Et si les infections nosocomiales émanaient du patient lui-même ?

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Les infections nosocomiales représentent une menace sanitaire importante. C'est notamment le cas de celles causées par l'ICD, une bactérie autrement appelée "Clostridioides difficile" provoquant d'importants troubles intestinaux. Une récente étude révèle que la principale cause de ces infections pourrait en fait venir du patient lui-même.

Image d'illustration Pixabay

Beaucoup de moyens sont déjà consacrés à la protection des patients contre les infections nosocomiales. Cela va de l'hygiène des mains du personnel hospitalier à l'assainissement environnemental par exemple. Malgré cela, le nombre de patients infectés est toujours très important. Nous vous informions d'ailleurs il y a quelques jours dans cet article d'un nouveau procédé permettant de détruire ces bactéries. Une nouvelle étude nous apprend désormais que ces infections, que l'on pensait se propager d'un patient à l'autre, pourraient en réalité provenir du patient lui-même.

Pour arriver à cette affirmation, des chercheurs de l'Université du Michigan et du Rush University Medical Center ont réalisé une étude consistant à analyser les échantillons fécaux de chaque patient de l'unité de soins intensifs pendant 9 mois. Parmi les 1100 patients participant ainsi à l'étude, 9% ont été infectés par la bactérie ICD pendant leur hospitalisation. Les chercheurs ont comparé le séquençage du génome de 425 souches de cette bactérie, avec les souches observées dans les près de 4 000 échantillons fécaux recueillis, et ont ainsi pu analyser leur propagation.

Ils ont ainsi pu constater que très peu de souches étaient similaires entre les patients et que finalement, cette bactérie n'a pas été transmise entre eux (seulement 6 transmissions entre patients ont été confirmées sur la période). En réalité, cette bactérie était déjà présente dans l'intestin des patients au préalable, mais les chercheurs n'expliquent pas la raison pour laquelle l'infection s'est déclarée. L'enjeu est désormais d'identifier les moyens d’empêcher les patients de développer cette infection en cas d'alimentation par sonde ou d'administration d'antibiotiques par exemple.

Cette conclusion ne signifie pas pour autant que les mesures sanitaires mises en œuvre au sein des hôpitaux sont inutiles. Elles sont au contraire essentielles pour maintenir le taux de transmission à un faible niveau. Des recherches complémentaires seront encore nécessaires afin de comprendre comment les patients sont colonisés et ainsi prévenir leur infection.

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Eretol

Je conseillerais à ces chercheurs d'analyser la qualité du microbiote de ces patients. Ils devraient voir une dysbiose intestinale chez les patients qui sont infectés par la bactérie "Clostridioides difficile". C'est à dire, qu'ils verraient beaucoup d’entérocoques et autres bactéries opportunistes, et ils verraient un manque de lactobacille et de lactocoque (bactéries symbiotiques donc nécessaire à la santé humaine).
Aussi, je leur conseillerais de ne pas administrer des antibiotiques à ces patients en préventif car, bien que cela leur permettra de ne pas souffrir de cette infection à l'hôpital (et évitera les procès contre ce dernier), l'infection se passera une fois rentré chez eux (ou l'infection par une autre bactérie). Et les soignants auront donc contribué à ce que ces patients soient plus sujets à des infections, suivis d'un lot de maladies, ce qui est l'exacte inverse de la mission officielle d'un soignant/médecin. Donc antibiotique en curatif car tuer le microbiote ne fera qu'empirer les prochaines infections.
Pour le préventif, il n'y a qu'une alimentation équilibrée, variée, de qualité et quelques fois lactofermentée, qui permettra d'avoir un microbiote opérationnel, donc de ne pas avoir d'infections de ce type.
Dans leur domaine de recherche, quand tu ne comprends pas avec Pasteur, pose toi la question de savoir ce que tu pourrais en retirer avec Béchamp et là, tu trouveras ce que tu cherches.