| Place Saint-Jacques | |
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| Région | Lorraine |
| Ville | Metz |
| Quartier | Metz-Centre |
| Morphologie | |
| Type | Place |
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La place Saint-Jacques est une place du centre-ville de Metz située en face du centre commercial du même nom, le centre Saint-Jacques. Elle se situe entre les rues Fabert et de Ladoucette, au cœur du centre historique et piétonnier de la ville, non loin de la cathédrale Saint-Étienne.
Le nom de cette place provient de l'église qui la bordait, avant d'être abattue en 1574.
Une fontaine Saint-Jacques est construite sur la place en 1498 devant la collégiale de Saint-Sauveur (XVe siècle). Elle est démolie en 1730 puis réédifié vers 1759 à l’angle des rues de Ladoucette et du Petit Paris. Elle est à nouveau détruite la Révolution et sera transférée ensuite rue du Pont-des-Morts.
De 1832 à 1907, une halle de légumes et de fleurs occupa toute la place. Le 26 décembre de chaque année, la loue se tenait sur ce marché. Les personnes en quête d'un emploi s'y réunissaient.
La place est bien connue des messins pour ses très nombreuses cafés, restaurants, et leurs terrasses durant la belle saison.
Lors de la débâcle des troupes allemandes en 1918, des catholiques messins craignent que celles-ci ne transforment la ville en un nouveau Verdun. Ils prient alors Mgr Benzler, évêque de Metz de 1901 à 1919, de faire le vœu d'élever une statue à la Sainte Vierge, si la ville était épargnée par les combats. Le prélat accepte et la statue est inaugurée lors de la fête de l'Assomption 1924. La place Saint-Jacques est choisie pour sa situation centrale et sa proximité de la cathédrale. La bénédiction est célébrée par Mgr Pelt, nouvel évêque de Metz, en présence de Mgr Ruch, évêque de Strasbourg et de Mgr Foucault, évêque de Saint-Dié, après que Mgr du Bois Jagu de la Villerabel, archevêque de Rouen et primat de Normandie a prononcé un discours. La colonne d'ordre ionique, en pierre fine de Jaumont mesurant huit mètres de hauteur, est l'œuvre de Max Braemer, tandis que la statue en bronze d'une hauteur d'un mètre quatre-vingt-dix, est due au sculpteur Jacques Martin.
De nouveau le 15 août 1940, malgré l'interdiction de réunion de personnes imposée par les Nazis qui occupent alors la ville, et la présence de nombreux soldats armés, rien ne peut empêcher la dévotion des messins pour Notre-Dame de Metz, et de manifester leur attachement patriotique à la France. La place, plein de monde, se recueille silencieusement. La statue est entourée de fleurs aux couleurs de la France et une immense croix de Lorraine, ornée de fleurs tricolores, de chardons et d'un ruban jaune et rouge, couleurs de la Lorraine, est attachée à la colonne. On peut y lire la devise de la Lorraine : « Qui s'y frotte s'y pique ». Un refrain s'élève soudain de la foule : « Reine de France – Priez pour nous – Notre espérance – Venez et sauvez-nous ! », repris immédiatement par tous les fidèles présents. C'est Sœur Hélène, une petite fille de la charité, qui a eu le courage de signifier ainsi son désir de voir à nouveau le drapeau tricolore flotter à Metz. La foule regagne ensuite la cathédrale en silence et nombreux sont ceux qui resteront toute la nuit à prier.
La tradition est honorée chaque année le 15 août, jour de l'Assomption de la Vierge Marie. La messe pontificale est tout d'abord célébrée en matinée à la cathédrale, puis les vêpres sont chantées, suivies d'une procession conduite par l'évêque, qui se dirige de la cathédrale jusqu'à la colonne.