De la lumière pour lutter contre les maladies nosocomiales

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Une équipe de chercheurs de l'Université de Strathclyde à Glasgow (Ecosse) a découvert une nouvelle méthode permettant de lutter contre les bactéries. Il s'agit d'un système d'éclairage à haute densité.

La technologie utilisée permet de tuer les agents pathogènes tout en étant inoffensive pour les hommes. Il s'agit d'une lumière appelée HINS (High Intensity Narrow Spectrum, que l'on peut traduire par "Spectre étroit à haute densité"). Comme son nom l'indique, cette technique utilise un spectre étroit dont la longueur d'onde (405 nanomètres) est capable de détruire des germes. Son utilisation serait intéressante en milieu hospitalier.

La lumière HINS détruit les germes en milieu hospitalier - Illustration: Université de Strathclyde à Glasgow

Cette lumière excite les molécules présentes dans les bactéries, au point d'en provoquer leur suicide. Elle serait capable d'éliminer notamment deux des pathogènes responsables de la plupart des infections nosocomiales : le clostridium difficile et le staphylocoque doré (appelé aussi staphylococcus aureus).

L'utilisation de la lumière HINS présente de multiples avantages : elle paraît efficace, elle n'est pas néfaste pour l'homme, elle peut agir sur l'air et les microbes en suspension, et être utilisée de façon continue. Comme cette lumière présente une teinte violette, l'équipe de recherche teste actuellement une application similaire avec un système d'éclairage blanc à LED, moins gênant pour les patients et le personnel.

RE
Reumain.

Je suis un peu sceptique quand même. C'est comme le nettoyage au savon "anti-bactérien" qui doit être systématique chez le personnel soignant. Si ce gel tue 99% des germes comment ne tue-t-il pas les cellules de la peau qui sont des cellules sensibles et fragiles, malgré ce que l'on peut croire ? Ne me dites pas que c'est un gel qui s'attaque spécifiquement aux parois et capsules des bactéries car ce n'est pas vrai.

Même si c'est une nouvelle méthode qui se montre efficace contre le clostridium et le staphylocoque, ce qui est tout à fait génial, je ne pense pas qu'un dispositif de ce genre doit être placé dans la chambre d'un malade. Le vecteur principal des maladies nosocomiales, je vous le rappelle, est le personnel soignant. Si, lors de leurs études, on les éduquait un peu mieux avec des cours de microbiologie, je suis certain que ces maladies diminueraient en puissance.

Lorsque j'allais donner mon sang, j'étais effrayé par le manque de rigueur des infirmier(e)s qui s'en occupaient. Là où j'allais, ils désinfectaient la zone où l'aiguille allait être enfoncée, mais ils tapotaient au même endroit avec leurs doigts pour faire ressortir les vaisseaux sanguins. Où est l'utilité de désinfecter si c'est pour re-infecter avec des germes juste après ? D'autres se lavaient les mains, très bien, mais chipotaient un peu partout avant de procéder au prélèvement.

D'accord, les maladies sont là, mais si on veut vraiment les combattre et être efficace, il faut aussi aller voir à la base du problème.

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cisou9

:_salut:
En octobre 2006 mon épouse est entrée à l'hôpital d'Aix et des urgences elle est passée en réanimation, coma artificiel, trachéotomie, une première infection puis une infection nosocomiale, les médecins l'ont bourré d'antibiotiques, tant et si bien que quand elle s'est réveillée elle était sourde.
Ils ont écrit sur sa fiche qu'elle était malentendante ce qui est faux, finalement au bout de quelques semaines son ouïe est revenu progressivement. :grrr:

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StarDreamer

Je suis d'accord avec Reumain, sur le fait que la gestion de l'hygiène par le personnel soignant est la priorité.
Depuis quelques années, je constate que la plupart des personnes que je connais qui entrent en milieu hospitalier -souvent pour une pathologie sans gravité- en ressortent avec une maladie nosocomiale (le staphylocoque doré résistant, en fait).
C'est effarant, et le milieu hospitalier est en guerre permanente.

Je comprends que ce n'est pas évident pour le personnel soignant d'être toujours au top niveau asepsie, malgré les lavabos installés un peu partout ; surtout par le fait qu'ils sont débordés et que les infirmières font de leur mieux à courir d'un lit à un autre, avec des patients toujours plus exigeants et odieux (mon passage aux urgences, il y a quelques années, m'a permis de voir ce qu'elles ont à supporter ... :bisou: à toutes les infirmières qui lisent).
Par contre, j'avais pu voir des astuces intéressantes : en suisse, le personnel soignant à des blouses adaptées, avec des poches spéciales pour se laver les mains (sûrement remplies d'un gel antibactérien). Ainsi, après chaque visite, on mets les mains dans les poches et c'est tout propre pour repartir à la prochaine visite. Un geste naturel, sûr et sans perte de temps.
Et un coût qui doit être finalement dérisoire.

Ensuite, si un tel système de lumière antibactérienne (ça me rappelle les lampes UV anti-germes ...) peut être installé dans les hôpitaux à un coût acceptable (c'est un système qui a l'air tout bête, mais avec le jeu des brevets et des marchés publics, ça va taper à quel prix au final ???), ce sera toujours un plus.
Et à défaut de le mettre dans la chambre des patients (si ça dérange), pourquoi ne pas envisager cela dans des couloirs "anti-bactériens", ceux où les infirmières passent tout le temps ?

En tout cas, si cela permet de lutter contre les infections noso, je suis pour.
Un jour, ces infections vont risquer de faire plus de mal que les maladies pour lesquelles on rentre dans les hopitaux ...
... au risque de faire douter les patients du bien fondé d'aller à l'hopital (avec les conséquences qu'on peut concevoir).