Introduction
En mathématiques, le théorème d'inversion locale est un résultat de géométrie différentielle. Il indique que si une fonction f est continûment différentiable en un point a, si cette différentielle est une bijection bicontinue, c'est-à-dire qu'elle est continue ainsi que sa réciproque, alors localement f est inversible et son inverse est différentiable.
Ce théorème est équivalent à celui des fonctions implicites, son usage est largement répandu. On le trouve en géométrie algébrique, qui, sous une forme ou une autre est utilisée dans des démonstrations du théorème de la boule chevelue. Il indique que sur une sphère, supportant en chaque point un vecteur jamais nul, la fonction, associant à chaque point de la sphère le vecteur, contient au moins une discontinuité. La conséquence est qu'un tokamak n'est jamais sphérique mais torique. On le trouve encore dans certaines démonstrations des propriétés du multiplicateur de Lagrange, permettant de résoudre des problèmes d'extremums, comme celui du théorème isopérimétrique dont une des formes indique que la plus grande surface possible dans un plan, à périmètre donné, est le disque, raison pour laquelle les hublots sont circulaires. Il est aussi utilisé pour démontrer le théorème du redressement, qui permet d'établir qu'une équation différentielle autonome du plan ayant uniquement des solutions bornées ne peut engendrer le chaos, résultat connu sous le nom de théorème de Poincaré-Bendixson.
Sa démonstration utilise une version simple du théorème du point fixe. Elle permet d'établir le résultat dans diverses configuration, un espace vectoriel réel de dimension finie, un espace de Banach ou encore une variété différentielle. Il existe une version plus forte : le théorème d'inversion globale.






