduit pour le transport (Le transport est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre, le plus souvent en utilisant des véhicules et des voies de communications (la route, le canal...) en commun aux étudiants à temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) plein âges de 18 à 25 ans.

Mai 2002 La Loi sur l'aide financière aux études est modifiée pour permettre aux étudiants à temps partiel (Le mot partiel peut être employé comme :) d'avoir accès au régime des prêts et bourses.

16 mai 2002 La FAÉCUM obtient que la Société de transport de Montréal (STM) allonge les heures (L'heure est une unité de mesure  :) de service sur la ligne bleue du métro (Un métro, apocope du terme métropolitain lui-même abréviation de chemin de fer métropolitain, est un chemin de fer urbain souterrain le plus souvent, sur viaduc quelquefois, au sol rarement.).

Novembre 2003 L'Université de Montréal adopte une politique d'achats et de placements responsables suite aux pressions de la FAÉCUM.

Janvier 2005 À la demande de la FAÉCUM, l'Université de Montréal adopte une politique environnementale s'inspirant du principe du développement durable (Le développement durable (traduction de Sustainable development) est une nouvelle conception de l'intérêt public, appliquée à la croissance économique et reconsidérée à l'échelle...).

Mars 2005 Le mouvement étudiant obtient du gouvernement du Québec la réduction de l'endettement étudiant par l'abaissement plafond (Par extension, un plafond représente le maximum de quelque chose :) de prêts du régime d'aide financière aux études (de 3 260 à 2 400 $).

Avril 2005 Le gouvernement libéral revient sur sa décision de convertir 103 millions de dollars de bourses en prêts (réinvestissement de 482 millions sur cinq ans dès 2006).

Mai 2005 La FAÉCUM obtient de l'Université de Montréal une modification au Règlement sur le plagiat qui tient davantage compte du principe de justice naturelle et rend ainsi le règlement plus clair et objectif.

Octobre 2005 La FAÉCUM obtient le retrait de frais afférents de 25 $ par crédit imposés sur les cours de langues.

Novembre 2005 Les gouvernements provincial et fédéral ratifient une entente octroyant aux étudiants internationaux le droit de travailler hors campus partout au Québec pendant toute la durée de leurs études à temps plein.

Février 2007 La FAÉCUM fait plier l'Université qui transforme finalement ses frais technologiques en cotisation automatique (L'automatique fait partie des sciences de l'ingénieur. Cette discipline traite de la modélisation, de l'analyse, de la commande et, de la régulation des systèmes dynamiques. Elle...) non obligatoire (CANO). Les étudiants qui ne désirent pas payer ces frais afférents peuvent se retirer du programme.

Mars 2007 L'évaluation de l'enseignement aux cycles supérieurs deviendra une pratique normalisée dans les unités au cours de l'année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.) 2007-2008.

Années 2000

Controverse Pepsi

Une entente controversée a été conclue en 1998 entre l'Université de Montréal, la FAÉCUM et la compagnie de boissons gazeuse Pepsi Cola. L'Université de Montréal, la FAÉCUM et Pepsi Cola ont conclu une entente donnant les droits de la distribution exclusive de leurs produits non alcoolisés sur la totalité du campus universitaire en échange de diverses bourses pour les étudiants de l'Université de Montréal, de l'acti-fonds Pepsi permettant aux associations étudiantes d'avoir accès à un montant d'argent (L’argent ou argent métal est un élément chimique de symbole Ag — du latin Argentum — et de numéro atomique 47.) (1$ par étudiant avec un minimum de 250 $) qui leur permet d'organiser des activités pour leurs membres, et des redevances Pepsi aux cafés étudiants. Ces dernières sont importantes: elles constituent une source de revenus non négligeable pour les cafés étudiants de l'Université de Montréal.

Le retour des 103 millions

La FAÉCUM s'est impliquée lors de la grève étudiante québécoise de 2005. Avec plus de la moitié de ses étudiants membres en grève, la FAÉCUM a participé à plusieurs des mobilisations organisées lors de cette grève. Elle revendiquait « le retour des 103 millions ».

Campagne contre les frais technologiques

En 2006, elle a obtenu la transformation de frais afférents de 120 $ par année imposés par l'Université en une cotisation non obligatoire.

Hausse des frais afférents en 2008

En 2008, la direction de l'Université de Montréal a souhaité augmenter les frais afférents entre 230 $ et 570 $ par session pour les étudiants. Après une campagne de mobilisation, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne a rendu (Le rendu est un processus informatique calculant l'image 2D (équivalent d'une photographie) d'une scène créée dans un logiciel de...) publique une politique pour limiter la hausse des frais afférents dans les universités québécoises.

Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal
Page générée en 0.168 seconde(s) - site hébergé chez Amen
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - A propos - Informations légales
Partenaire: HD-Numérique