Alimentation: les apports en sel sont trop importants en France

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Des résultats préliminaires après 18 mois d'étude du comportement alimentaire permettent de connaître les apports en sel en France. Seuls 1% des hommes et 5% des femmes ont un apport en sel inférieur ou égal à 5 g/j correspondant aux recommandations de l’OMS.

Le 11 mai 2009, a été lancée officiellement « l'étude NutriNet-Santé : 500 000 Nutrinautes pour étudier les comportements alimentaires et les relations nutrition-santé ». Ce grand programme de recherche est coordonné par l’Unité de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (U557 Inserm/Inra/Cnam/Université Paris 13), dirigée par le Pr Serge Hercberg.

Cette étude épidémiologique s’est fixé comme objectif de recruter des internautes (de plus de 18 ans), les « Nutrinautes », acceptant de répondre chaque année, sur le site http://www.etude-nutrinet-sante.fr, à des questionnaires sur leur alimentation (3 enregistrements alimentaires de 24h), sur leur activité physique, leurs poids et taille, leur état de santé et sur divers déterminants des comportements alimentaires. Dans le cadre de leur suivi (l’étude est programmée sur 5 années), les Nutrinautes reçoivent chaque mois un e-mail les informant de l’avancement de l’étude et les invitant à remplir d’éventuels questionnaires complémentaires utiles aux chercheurs pour mieux évaluer l’état nutritionnel et la santé des participants (20 minutes en moyenne par questionnaire). Des données sont régulièrement collectées sur la santé des participants. Pour pouvoir atteindre l’ensemble de leurs objectifs, les chercheurs souhaitent que s’inscrivent 500 000 internautes pour participer aux 5 années de suivi prévues dans l’étude.

Dix-huit mois après son lancement, près de 160 000 internautes se sont déjà inscrits : 76% sont des femmes, 47,7% ont plus de 45 ans, 60% occupent un emploi, 15,7% sont retraités, 8,6% étudiants ou lycéens, 6,4% chômeurs ou allocataires du RMI, 4,4% au foyer. La répartition régionale des inscrits est très proche de celle observée en population générale.

Grâce au système de recueil des apports alimentaires via Internet (140 000 enquêtes alimentaires analysées), il a été possible d’estimer les apports en sel (chlorure de sodium) dans l’alimentation. Cette évaluation est importante car de nombreux travaux scientifiques suggèrent une relation de causalité entre l’apport élevé en sodium et l’hypertension artérielle, elle-même étant une cause majeure de maladie cardiovasculaire et d’accident vasculaire cérébral.

Les apports alimentaires moyens en sel sont de 8,4 g/j. Ils sont plus élevés chez les hommes (9,2 g/j) que chez les femmes (7,6 g/j). Cinq pour cent des hommes et 18% des femmes ont un apport de sel total inférieur ou égal à 6 g/j (recommandation dans de nombreux pays européens). Seuls 1% des hommes et 5% des femmes ont un apport en sel inférieur ou égal à 5 g/j correspondant aux recommandations de l’OMS ; 36% des femmes et 67% des hommes ont des apports en sel supérieurs à 8 g/j (niveau maximal que la France s’était fixéd’atteindre en 2008 dans le cadre de la Loi de Santé Publique de 2004) ; enfin, 12% des hommes et 2% des femmes ont des apports en sel supérieurs à 12 g/j. Les apports en sel sont plus élevés chez les personnes en surpoids, en particulier chez celles qui sont obèses.

Les trois quarts du sel consommé (6,3 g/j) proviennent directement des aliments et un quart (2,1 g/j) est ajouté par le consommateur lors de la cuisson des aliments ou dans son assiette, lors du repas. Les groupes d’aliments qui contribuent le plus à l’apport en sodium dans l’alimentation sont le pain et les biscottes (24,1%), la charcuterie (12,5%), les fromages (8,1%), les légumes préparés (crudités…) ou cuits (6,8%) et les aliments-snacks et aliments de « fast food » (5,9%).

Les apports en sel observés dans NutriNet-Santé suggèrent une évolution depuis une dizaine d’années, allant dans le sens d’une réduction des apports en sel au niveau de la population, ce qui est un élément favorable en termes de santé publique. Cependant les apports en sel restent trop élevés par rapport aux recommandations internationales.

L’APPEL AU RECRUTEMENT DE NOUVEAUX NUTRINAUTES CONTINUE !
La cohorte NutriNet-Santé permettra d’améliorer les connaissances sur les relations entre le niveau des apports en sel et le risque de maladies (hypertension artérielle, maladies cardio- et neuro-vasculaires, cancers, ostéoporose, pathologies rénales, obésité, asthme…), par son évaluation précise des apports alimentaires en sel (comme d’autres facteurs nutritionnels) et la surveillance de l’ensemble des événements de santé, sur un large échantillon de population suivi sur une longue période. Pour ce faire, il est indispensable de recruter le plus rapidement possible de nouveaux Nutrinautes.

C’est pour cela que les chercheurs lancent à nouveau un appel à la bonne volonté des citoyens pour participer à ce grand programme de recherche publique. Ils rappellent que le recrutement d’internautes qui souhaitent aider la recherche est toujours ouvert et le restera pendant les 3 ans et demi à venir. Ils continuent à appeler la population à PARTICIPER A CETTE ETUDE POUR FAIRE PROGRESSER LA RECHERCHE PUBLIQUE SUR LA NUTRITION ET LA SANTE.
Pour vous inscrire, rendez-vous sur le site : http://www.etude-nutrinet-sante.fr

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cisou9

:_salut:
C'est bien beau, mais quand j'achète un saucisson, je ne contrôle pas le sel qu'il y a dedans de même pour le pain, le fromage etc.

Par contre je sale peu mes aliments. :)

IS
Isabelle

Au niveau du sel compris dans les aliments élaborés seule une réglementation limitant le maximun de sel admis peut y faire quelque chose...

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StarDreamer

Aux infos (pour une fois que je les regardais :fada: ), j'ai vu que la conso quotidienne était passée de 10g à 8/9g en 10 ans.
Je ne sais pas, mais cela me parait ENORME.
Et lorsque je sale mes aliments, les 3 pichenettes de sel que je mets dans l'assiette, ça représente quoi ? 1g/jour peut être ?

Le reste serait donc issu des aliments qu'on achète, surtout les préparés.

Donc, faire réduire le sel à ceux qui en ajoutent n'aurait qu'une faible incidence,
et 90% des apports de sel seraient dûs aux produits achetés...

Je rejoins Isabelle en disant qu'il faudrait réglementer (et surtout surveiller) les apports en sels dans les produits de consommation, et je rejoins tout ceux qui se disent qu'on se fiche alors de nous depuis des années en nous gonflant sur le fait qu'on est des cowboys de la gachette avec les salières !!!!

Pour info, je dois acheter un "cylindre" de sel (le gros truc bleu avec une baleine dessus :D ) une fois toutes les X années pour la famille... ça représente combien de sel par personne et par jour chez moi ??
Cela parait donc insignifiant par rapport à la moyenne quotidienne donnée.
Et si plus personne n'utilisait de salière chez soi, je suis sûr que le chiffre officiel baisserait donc de peu !

Pourquoi ne nous sépare-t-on pas, dans ces statistiques info-alarmistes, la part de la salière et la part de l'industrie ?
(encore ce syndrome de culpabilisation en action par nos bons pouvoirs publics ????).

RO
Roroleblaireau

Isabelle
Au niveau du sel compris dans les aliments élaborés seule une réglementation limitant le maximum de sel admis peut y faire quelque chose...

Et si on considérait que c'est à chacun de faire attention à sa santé ? Il y a des tas d'aberration dans la bouffe des supermarchés, il faut juste apprendre à les reconnaitre et les éviter !

Il faut éduquer les gens, leur apprendre ce qui est bon pour leur santé ou non, et obliger les fabricants à être le plus précis possible sur la composition des aliments.

Règlementer bêtement ne fera qu'aggraver l'idiotie de la population. Et ceux qui ne se sentent pas plus concernés par leur santé que par leur surpoids n'ont qu'a continuer à consommer du mac do, du Nutella, et tous les autres produits infâmes mais populaire de notre société !

VI
Victor

Il ne faut pas oublier que le sel est un agent de sapidité... Bref autrement dit le goût et qu'on rehausse le goût en salant...