Éthique: le danger des techniques de neuro-amélioration

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De nos jours, la neuro-amélioration n’est plus de la science-fiction. Les Hommes sont désormais capables de "booster" les performances cérébrales d’un individu en utilisant des médicaments spécialement conçus à cet effet. Selon le Comité consultatif national d’Éthique (CCNE), nous ne savons pas encore les risques de l’utilisation de ces types de médicaments sur une personne saine à long terme.

En effet, la neuro-amélioration est une technique permettant de perfectionner les capacités intellectuelles et l’état émotionnel d’une personne par l’utilisation des médicaments à l’instar de la Ritaline, la Modafinil ou encore les amphétamines. Il existe également d’autres méthodes comme la stimulation cérébrale transcrânienne ou le « neurofeedback ». Généralement, ces techniques sont destinées à améliorer les capacités des personnes malades. A court terme, ces méthodes permettraient à l’individu de gérer sa propre activité cérébrale en améliorant ses capacités visuo-spatiales et son temps de réaction.

Toutefois, le CCNE affirme que ces méthodes sont déconseillées pour les enfants, les adolescents et les personnes vulnérables. Aux États-Unis, près de 8 à 25 % des étudiants consommeraient du Ritaline pour améliorer leurs performances. D’après un sondage réalisé par l’Observatoire de la Vie Étudiante (OVE), les Français privilégient la consommation des compléments alimentaires. Cependant, les effets à long terme de la prise de ses substances ne sont pas connus.

AL
alessandro pendesini

Bonjour

Des techniques de neuro-amélioration dites-vous ?

La vertigineuse dérive que l’on observe depuis une quinzaine d’années a déjà eu pour conséquence de pousser un nombre considérable d’individus à prendre des antidépresseurs, des antipsychotiques, des anxiolytiques, des régulateurs de l’humeur, des somnifères ou des antalgiques. Nous sommes devenus une société de consommateurs de psychotropes ! Aux Etats-Unis, un adulte sur cinq (en 2012) absorbe au moins un médicament visant à « traiter » un trouble d’ordre psychiatrique : 11% des adultes, dont 21% de femmes, ont été sous antidépresseurs en 2010 ; près de 4% de enfants prennent des psychostimulants, 4% des adolescents se voient eux aussi prescrire des antidépresseurs et 25% des pensionnaires des maisons de retraite ont déjà consommé des antipsychotiques. Au Canada, la proportion de psychostimulants a augmenté de 36% entre 2005 et 2009, et celle de certains antidépresseurs (les inhibiteurs sélectifs de la récapture de sérotonine, ISRS) de 44% !
Aux Etats-Unis, 6% de la population est ainsi « accro » aux médicaments, au point que le nombre de consultations d’urgence et de décès occasionnés par la consommation de psychotropes sur ordonnance est désormais supérieur au nombre de victimes dues à la consommation de narcotiques !...A méditer

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cisou9

:_salut:
Il y a eu un article (je n'ai pas retrouvé le lien) ou un de ces médicament a été retrouvé dans le saint Laurent, les poissons l'absorbent. :yxt:

IS
Isabelle

Voilà l'article en question "Les Montréalais nourrissent les poissons au Prozac" Les Montréalais nourrissent les poissons au Prozac

Environ un Montréalais sur quatre consomme une certaine forme d'antidépresseur et, selon une nouvelle recherche, ces médicaments sont transportés par les canalisations d'eau et ont un effet sur les poissons. Cette découverte revêt une importance à l'échelon international puisque le système de traitement des eaux usées de la municipalité ressemble à ceux des autres grandes villes et qu'il est par ailleurs reconnu comme le troisième plus grand système de traitement au monde.

C'est également vrai pour des hormones venant des contraceptifs, la pilule, qui se retrouvent dans l'eau et une étude va même jusqu'à proposer la caféine comme indicateur de la pollution de source humaine de l'eau:

"Les taux de caféine dans l'eau indicateurs de pollution humaine" Les taux de caféine dans l'eau indicateurs de pollution humaine