CERN, l’expérience neutrino ICARUS partira pour le Fermilab

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Un groupe de scientifiques, avec à sa tête le prix Nobel Carlo Rubbia, traversera l’océan Atlantique en compagnie du détecteur de neutrinos à argon liquide le plus grand du monde. Celui-ci quittera le CERN pour rejoindre son nouveau port d’attache, le Laboratoire national de l'accélérateur Fermi (link is external) du ministère de l’Énergie des États-Unis.

Le détecteur ICARUS au Gran Sasso, en Italie, avant son départ pour le CERN. (Image: INFN)

De 2010 à 2014, ce détecteur de 760 tonnes et 20 mètres de longueur a enregistré des données pour l’expérience ICARUS menée au Laboratoire national du Gran Sasso de l’Institut de physique nucléaire INFN (link is external), en Italie, exploitant un faisceau de neutrinos envoyé par le CERN à travers l’écorce terrestre. Le détecteur est actuellement en cours de rénovation au CERN, où il a inauguré une nouvelle installation d’essai pour les détecteurs de neutrinos.

Une fois au Fermilab, le détecteur intégrera un ensemble de trois expériences consacrées à l’étude des neutrinos, des particules insaisissables très présentes autour de nous, mais qui restent encore mystérieuses.

Les trois détecteurs seront remplis d’argon liquide et utiliseront une technologie novatrice de projection temporelle dans laquelle les particules chargées créées dans les interactions neutrinos sont attirées vers des plans de fils fins qui vont enregistrer une image 3D des traces laissées par ces particules. Chaque détecteur apportera des résultats différents mais complémentaires dans la quête d’un quatrième type de neutrino.

« La chambre à projection temporelle à argon liquide est une nouvelle technique très prometteuse, mise au point à l’origine au sein de la collaboration ICARUS pour une expérience de petite dimension avant d’être adaptée pour un grand détecteur de neutrinos, a déclaré Carlo Rubbia. Elle devrait devenir la technologie de référence pour les grands détecteurs à argon liquide grâce à ses capacités d'enregistrer des traces de particules ionisantes au millimètre près. »

Le Fermilab exploite deux puissants faisceaux de neutrinos et est en train d’en mettre au point un troisième. C’est l’endroit idéal pour que le détecteur ICARUS poursuive son exploration scientifique. Les scientifiques prévoient d’emmener le détecteur aux États-Unis en 2017.

La série de trois détecteurs à argon liquide prévue apportera de nouveaux éléments sur les trois types de neutrino connus et recherchera un quatrième type encore jamais observé en s’appuyant sur les indices apportés par d'autres expériences au cours des deux dernières décennies.

De nombreuses théories de la physique des particules prédisent l’existence d’un neutrino dit « stérile », qui se comporterait de manière différente des autres types de neutrino connus et qui, s’il existe, pourrait permettre de faire avancer notre compréhension de la mystérieuse matière noire qui constitue 25 pour cent de l'Univers. La découverte de ce quatrième type de neutrino révolutionnerait la physique en modifiant la manière dont les scientifiques représentent l’Univers et son fonctionnement.

« L’arrivée d’ICARUS et la conception au Fermilab de ce programme de recherche est en soi un objectif ambitieux, a déclaré le Directeur du Fermilab Nigel Lockyer. C'est également un premier pas vers la mise en place au Fermilab d'une installation neutrino véritablement internationale, avec l’aide de nos partenaires du monde entier. La recherche sur les neutrinos aux États-Unis est promise à un avenir brillant. »

Pour plus d'information voir: Communiqué de presse du CERN

VI
Victor

Ils transportent sur une longue distance un objet de 760 tonnes, très lourds très précis et très compliqué,
J'espère que les gars du Fermilab aux USA, ils savent ce qu'est le système métrique

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cisou9

__________ :_salut:
Les scientifiques utilisent tous le système métrique.
C'est ce qui a l'origine de à la perte d'une mission sur Mars.
La sonde devait se poser en actionnant les rétrofusées à 1000m (par exemple)
Dans la salle de contrôle, ce sont d'anciens aviateurs qui mesurent l'altitude en pieds
donc il ont actionnés les rétros à 1000pieds et l'engin s'est écrasé au sol au lieu d’atterrir. ___ :clapclap:
PS j'utilise sciemment le terme atterrir car il signifie toucher le sol en terre ou en une autre matière solide.
Pour l'eau on dit amerrir quelque soit la planète en cause. ____ ;)

VI
Victor

Si on atterrit dans du méthane solide ou liquide on dit comment ?
:D :D :siffle: :siffle: :sol: :sol: :o :o :lol: :lol: :fada: :fada:

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cisou9

C'est une mer de méthane !!! :lol: ____ :lol: ____ :lol2:

HI
Hithredin

Tu es sur de ton coup quand tu dis que les rétros sont actionnés manuellement par des gens sur terre et non automatiquement?
Vu qu'il y a un sacré ping de l'ordre de la minute dans une communication terre-Mars, ça me parait juste absolument impossible.

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bongo1981

Personne ne dit que c'est actionné manuellement.

Imagine que le logiciel chargé de la mesure de l'altitude donne celle-ci en mètres, (et donc envoie cela en hexadécimal en virgule fixe au calculateur de bord), le calculateur de bord interprète la valeur en pieds, et décide d'actionner les rétrofusées à un seuil donné. Et bien... les rétrofusées seraient actionnés 3 fois trop bas.

Ce n'est sûrement pas fait manuellement. :o

Edit : la sonde s'appelle Mars Climate Orbiter

VI
Victor

Pour Mars ça doit être plus que la minute mais plutôt 10 à 12 mn
Mars est située en moyenne à 225 300 000 km