Fujifilm Finepix X100: classissisme novateur

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

C'est aujourd'hui que la photokina a ouvert ses portes. La photokina est le salon allemand de la photographie et est à ce milieu ce que le salon de Frankfort est à l'automobile. C'est donc l'un des plus gros événements autour du matériel photographique.

En général, les plus grosses nouveautés circulent souvent sous forme de rumeurs avant le salon. Mais une fois n'est pas coutume, l'une des principales nouveautés de ce début de salon est aussi une énorme surprise. Fujifilm présente en effet un appareil qu'on croirait à première vue venu tout droit des années 60 et 70.

Contrairement aux apparences, cet appareil est une nouveauté 2010 !
(image Fujifilm)

Même le logo "Fujinon" semble venir des années 60.
Les plus observateurs noteront l'absence de bras d'armement et le bouton "fn"
(image Fujifilm)

Un appareil photo historique

Comme en témoignent les photographies, le Fujifilm Finepix X100 a tout d'un appareil à film. Vu de devant et du dessus, il est impossible de voir la vrai nature de cet appareil. C'est seulement sur l'arrière que le nouveau compact montre une touche de 21ème siècle avec un écran LCD et des boutons plus typés « numérique ».

Pour autant, le X100 n'est pas seulement un appareil stylé, il renferme un capteur de réflex au format APS-C devant lequel se place une optique à focale fixe 23mm, soit l'équivalent de 35mm, une valeur très courante sur les télémétriques des années 70. Cette optique se distingue elle aussi par une ouverture de f:2.0, là aussi, une valeur commune il y a 40 ans, mais devenue (trop) rare depuis. Ceux d'entre vous qui ont connu et apprécié les appareils télémétriques des années 60 et 70 seront ici en terrain connu.

De dos, le X100 révèle ce qu'il est : un appareil numérique
(image Fujifilm)

Innovations technologiques

Jusqu'ici, nous avons vu certes des originalités, mais pas vraiment de nouveautés technologiques. Commençons par le capteur. Le capteur de 12 mégapixels au format APSC se base sur un modèle déjà vu sur plusieurs appareils reflex. Cependant, le fabriquant japonais, spécialiste des capteurs hautes sensibilités y a apporté sa touche. Les petites microlentilles de surface sont en décalage avec les photodiodes, tranchant avec l'état de l'art qui consiste à les placer juste en face.

Le capteur est légèrement différent de celui que l'on retrouve sur un réflex classique
(image Fujifilm)

Cependant, la vraie nouveauté se situe au niveau du viseur. A première vue, il ressemble aux viseurs classiques des appareils compacts des années 60 et 70. En réalité, il s'agit d'un viseur combinant un viseur classique avec surimpression d'informations et un viseur électronique. L'utilisateur peut choisir ce qu'il voit : soit l'image en provenance du capteur, soit l'image du viseur. Le Fujifilm Finepix X100 combine ainsi trois modes de visée : visée optique, visée électronique « bridge » et visée sur écran, un cas unique.

Le viseur est la pièce maitresse du Fujifilm Finepix X100
(image Fujifilm)

Dans le monde de la photo de 2010

Son capteur de reflex, son aspect historique, la qualité de fabrication, ses nombreux réglages en fait un appareil haut de gamme. Cependant, la tarification sera en rapport dont le prix devrait avoisiner les 1500€, même si cela n'a pas encore été confirmé (le chiffre de 1700$ circule), soit un prix proche du Leica X1, son concurrent direct. Cependant, le pari est risqué, Fujifilm n'a pas la même image que Leica et surtout, l'optique est fixée à l'appareil.

Or, le Finepix X100 sera aussi concurrencé par des appareils de même gabarit, mais à optique interchangeable. Panasonic, Olympus, Sony, Samsung sont présents, Nikon va bientôt se lancer avec son future système (parfois dénommé Q) et Canon rode déjà. Seul Sigma et Leica commercialisent de gros compacts avec capteur de reflex et optique fixe.

Des appareils compacts avec grand capteur et optiques interchangeables sont de redoutables concurrents.
Ici, l'Olympus EP-1 (image Olympus)

Ce choix a un avantage : il est possible d'optimiser à l'extrême l'optique en qualité et en encombrement. Le fujifilm est ainsi moins encombrant que ses concurrents à optique interchangeable, y compris avec optique "crêpe" (communément appelé pancake). Cependant, pour un tarif très élevé, le champ d'application de l'appareil risque d'être assez limité: pas de vrai grand angle, pas de focale « portrait ». Fujifilm fait là un pari à la fois séduisant mais pour le moins risqué.

avatar
buck

:lol2: :lol2: :lol2: optique crepe :lol2: :lol2: :pet: Pancake (avec un c pas un k ;) ) c'est mieux, la francisation a tout va ...
Belle bete en tout cas
Les microlentilles decalees c'est interressant, par contre ca force a n'utiliser qu'une focale

avatar
cisou9

ca force a n'utiliser qu'une focale

Pourquoi ???? :_grat:

ST
StanPhoto

Le décalage des photosites est étudié en fonction de l'angle d'incidence des rayons lumineux. Cet angle varie selon le type d'objectif et la focale utilisée. Donc si fuji veut sortir un 15mm et un 32mm il devra modifier un peu la disposition des pixels sur son capteur.
Quant à la concurrence, elle n'a pas osé proposé des formules assez aboutie. Chez Pana. olymp., il manque un viseur intégré même numérique. Le viseur en kit optionnel est volumineux et "skoitte" la griffe du flash. Le capteur prends pleins de petits points rouges à partir de 1600 iso. Si olympus sort un Pen ep3 avec un viseur dans le coin et un capteur qui monte à 3200 iso (celui du Pana gh2???) alors, il y aura de la concurrence. Le nex de Sony est un beau produit, mais ne s'adresse pas à la même clientèle. Son utilisation en manuelle n'est aussi pas intuitive que le Fuji (de ce que j'ai lu dans "Réponse Photo") mais la qualité d'image est là.
Ici le fuji répond à tous mes critères, y compris une mise au point à courte distance. Ce qui est inhabituel pour un télémétrique. Mais je ne sais pas si en manuel focus, il fonctionne comme un Leica M?
Stanislas

avatar
cisou9

:_salut:
Merci Stanislas pour ta réponse détaillée.