Meurtrière
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Introduction

Meurtrière du château de Caen

Une meurtrière (ou archère, archière, raière ainsi qu’arbalétrière après l'invention de l'arbalète) est une ouverture pratiquée dans une muraille (Une muraille est un mur de grande hauteur destiné à protéger un ensemble de bâtiments par leur enceinte.) défensive pour permettre l'observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et...) et l'envoi de projectiles.

Au temps de la Gaule romaine

Pendant la période gallo-romaine, les fortifications permanentes ne se défendaient que par leur sommet. Les courtines et les tours étaient pleines à la base et n'opposaient aux attaques que l'épaisseur de leur construction. Mais lorsque les armes de jet, maniables, se furent perfectionnées et eurent acquis une portée plus longue et plus sûre, on ne se borna plus, pour défendre les approches d'une place forte, à couronner les parapets de crénelages ; on perça des ouvertures à la base des courtines et aux différents étages des tours.

Époque moderne

Dans les blockhaus (La casemate désigne un local d'une fortification ou d'un fort qui est à l'épreuve des tirs ennemis, souvent partiellement enterré. On peut classer...) modernes, les meurtrières peuvent avoir la forme de larges ouvertures horizontales afin de permettre le tir avec des armes lourdes, couvrant un large angle (En géométrie, la notion générale d'angle se décline en plusieurs concepts apparentés.) de terrain.

Moyen Âge

Illustration de meurtrière (Une meurtrière (ou archère, archière, raière ainsi qu’arbalétrière après l'invention de l'arbalète) est...) du Moyen Âge d'après Viollet-le-Duc

Ces ouvertures apparaissent dans les fortifications du commencement du XIIe siècle : assez rares alors, elles se multiplient pendant le XIIIe siècle, participant aux moyens de défense. Vers le milieu du XIVe siècle, ces ouvertures deviennent de plus en plus rares dans les parties inférieures de défense et se multiplient à leur sommet ; elles ne reparaissent qu'au moment où l'artillerie à feu (Le feu est la production d'une flamme par une réaction chimique exothermique d'oxydation appelée combustion.) remplace les anciens engins de défense.

Ces meurtrières, ou archères, percées au niveau du sol intérieur des remparts et des planchers des tours, permettaient non seulement de lancer des traits d'arbalète ou des flèches, mais aussi de voir, sans se découvrir, les travaux que les assiégeants pouvaient tenter pour battre ou saper les ouvrages.

Si au Moyen Âge elles étaient très étroites et verticales pour permettre le tir à l'arc sur les assaillants sans s'exposer, leurs forme et dimension (Dans le sens commun, la notion de dimension renvoie à la taille ; les dimensions d'une pièce sont sa longueur, sa largeur et sa profondeur/son épaisseur, ou bien son diamètre si c'est une...) n'ont cessé d'évoluer en même temps que l'armement défensif. Ainsi, l'ouverture verticale (La verticale est une droite parallèle à la direction de la pesanteur, donnée notamment par le fil à plomb.) a reçu une entaille horizontale pour permettre un tir selon un angle horizontal (Horizontal est une orientation parallèle à l'horizon, et perpendiculaire à la verticale. Une ligne horizontale va « de la gauche vers la droite » ou vice...) plus important.

Avec l'apparition des armes à feu, on remplace progressivement les meurtrières par des canonnières, afin de tirer avec les premières bombardes à main (La main est l’organe préhensile effecteur situé à l’extrémité de l’avant-bras et relié à ce dernier par le poignet. C'est un organe destiné à saisir et manipuler des objets. Chez...) ou couleuvrines.

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