Les Ethernaux
Où mènent ces rouges métaux
Perspectives en fuites
Aux ballasts mangés par d’acérés piquants
Je m’en vais nulle part vers les Ethernaux
Nous n’avons qu’une seule gare
Au fond des longues voies
Immuable elle attend lézardée par le fard
Notre mort est seule loi
Pauvres fruits du hasard
Tombants tels des graves
Trompés en voulant croire
Qu’il existe des havres
Nous sommes les Ethernaux
Insignifiants atomes aux spins tourmentés
Rien n’existe même la mort
Nous sommes prisonniers de sainte gravité
Nous nous pensons conscience
Mais qu’est ce donc d’exister
Que voient nos pauvres yeux
Lorsqu’on quitte le spectre
Nous mesurons le temps
Existe-t-il seulement
Nous domptons le réel avec tous ces mots
Réactions électriques qui structurent notre étant
Créations éclectiques que murmurent nos traitants
Erections scolastiques quoique mûrs et vaillants
Craie cations esse khôl as tiques khi rat tu ré le bas temps
Nous sommes les Ethernaux
Tout n’est rien et pourtant
Le soir en frissonnant
Nous nous disons je t’aime
Quantique
Chargé à dix puissance moins neuf
Electron rageur de la dernière couche
Je cherche une belle farouche
Pour fabriquer un œuf
Et loin si loin de moi dort ce lourd noyau
Où se pavanent en cœur ces idiots de neutrons
Figés d’admiration par de sombres protons
Avec dans leurs cœurs des quarks pour joyaux
J’aimerai tant un jour devenir un photon
Pour éclairer ton cœur
Ou faire pousser les fleurs
Et lâcher pour jamais cette grosse bande de cons
loïc
(Petit NB pour les dyslexiques comme moi c'est la chevelure de Bérénice et pas de Bénérice qui fait très Messie de Dunes)
La chevelure de Bérénice
Allez à la source de vous-même
Oubliez votre femme, votre mari, votre patron,
Et redevenez une poussière d'étoiles
Dans une myriade de galaxies possibles
Oubliez les impôts et la redevance TV
Oubliez même!
Que vous êtes sur Internet !
Et voguez jusqu'à la constellation de la Lyre
Caressez la chevelure de Bérénice
Mourrez dans un trou noir sans fond
Et laissez la poussière que vous êtes
Se souvenir de la mémoire des étoiles
La mémoire de demain, la mémoire à venir
Et plongez avec délice dans l'inconnu
Loin de vos soucis, de vos histoires d'argent
Et refaites le monde... Vous y avez droit !
Car maintenant vous êtes comme un Dieu
Qui contemple les milliards !
De sequins d'or et d'argent
Qui brille dans les cieux,
Des scintillements de la lumière
A des millions d'années-lumière
Et songer à Jacques Chirac et à Raffarin
Deux pantins qui se croient,
Le centre de l'univers
Regardez les fleurs,
Regardez les fleuves
Si vous le voulez, faites l'amour,
Si vous le voulez, faites-vous plaisir,
Et oubliez qu'il existe des hommes politiques
Qu'il existe des banquiers et des patrons !
Imaginez que tous ces cons ne seront plus jamais
Refaites encore l'amour,
Bandez Ou Mouillez, selon votre sexe
Et oubliez cette époque de merde
Regardez la Galaxie, regardez la Terre
Notre unique Terre sans rechange
Et dites-vous qu'elle est belle la Terre
Sans tous ces cons qui l'exploitent
Et crevez vos patrons en ne travaillant plus
Plus de travail, plus d'argent, plus de patron
Et tous dans la même merde, le grand Krach
Mais avant regardez vos enfants,
Vos traites à Payer et votre crédit de 30 ans
Rappelez-vous quand jeune
Et que vous regardiez dans le ciel
La galaxie et la chevelure de Bérénice
Et dites-vous: Merde, je suis trop con!
Mais dites-vous que vous n'êtes pas tout seul
Et que mille connards unis sont plus forts
Qu'un gros connard qui a le pouvoir !
De vous faire oublier la chevelure de Bérénice
Et réapprenez aussi à Rêver
La mort, une absence, pas de rêves
En mille neuf cent soixante-huit
Des jeunes cons disaient
De Réaliser leurs rêves...
Et vous! Vous rêvez encore de Bérénice?
Victor le 1er mars 2005
Recopié... La première version avait disparu avec Poppy
Une partie d'échecs
Le fou blanc est amoureux de la reine noire
Mais comme on est aux échecs, ça va pas
La reine blanche lui dit quelle est sa reine
Mais le fou blanc se soucie peu des faits
Le joueur d'échecs est bien ennuyé
Si la reine noire fait mat, pour un fou amoureux
Le fou amoureux est bien plus raisonnable
Que ce jeu idiot qui est une guerre sans fin
Le roi noir lui envoie un émissaire
Vous aurez ma femme si vous m'aidez
Le cœur du fou blanc hésite et il dit
Qu'il est idiot de choisir, le noir ou le blanc
Ne soyons pas raciste.. Que vive la couleur
Et le fou blanc vient d'inventer la diplomatie
Etoiles amnésiques
Sur des vagues d’hydrogène
Loin de vaines géhennes
Dans des espaces hors temps
Ils glissent sur des champs
Aux brises magnétiques
Qui gonflent leur voile aurique
Ils étarquent les branes
Sans qu’un instant leur âme
D’improbable matière
En carbones s’agglomère
Et soudains s’équilibrent
Enfin devenues libres
Les particules infimes
Qui évoquent les rimes
Une poésie cosmique
Pleine d’étoiles amnésiques
Disparitions d’étoiles dans le Ciel de Chine (Petit Conte)
En Chine, le ciel est tellement pollué, que les amateurs de ciel et d’astronomie sont rares, puis les chinois ne sont pas des sentimentaux, peut leur importe le ciel, ne sont ils pas des fils du ciel et s’occuper des étoiles est une occupation de mandarin occidental, comme ceux qui perdent leur temps avec des mesures ultra fines... On dit généralement que les chinois sont des gens compliqués, mais quoi de plus simple à comprendre que la logique marchande... Je vends, j’achète mais à quoi bon contrairement au buissenesman du petit prince de s’occuper des étoiles...Et comme cela disparut de la sphère d’intérêt de 1.5 milliards d’humains, des myriades d’étoiles dont les hommes-marchands ne se souciaient peu.... Vingt ans après une myriades d’étoiles avaient disparues de nos cieux...Où étaient elles passées ? Nulle part! Elles n’existaient plus... C’est tout !
Douze pti’zoizeaux
Il y avait douze petits oiseaux sur une ligne
Pan ! Un de moins !
Il y avait onze petits oiseaux sur une ligne
Pan ! Un de moins !
Il y avait dix petits oiseaux sur une ligne
Pan ! Un de moins !
Il y avait neuf petits oiseaux sur une ligne
Pan ! Un de moins !
Il y avait huit petits oiseaux sur une ligne
Pan ! Un de moins !
Restait sept petits zoizeaux
Ils se regardèrent, ils se concertèrent
Puis ils devinrent les sept mercenaires
Pan ! Pan ! Pan ! Pan ! Pan ! Pan ! Pan !
Un chasseur de moins !
Victor
Douze pti’zoizeauxIl y avait douze petits oiseaux sur une ligne
Pan ! Un de moins !
Il y avait onze petits oiseaux sur une ligne
Pan ! Un de moins !
Il y avait dix petits oiseaux sur une ligne
Pan ! Un de moins !
Il y avait neuf petits oiseaux sur une ligne
Pan ! Un de moins !
Il y avait huit petits oiseaux sur une ligne
Pan ! Un de moins !Restait sept petits zoizeaux
Ils se regardèrent, ils se concertèrent
Puis ils devinrent les sept mercenaires
Pan ! Pan ! Pan ! Pan ! Pan ! Pan ! Pan !
Un chasseur de moins !
je te lis mouah ![]()
Victor
il existe des philosophies qui disent que les choses existent que si elles sont regardées... Ce concept est bizarre mais il existe
Dans le meme ordre d'idée, des tributs aborigènes d’Australie pensaient que tous les êtres vivant rêvent leur vie.
La fin du rêve annonce la fin de la vie…
Et si nous rêvions tous ensemble d’une meilleure vie pour tous les êtres vivant ?
Peut être, cela vaudrait il le coup d’essayer ?
Un peu de culture classique... Molière et le monologue d'Harpagon... tellement a propos en ce moment...
HARPAGON - Au voleur ! au voleur ! à l'assassin ! au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné ! On m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent ! Qui peut-ce être ? Qu'est-il devenu ? où est-il ? où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? où ne pas courir ? N'est-il point là ? n'est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête ! [(il se prend lui-même le bras.)]
Rends-moi mon argent, coquin !... Ah ! c'est moi. Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami, on m'a privé de toi ! Et, puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie ; tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde ! Sans toi, il m'est impossible de vivre. C'en est fait, je n'en puis plus, je me meurs, je suis mort, je suis enterré ! N'y a-t-il personne qui veuille me ressusciter me rendant mon cher argent, ou en m'apprenant qui l'a pris ? Euh ! que dites-vous ? Ce n'est personne. Il faut, qui que ce soit qui ait fait le coup, qu'avec beaucoup de soin on ait épié l'heure ; et l'on a choisi justement le temps que je parlais à mon traître de fils. Sortons. Je veux aller quérir la justice et faire donner la question à toute ma maison : à servantes, à valets, à fils, à fille, et à moi aussi. Que de gens assemblés ! Je ne jette mes regards sur personne qui ne me donne des soupçons, et tout me semble mon voleur. Eh ! de quoi est-ce qu'on parle là ? de celui qui m'a dérobé ? Quel bruit fait-on là-haut ? Est-ce mon voleur qui y est ? De grâce, si l'on sait des nouvelles de mon voleur, je supplie que l'on m'en dise. N'est-il point caché là parmi vous ? Ils me regardent tous et se mettent à rire. Vous verrez qu'ils ont part, sans doute, au vol que l'on m'a fait. Allons, vite, des commissaires, des archers, des prévôts, des juges, des gênes, des potences et des bourreaux ! Je veux faire pendre tout le monde ; et, si je ne retrouve mon argent, je me pendrai moi-même après !
And Death Shall Have No Dominion
Et La Mort N'Aura Pas d'Empire
Par: Dylan Thomas (Pays de Galles, 1914-1953)
Maladroitement traduit par votre serviteur et un ami
Et la mort n'aura pas d'empire.
Les cadavres nus ne feront plus qu’un
Avec l’homme dans le vent et la lune d’ouest;
Quand leurs os rongés à blanc auront disparu,
Ils auront des étoiles au coude et au pied;
Sombrant dans la folie, ils retrouveront leur esprit,
Engloutis par les flots, ils émergeront à nouveau;
Les amants se perdront, mais l'amour restera;
Et la mort n'aura pas d'empire.
Et la mort n'aura pas d'empire.
Dessous les rouleaux marins
Longtemps étendus, ils ne connaîtront pas de fin rapide;
Vrillé par la pression, leurs attaches se relâchent,
Attachés à une roue, ils ne se briseront pas;
Leur foi, dans leurs mains, se scindera en deux,
Et des diables cornus les chargeront;
Finissant tous séparés, ils ne craqueront pas;
Et la mort n'aura pas d'empire.
Et la Mort n'aura pas d'empire.
Aucun chant de goéland ne résonnera à leurs oreilles
Ni le déferlement des vagues sur les rivages;
Là où une fleur soupira, sans doute aucune autre ne
Dressera sa tête aux souffles de la pluie;
S'ils deviennent fous et que la mort les fige,
Leurs têtes rouleront parmi les fleurs;
Brisés sous le soleil tant que le soleil brillera,
Et la Mort n'aura pas d'empire.
Un petit conte Zen sur La Vérité
Je connais un petit conte zen sur la vérité, en fait je ne sais pas si c'est zen ou tibétain... Bref je vous le transmets, du moins ma version... C'est un disciple qui interroge son maître et lui dit: maître je connais un vieil homme et je suis sûr qu'il va mourir, le maître lui répond: Tu as raison ! Quand survint un deuxième disciple qui lui dit : Mais maitre l'homme dont parle le premier disciple vous ne pouvez pas savoir s'il va mourir! Le maître lui dit: Toi aussi tu as raison! Arrive un troisième disciple qui dit : Maître vous donnez raison au premier et au second comment cela est-ce possible ?, le maitre lui dit: Toi aussi tu as encore raison! Arrive un quatrième disciple... Maitre qu'est-ce que la vérité ? Le maitre le regarde et lui dit: La vérité est celle du moment, il n'y a pas de mensonge entre le premier le deuxième et le troisième tous les trois ont raison mais je ne peux aller contre leurs vérités propres et c'est cela La Vérité...
NB c'est une version personnelle en fait je me rappelais plus exactement ce petit conte
Victor
NB suite à ce petit conte il existe des philosophies qui disent que les choses existent que si elles sont regardées... Ce concept est bizarre mais il existe
J'ai lu qque chose de similaire dans "Alice au pays des quantas", comme quoi, en PQ aussi, ce concept est étudié très sérieusement!
Une merveille de dame Nature
Une petite araignée dans l'obscurité de la nuit a fait sa toile, la pluie est tombée et quelques gouttes fines perlent sur sa toile, c'est le matin la chasseuse s'est retiré sur une feuille et sa toile est pleine de perles d'eau qui brillent à la lumière du matin, un moucheron passe à coté, il tourbillonne, il faits quelques cercles tourbillonnants et enfin il se colle à la toile et la terrible chasseuse minuscule arrive lentement et précautionneusement, elle injecte son venin au microscopique moucheron et encore, elle le prends et l'entoure de fils de soie en prenant soin de le faire tourner lentement, elle file un cocon rudimentaire et elle l'emmène dans une cachette, sa chasse à durée cinq minutes et son embaumement dans le cocon une demie heure... A nouveau dans sa toile un papillon de nuit, bourdonne d’un bruit sourd, il tournoie un peu en frôlant la toile, puis il se prends dans sa toile… Cette araignée est heureuse et elle remercie le Dieu des araignées qui lui a donné cette manne abondante... Moi je la vois cette araignée cette toile dans le feuillage du matin et cela je trouve que les araignées avec leurs toiles merveilleuses, sont des œuvres d’art entre le ciel et les étoiles, elle tient bien sa place dans mon univers, Cerstes ces bestiole ont une vie simple mais si je disais cela à ma mère où à n'importe laquelle des ménagères elle me traiterait de fou et elle me dirait que les araignées sont des monstres et qu’elles ne sont que de la saleté... Mais allez pour une fois... Vis ta vie petite araignée et moque-toi donc des balais et des jeteurs de sorts...
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Victor
NB suite à ce petit conte il existe des philosophies qui disent que les choses existent que si elles sont regardées... Ce concept est bizarre mais il existeJ'ai lu qque chose de similaire dans "Alice au pays des quantas", comme quoi, en PQ aussi, ce concept est étudié très sérieusement!
plus que sérieusement. c'est un des principes de base de la MQ.
Baudelaire parlant de Blaise Pascal:
Pascal avait son gouffre, avec lui se mouvant.
- Hélas ! tout est abîme, - action, désir, rêve, Parole ! et sur mon poil qui tout droit se relève Maintes fois de la Peur je sens passer le vent. En haut, en bas, partout, la profondeur, la grève, Le silence, l'espace affreux et captivant... Sur le fond de mes nuits Dieu de son doigt savant Dessine un cauchemar multiforme et sans trêve. J'ai peur du sommeil comme on a peur d'un grand trou, Tout plein de vague horreur, menant on ne sait où ; Je ne vois qu'infini par toutes les fenêtres, Et mon esprit, toujours du vertige hanté, Jalouse du néant l'insensibilité. Ah ! ne jamais sortir des Nombres et des Etres !
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal (1868)
J'écoute
J'écoute, le soir est tranquille
Mon voisin qui secoue son balai
Le doux ronron de mon ordinateur
Des gamins qui crient dans la rue
Un camion qui passe, puis un autre
Je n'entends même plus ma respiration
Je m'écoute, je lâche un soupir
La vie passe elle ne me demande rien
Encore une voiture dans la rue
J'allais oublier le cliquetis du clavier
Un cliquetis saccadé pas régulier, mais continu
Mon voisin n'a pas sorti sa perceuse ouf
Mais il plante ses clous avec un marteau
Je sais qu'il est impossible de les planter
Parce que mes murs sont très durs, du béton vibré
Je suis sûr qu'il va reprendre la perceuse
Personnellement chez moi il n'y a aucun clou
Tous mes truc au mur tienne grâce à de la colle
Il continue avec le marteau il bricole un meuble
Ces coups de marteaux sont hésitants peu sûrs
La nuit est tombée, à part ces bruits là
Ben c'est le silence, un calme normal
Ha le plombier ferme son rideau de fer
J'avais raison la perceuse à des velléités
Elle s'est arrêtée le béton vibré a vaincu
J'aime pas la perceuse, ça me rappelle le dentiste
Quelqu'un en bas vide des bouteilles, bruit de verre
Dans ma rue, un scooter, pétarade bruit furtif
Encore la rue, un chien aboie par intermittences
Que veulent dire ces aboiements je l'ignore
Peut être veut il dire: je suis là et toi t'es où ?
Heureusement je n'entends pas les fous au portable
loic
Etoiles amnésiquesSur des vagues d’hydrogène
Loin de vaines géhennes
Dans des espaces hors temps
Ils glissent sur des champs
Aux brises magnétiques
Qui gonflent leur voile auriqueIls étarquent les branes
Sans qu’un instant leur âme
D’improbable matière
En carbones s’agglomèreEt soudains s’équilibrent
Enfin devenues libres
Les particules infimes
Qui évoquent les rimesUne poésie cosmique
Pleine d’étoiles amnésiques
je dis tout simplement
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