Des tests imprimables contre la grippe

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Illustration: Wikimedia Commons

Des chercheurs ont conçu des transistors plastiques imprimables capables d'identifier le type de maladie dont souffre une personne.

Des maisons au chocolat, en passant par les robots et les robes de bal, il semble que les possibilités de l'impression tridimensionnelle sont illimitées. Néanmoins, ce n'est pas encore le moment de jeter votre imprimante à jet d'encre, elle pourra peut-être vous aider à diagnostiquer votre maladie.

Des chercheurs à l'institution catalane de recherche et d'études avancées (ICREA) et l'institut Leibniz de recherche sur les états solides et les matériaux de Dresde ont conçu des transistors plastiques imprimables qui peuvent détecter les pathogènes dans le sang ou la salive. À l'avenir, ils seraient en mesure d'identifier le type de maladie dont souffre une personne.

Le transistor reconnaît les biomarqueurs protéiques des maladies communes, et se met en marche uniquement lorsqu'une maladie est détectée. La revue New Scientist a rapporté que le transistor peut être imprimé grâce à une imprimante à jet d'encre en utilisant une encre spéciale intégrée dans un anticorps appelé l'immunoglobuline humaine G: «Cet anticorps s'attache aux antigènes de nombreux virus, bactéries et champignons courants. Lorsqu'une protéine d'une maladie s'attache à un anticorps, elle change les propriétés électriques du transistor, altérant ainsi le voltage auquel il se déclenche.» L'équipe expliquait à New Scientist qu'ultérieurement les docteurs pourraient imprimer une feuille du transistor, chacune équipée d'un antigène de maladie différent, et procéder au diagnostic de leurs patients pratiquement instantanément.

Un aspect important de la recherche, comme l'expliquait l'Institut catalan de nanoscience et de nanotechnologie (ICN), est que les scientifiques exploraient une solution de remplacement intéressante aux TFT inorganiques (silicium) à des TFT organiques (OTFT). Ces derniers offrent la possibilité de production de masse en utilisant la technologie d'impression traditionnelle et de travailler avec des matériaux à faibles coûts.

Tony Turner, responsable du centre de biocapteurs et de bioélectronique à l'université Linköping en Suède expliquait au New Scientist qu'il était impressionné par la validation de concept mais a tout de même soulevé les obstacles potentiels. «Il associe la sophistication de biocapteurs électrochimiques avancés avec une simple technique de fabrication», explique-t-il. «L'interférence provoquée par les changements de pH dans des échantillons réels pourrait constituer un problème pour eux, mais dans l'ensemble, le diagnostic mobile pour les soins de santé, la sécurité alimentaire et le suivi environnemental exige de nouvelles générations de systèmes de détection abordables.»

L'ICN a également fait remarquer qu'il reste encore de nombreux problèmes inhérents, notamment en ce qui concerne la stabilité à long terme et le manque de fiabilité.

KA
kace

Je suis pas sûr d'avoir tout compris, et ça ressemble pas mal à une blague ...

Et d'une, il faut une "encre spéciale" : s'il faut une encre spéciale qui se colore au contact des protéines d'une maladie, quel est l'intérêt de mettre ça sur une feuille de papier avec une imprimante ? Pourquoi acheter des feuilles et de l'encre spéciale, plutôt que d'acheter directement des languettes de tests qui font le job ?
Et de 2, l'article parle de "transistors en plastique" : il faut donc aussi une cartouche spéciale avec du plastique, les imprimantes savent gérer ??? Et le plastique étant a priori franchement isolant, je vois mal comment fabriquer un transistor avec ... Par ailleurs, qui dit transistor dit alimentation électrique : comment sont-il alimentés en électricité sur la feuille en papier ?

Bref, ça me semble assez fumeux ...
J'ai raté qqch ?

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cisou9

___________ :_salut:
Nous ne sommes pas le 1er avril.

Le corps humain peut générer un courant électrique suffisant pour alimenter un transistor. :jap:

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buck

Transistors plastique me semblent mal traduits, ca devrait etre plutot des transistors organiques , par contre je ne savais pas qu'ils etaient au point ni qu'on pouvait les imprimer
Les transistors ne s'activent qu'au contact de la cible, comme pour les puces a ADN, Tu fixe sur le drain du transistor un recepteur selectif d'une molecule(je doute un peu que ca soit imprimable facilement) , quand le complementaire du recepteur arrive a proximite, on a echange du nuage electronique de la molecule globale, et donc apparition d'un courant (et fixation de la molecule dans certains cas), ce courant ouvre le transistor qui modifie la couleur du tampon associe
Pour le reste ca doit venir du fait qu'il est plus facile de controler une cartouche que des papiers et que de plus sur le papier l'encre se trouve agressee par l'air et le papier et dc se deteriore a leur contact et est donc moins efficace

perso il n'y a que le cote imprimable facilement qui me fasse tiquer , le reste j'ai vu des demonstrateurs notament de la part de samsung fonctionnels, mais pas pres pour l'industrialisation

KA
kace

Ok, moins sceptique que moi et pas impossible apparemment, merci pour ces infos.
Ca n'empêche que je vois toujours pas l'intérêt (sans compter la faisabilité, douteuse) de l'imprimer soit même : quitte à acheter quelque chose (un flacon d'encre spéciale pour chaque test médical), pourquoi ne pas acheter directement des bandes de test toutes prêtes ??? Les bandes de tests toutes prêtes sont certainement plus fiables (pas de pb d'impression, de type de papier, contrôles qualité effectués en usine, etc ...) et sont toutes prêtes : pas besoin de s'embêter à les imprimer ...

buck
Transistors plastique me semblent mal traduits, ca devrait etre plutot des transistors organiques , par contre je ne savais pas qu'ils etaient au point ni qu'on pouvait les imprimer
Les transistors ne s'activent qu'au contact de la cible, comme pour les puces a ADN, Tu fixe sur le drain du transistor un recepteur selectif d'une molecule(je doute un peu que ca soit imprimable facilement) , quand le complementaire du recepteur arrive a proximite, on a echange du nuage electronique de la molecule globale, et donc apparition d'un courant (et fixation de la molecule dans certains cas), ce courant ouvre le transistor qui modifie la couleur du tampon associe
Pour le reste ca doit venir du fait qu'il est plus facile de controler une cartouche que des papiers et que de plus sur le papier l'encre se trouve agressee par l'air et le papier et dc se deteriore a leur contact et est donc moins efficace


perso il n'y a que le cote imprimable facilement qui me fasse tiquer , le reste j'ai vu des demonstrateurs notament de la part de samsung fonctionnels, mais pas pres pour l'industrialisation

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buck

oula il peut y avoir une multitude de cas ou la conservation une fois imprimee ne sera pas viable, notamment pour tout ce qui est degradation :

  • besoin d'une certaine humidite qui peut etre incompatible avec le papier qui se degrade a cause de l'eau et mise sous forme de capsule n'est pas compatible,
  • ou alors les recepteurs qui se degradent trop vite si il ne sont pas humide
  • ou deformation de l'enveloppe elecronique sans eau qui rendent inefficace les recepteurs,
  • pollution des capteurs,
  • duree de vie trop courte du circuit a cause des uv cassant les liaisons organiques