Conférence des Nations unies sur le changement climatique a débuté le 29 novembre à Cancún

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Changements climatiques: la conférence de Cancún doit être une étape décisive vers l'établissement d'un cadre international juridiquement contraignant sur le climat.

La conférence des Nations unies sur le changement climatique qui débute le 29 novembre à Cancún, au Mexique, doit marquer une étape décisive sur la voie menant à l'établissement d'un cadre international général et juridiquement contraignant sur le climat. À Cancún, l'Union européenne plaidera en faveur d'un accord sur une série de décisions équilibrée qui ouvrira la voie à l'établissement, dans les meilleurs délais, d'un cadre international juridiquement contraignant et à des actions immédiates et concrètes en faveur du climat. L'Union européenne, premier donateur mondial, présentera à Cancún un rapport complet et transparent sur le financement à mise en œuvre rapide qu'elle apporte pour aider les pays en développement.

Mme Connie Hedegaard, membre de la Commission européenne chargé de l'action pour le climat, a déclaré à ce propos: «L'Union européenne est prête à accepter, à Cancún, la création d'un cadre international ambitieux sur le climat, mais hélas, certaines autres grandes économies ne le sont pas. Cancún offre toutefois l'occasion de réaliser une avancée mondiale décisive si nous parvenons à adopter une série de décisions équilibrée concernant certains problèmes fondamentaux. Il faut que la conférence nous permette d'accomplir ces progrès, sinon le processus des Nations unies sur le changement climatique risque de s'essouffler et de perdre de l'intérêt; or jusqu'à présent, personne n'a pu trouver une autre enceinte susceptible d'être plus efficace. Il importe donc que des progrès sur le fond soient réalisés à Cancún. C'est possible, si toutes les parties font preuve de volonté politique.»

Mme Joke Schauvliege, ministre flamande de l'environnement, de la nature et de la culture, qui représentera la présidence belge de l'UE à Cancún, s'est exprimée en ces termes: «Il est plus qu'urgent de mener une action à l'échelle mondiale si nous voulons avoir une chance de maintenir le réchauffement de la planète sous la barre des 2 °C et éviter les pires conséquences du changement climatique. Le train de décisions que l'Europe espère voir adopté à Cancún doit trouver ses fondements dans le protocole de Kyoto et intégrer les orientations politiques contenues dans l'accord de Copenhague.»

Vers un cadre international sur le climat pour l'après 2012

La conférence de Cancún, qui se tient du 29 novembre au 10 décembre, s'inscrit dans le prolongement des négociations des Nations unies destinées à tracer l'ébauche d'un système international pour lutter contre le changement climatique après 2012, lorsque les dispositions fondamentales du protocole de Kyoto viendront à expiration.

L'Union européenne estime que l'objectif essentiel du processus des Nations unies doit être d'établir un cadre international ambitieux, complet et juridiquement contraignant, qui engage tous les pays à lutter contre le changement climatique. Ce cadre devrait trouver ses fondements dans le protocole de Kyoto et dans l'accord de Copenhague dégagé l'an dernier lors de la conférence des Nations unies sur le climat et approuvé par 140 pays, dont les États membres de l'UE et l'UE elle-même. L'accord de Copenhague reconnaît la nécessité de maintenir l'élévation de la température mondiale au-dessous de 2 °C par rapport aux niveaux de l'ère préindustrielle.

L'Union européenne marque sa préférence pour un futur cadre international sur le climat prenant la forme d'un nouvel instrument unique et juridiquement contraignant, et intégrant les principaux éléments du protocole de Kyoto. Elle est toutefois disposée à envisager une deuxième période d'engagements au titre du protocole de Kyoto à condition que celle-ci fasse partie d'un accord international plus vaste qui engage toutes les grandes économies à prendre des mesures en faveur du climat, et que l'intégrité environnementale du protocole soit renforcée.

Le train de mesures de Cancún

Ce qui importe pour l'Union européenne, c'est que Cancún soit une étape importante sur la voie qui mènera à l'établissement, dans les meilleurs délais, d'un cadre international général et juridiquement contraignant.

La conférence devrait permettre de progresser dans cette voie grâce à l'adoption d'une série de décisions équilibrée rendant compte des progrès réalisés jusqu'ici lors des négociations et établissant les grands fondements de l'architecture du futur système international sur le climat. Les décisions adoptées à Cancún devraient également permettre de lancer des actions concrètes immédiates pour lutter contre le changement climatique, en particulier dans les pays en développement.

Il reste encore à se mettre d'accord sur la portée de cette série de décisions. Les questions spécifiques que l'Union européenne souhaite voir figurer dans le train de mesures équilibré qui pourrait être adopté à Cancún comprennent notamment :

  • l'intégration, dans le processus des Nations unies, des engagements relatifs aux émissions pris dans le cadre de l'accord de Copenhague,

  • des règles de transparence (mesurables, vérifiables et notifiables),

  • la réforme et l'expansion des mécanismes du marché du carbone,

  • un mécanisme visant à lutter contre la déforestation tropicale,

  • des règles comptables en matière de gestion des forêts pour les pays développés,

  • l'adaptation au changement climatique,

  • la gouvernance du futur Fonds de Copenhague pour le climat,

  • la coopération technologique,

  • le renforcement des capacités des pays en développement,

  • les émissions produites par l'aviation et le transport maritime internationaux

(voir également le document MEMO/10/627 pour davantage de détails).

Financement à mise en œuvre rapide

En 2010, l'Union européenne a mobilisé un financement à mise en œuvre rapide de 2,2 milliards € afin de soutenir les efforts que déploient les pays en développement pour s'adapter au changement climatique et en atténuer les effets. Ce financement fait partie de l'engagement global de l'Union européenne au titre de l'accord de Copenhague, qui prévoit une contribution de 7,2 milliards € pour la période 2010?2012.

Le financement à mise en œuvre rapide vient compléter l'aide considérable en faveur du climat que l'Union européenne, en sa qualité de plus grand donateur mondial, apporte aux pays en développement par l'intermédiaire de son aide publique au développement (APD). En 2008, par exemple, l'Union européenne a consacré 5,1 milliards USD de cette APD à l'atténuation des effets du changement climatique dans les pays en développement, soit 60 % de l'enveloppe globale d'APD destinée à cet objectif.

Afin d'assurer le déroulement en toute transparence de l'opération de financement à mise en œuvre rapide, l'Union européenne présentera un rapport complet de l'état d'avancement des travaux lors d'une manifestation organisée en marge de la conférence de Cancún, à laquelle seront invitées toutes les parties à la convention et autres parties intéressées. Des rapports annuels sont également prévus par la suite.

VI
Victor

Ne joue pas les Don Quichotte il y en a déjà suffisamment dans cette affaire... C'est fou le nombre de chercheurs qui cherchent sans comprendre quoique ce soit

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StarDreamer

A mon avis, c'est un scénario bien plus compliqué.
En bon scientifiques, appliquons le bon vieux principe du Rasoir d'ockham : aller au plus simple.

Depuis plus de 10 ans que je regarde le monde gesticuler autour de ce sujet, je remarque plusieurs choses :
1/ on fait peur aux gens sur le sujet, chaque jour, chaque heure, pour les lobotomiser et les culpabiliser -> ce qui arrive est de votre faute ; si rien n'est fait ce sera de votre faute. Donc, on étouffe toute contestation dans l'oeuf, on diabolise ceux qui ne sont pas d'accord, on rend honteux ceux qui ne voudraient pas "payer" pour réparer.
2/ On suit la vague bobo écolo (qui n'est pas un mal en soi) dans ses clichés, et par récupération politique, on greffe ce réchauffement climatique aux aspirations vertes, récupérant toute une population souvent jeune (souvent manipulable) et donc future rentière de l'état (par l'impôt).
3/ des milliers de labos trouvent des sources de financement grâce à ce sujet prolifique.
4/ toutes les solutions proposées à court terme passent par des taxes, et uniquement des taxes.

Oserais-je dire que tout n'est finalement qu'une question de fric ?

De par ces constatations, je pense que toute parlotte politique n'a donc plus aucun sens (sur ce sujet).
Les vraies questions scientifiques (et il y en a, souvent importantes, peut-être même réellement vitales) sont éclipsées.

Et pour l'instant, la "chance" d'avoir 2 hivers froids consécutifs nous permet de souffler un peu ...
(miss météo ne nous gonfle plus autant avec son réchauffement climatique, et la taxe carbone est reportée à l'après 2012).

Et le côté le plus néfaste de toute cette embrouille, c'est que la vision curieuse et intéressée que j'avais sur ce sujet a disparue au profit de simples grognement hystériques ras-le-bolesques dès que j'entends parler du climat...

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StarDreamer

Zeko
Moi pareil....avant j'étais un écologiste convaincu, mais depuis quelques temps je me rends compte que mes positions n'avaient aucun fondement scientifique (en matière de corrélation activité humain - réchauffement climatique).

Sans jamais avoir été écologiste, j'ai toujours été conscient et prudent sur le non-renouvelable, ce qui est logique car lorsqu'on a vidé le frigo, il n'y a plus rien à manger si on a pas fait en sorte de pouvoir le remplir régulièrement.
Par des métaphores et des logiques simples, le message passe très bien. De l'éco-logique, en sorte.
Or... il s'avère que les messages qu'on nous balance sont d'un catastrophisme éhontés, sans chiffres, sans relations. On dit que c'est notre faute, qu'il faut réparer. Mais on est trop "bêtes" pour réparer, il faut donc payer pour que d'autres le fasse (fassent quoi ?)... il n'y a pas de théorie du complot, juste la réalité de la vache à lait. Marre de la grande nurserie franco-mondiale.

Zeko
Et la question des taxes....va t'on aussi taxer notre respiration ? (genre, il faut payer 50 euros pour courir un marathon, ou 0,5 euro par kilomètre si on va au travail en vélo ? )

Le respiromètre va être encombrant, jusqu'à ce que les chinois nous inventent un module bluetooth à intégrer dans les narines, connectés à notre téléphone portable dernière génération qui a nécessité des tonnes de CO2... :haaa:

Plus près de nous, à quand le rationnement de la viande rouge et le compteur de chasse sur les WC ?
Si seulement on pouvait devenir assez dociles pour s'aligner en rang comme des bovins ...

A ce rythme-là, les flux migratoires vont s'inverser et le nouvel eden sera dans les pays en développement voire le tiers monde...
(finalement, c'est peut-être ça le grand plan : rendre nos pays tellement inhabitables que personnes ne voudra venir s'y installer ........ :rD )

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cisou9

:_salut:
Le réchauffement est une réalité, il n'y a qu'a voir au Groenland les glaciers qui fondent, le problème c'est le permafrost en se dégelant, il libère du méthane qui est un gaz à effet de serre bien plus important que le CO2. :(

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StarDreamer

Le réchauffement est une réalité, je ne le conteste pas.
Le seul problème est qu'il a lieu depuis la sortie de la dernière ère glaciaire, et est très fort depuis la "petite ère glaciaire" du moyen âge.

Ce que je conteste, c'est à la fois les conclusions politisées du GIEC et les actions que nos politiques veulent appliquer.
Il n'y a pas de démonstration scientifique claire et totalement corrélée qui tienne la route sur l'implication de l'activité humaine dans l'accélération du réchauffement. D'ailleurs, on nous cache bien :
1/que ce réchauffement s'est accéléré avant l'ère industrielle (or, je ne vois pas comment les émissions de CO2 dues au pétrole d'un monde sans pétrole pourraient emballer la machine climatique :grat: )
2/ que le réchauffement s'est calmé ces 10 dernières années (tiens, ça correspond à un cycle solaire en cours, ça).
3/ que les carottages donnent des chiffres très controversés, exploitables tant dans un sens que dans l'autre.
Et Copenhage a été pour beaucoup de scientifiques l'occasion de pouvoir enfin s'exprimer face à une omerta d'obédience politique.

Bien sûr, l'augmentation de la population doit avoir un impact (on respire), ainsi que les transports et les industries.
Bien sûr, on ne sait pas jusqu'où ce réchauffement peut aller, et donc est-ce que la machine climatique peut s'emballer / risques de dé-séquestration naturelle du CO2 (les chiffres limite du réchauffement à ne pas dépasser sont donnés par le GIEC pour la limite sont des estimations "d'experts" mais sans valeurs scientifique).
Par contre, savoir si l'activité humaine est l'élément prépondérant, on n'en sait rien.
Savoir si arrêter toute l'industrie mondiale ou tuer toutes les populations pourrait arrêter le réchauffement, on sait pas non plus.

Le climat, comme la terre, comme tout biotope, varie / "vie". Le climat évolue donc. Et c'est normal.
En bien ou en mal, c'est une vision subjective humaine (on ne sera plus là que la terre / la nature y sera encore).
Et ma plus grande frayeur c'est le risque de jouer les apprentis sorciers en faisant du mal en essayant de faire un bien.
Imaginons qu'on applique tous les protocoles du monde, qu'on dépense des milliards pour "corriger" notre mode de vie, et finalement se rendre compte que le réchauffement est dû à d'autres processus inconnus à ce jour (écosystème, cycle solaire, martiens et j'en passe) tandis qu'on grelotte dans une polaire en hiver car le chauffage aura été interdit ?

D'ailleurs, ceux qui hurlent contre le réchauffement climatique, qui veulent un retour en arrière du climat ... un retour en arrière jusqu'à où ? Refaire "pousser" les glaciers... jusque dans les plaines de camargues, avec toute la france couverte de glace ?
JJ Rousseau doit se retourner dans sa tombe...

Note: je trouve qu'il y a bon dos de mélanger le "réchauffement climatique" (fait avéré qui dure depuis des millénaires) et une accélération de ce réchauffement (qui dure depuis des siècles ; et pas des décennies). De cet amalgame, on peut dès lors culpabiliser les populations en leur mettant sur le dos le réchauffement (qui est en fait l'accélération d'un réchauffement tout à fait naturel).

Note2: il n'y a aucune contestation de ma part que l'accélération de ce réchauffement pourrait être néfaste à des écosystèmes et des espèces. Mais, soyons clair : c'est la faute du réchauffement (l'accélération, je répète) -et donc de ses vraies causes cachées- et arrêtons de culpabiliser les gens en leur faisant croire que faire cuire la soupe va tuer des pandas.

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franckpiton

Certain pense que le réchauffement est de la faute de l'activité humaine, d'autre non, mais tout le monde s'accorde à dire qu'il y a bel et bien un réchauffement. Tout le monde aussi (à part les imbéc... qui se dise "chouette on va sortir les bermudas) est d'accord sur le fait que cela va provoquer de gros chamboulement qui vont couter très cher (une bonne dizaine de crises).

Ne serait il pas temps de laisser de côtés les débats stériles et de commencer à s'organiser ?