8 années d'activités scientifiques à bord de la Station Spatiale Internationale

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La NASA vient de mettre en ligne un rapport détaillant les réalisations scientifiques qu’elle a réalisé à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) entre 2000 et 2008. On apprend que plus d’une centaine expériences ont été faites dans des domaines allant de la science de la vie (physiologie et biologie humaine) à celle des matériaux.

Ce rapport détaille 22 démonstrations technologiques, 33 expériences de physique, 27 de biologies, 32 sur le corps humain ainsi que des campagnes d’observation de la Terre et des activités éducatives menées à bord de la Station pendant cette période.

Cela peut paraitre peu, mais pendant cette période, la perte de la navette Columbia a contraint la NASA et les autres partenaires de la Station à restreindre considérablement leur activité scientifique. Avant l’accident de Columbia en février 2003, environ 6,6 tonnes de matériels et autres équipements scientifiques ont été montés à bord de la Station. Entre l’accident de Columbia et la reprise des vols de navettes, en juillet 2005, seuls 75 kg de fournitures scientifiques ont été livrés par les Russes au moyen de Progress et de Soyouz.

La Station Spatiale Internationale (ISS)

La suspension des vols de navettes a eu pour comme autre conséquence la réduction du nombre d’astronautes en permanence à bord de la Station, passant de 3 à 2. Le programme scientifique a donc été ajusté de façon drastique pour s’accommoder de ces nouvelles conditions. Cela n’a pas empêché la bonne marche des expériences faites pendant cette période. On ne va pas citer tous les résultats mais ceux qui sont le plus représentatifs :

  • meilleure compréhension du comportement de l’organisme humain dans l’espace de sorte que l’on entrevoie des protocoles susceptibles d’en limiter, voire d’éliminer les effets les plus néfastes ;
  • des progrès ont été faits dans la lutte contre les intoxications alimentaires ;
  • mise au point de nouvelles méthodes pour soigner les cellules cancéreuses ;
  • mise au point de matériaux de meilleure qualité pour les futurs engins spatiaux, …

Un succès politique et technologique hors norme

L’utilisation de la Station spatiale à des fins scientifiques était une des raisons d’être de ce projet lorsqu’il a été internationalisé en 1984. Malgré tout, cela reste un échec. La Station spatiale est surtout vue comme un succès politique et technologique hors norme. Réussir à faire travailler ensemble plusieurs pays aux méthodes et normes différentes est un des exemples les plus réussis de coopération entre gouvernements.

Echec de son utilisation à des fins scientifiques

Cette désaffection de la communauté scientifique pour la Station remonte dès le début du programme. Elle n'a jamais montré un grand enthousiasme pour ce projet, qui promettait d'engloutir des milliards de dollars, et qui ne seraient pas utilisés ailleurs. Fin 2008, l’Agence spatiale européenne a été ‘contrainte’ en quelque sorte de lancer un appel à idées ! Quant à la NASA, elle n’a jamais fait face à un afflux de demandes d'utilisation de la Station à des fins scientifiques pour faire des expériences de longues durées en apesanteur. Pire encore, les industriels du secteur de la pharmacie et ceux intéressés par la croissance des métaux et des cristaux, ceux que l'on pensait vouloir investir dans la Station, ne se sont pas bousculés pour financer des projets.

Les Chefs des Agences spatiales optimistes

Aujourd’hui, les Chefs des Agences spatiales utilisatrices de la Station sont beaucoup plus optimistes. Ils attendent beaucoup de l’augmentation des capacités d’utilisation de la Station depuis 2008. Les laboratoires scientifiques européens (Columbus) et japonais (Kibo) sont maintenant opérationnels et l’équipage en permanence à bord de la Station est passé de 3 à 6 astronautes, ce qui augmente énormément le temps disponible pour faire de la recherche.

Enfin, la Station pourrait très bien être utilisée comme une plateforme idéale pour soutenir les programmes d'exploration de la NASA et de ses partenaires et comme un tremplin vers la Lune ou ailleurs.

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D@rkstone

N'ayant pas de compte facebook, je peut pas voir ce que tu nous link. Mais rien que le fait que ce soit sur facebook, n'augure rien de bon quant à la qualité scientifique de ton link ...

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buck

Dark: pas besoinde compte pour y acceder apaprement
et euh comment dire -> poubelle pour ma part (melanger chat de schroedinger psychologie, dieu, theorie du complot dans le meme article pas bon effet

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buck

Pour revenir a l'article: domage que ca soit si peu malheureusement, mais je trouve bon que le public sache un peu plus de quoi il en retourne parfois

VI
Victor

D'après ce que j'ai compris entre les lignes de cet article... l'ISS est surtout une extension de la navette... Et que sans navette l'ISS n'existe pas... Je commence à comprendre la politique spatiales des russes qui veulent faire Station orbitale à part ... il n'y a rien a faire avec cette putain de politique

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JNem19

Ayant déjà argumenté sur ce qu'on peut penser de l'utilité de l'ISS, je ne vais pas en remettre une couche (j'ai tout le temps pour radoter) mais le paragraphe sur l'optimisme des chefs des agences spatiales est "fort en chocolat".
Comment voulez-vous exploiter correctement une ISS au complet sans navette ? Sur le papier on peut relever l'équipage avec un seul véhicule capable de ramener au max 3 personnes. Si vous en gardez 6 à bord en cas de problème comment les évacuer ? Pour l'intendance aussi il faudra que tout marche comme à la parade avec deux engins peu rodés (japonais et européens) qui sont censés ravitailler la station avec le soyouz/
Pour le retour c'est pire : la soute à bagages du Soyouz et rien d'autre soit quasiment rien.
Voir les maîtres d'oeuvre de la station compter sur deux firmes privés pour remplacer la navette relève chez eux d'un grand optimisme, hors ces deux options, ils devront compter entièrement sur les autres. Qu'un seul lancement d'ATV foire et ce sera le grand cambouis.
Il y a eu peu de science jusqu'ici, il y en aura à peine plus dans les dix ans à venir si la logistique ne se déroule pas parfaitement.
J'en doute.