Il y a de l’eau partout… mais peut-on en boire ?

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« Depuis quelques générations, la nappe phréatique est très polluée partout dans le monde, ce qui a un impact néfaste sur les réserves d'eau potable », indique Barbara Sherwood Lollar, titulaire de la chaire de recherche du Canada en géochimie des isotopes de la Terre et de l'environnement de l'University of Toronto.

Dans le cadre de ses travaux, elle étudie des initiatives sociales visant à inverser et à éliminer le processus de pollution de la nappe phréatique. De plus, elle s'intéresse à l'efficacité de technologies de biorestauration, qui font appel à des microbes afin purifier des contaminants organiques tels que les hydrocarbures pétroliers (le pétrole, l'essence ou le diesel) ou des produits chimiques utilisés au sein de l'industrie de l'électronique ou du transport.

Même si l'élimination de ces contaminants semble assez bien réglementée de nos jours, cela n'a pas toujours été le cas. Ainsi, immédiatement après la Seconde Guerre mondiale, le laxisme des règlements et de leur mise en application a légué à l'Europe et à l'Amérique du Nord un héritage de contamination. « Cette contamination a eu un effet néfaste sur l'environnement, indique la chercheure. Elle est toujours présente, et il faut s'en occuper. »

Au cours de la dernière décennie, de nombreuses techniques utilisées pour purifier la nappe phréatique ont fait appel à la microbiologie et aux travaux de géochimistes comme Mme Sherwood Lollar. « L'être humain n'est pas conçu comme les microbes sur le plan génétique, explique-t-elle. Dans de nombreux cas, les microbes présents à l'état naturel se nourrissent de contaminants organiques et les convertissent ainsi en produits finaux non toxiques. »

Jusqu'à maintenant, la plus grande difficulté consistait à prouver que ce processus existe et que les microbes purifient vraiment les contaminants. Mme Sherwood Lollar a donc élaboré des techniques qui permettent de savoir où se produit cette purification et, ce qui est tout aussi important, où elle ne se produit pas.

« Des éléments tels que le carbone comportent des isotopes stables différents, soit le carbone 12 et le carbone 13. L'un est un peu plus lourd que l'autre, et les microbes ont tendance à se nourrir surtout du plus léger des deux. Lorsque ces microbes ont opéré pendant un certain temps, la proportion de carbone lourd et de carbone léger change. C'est ce changement – que l'on appelle « signature isotopique » – qui permet de savoir si de l'eau a été purifiée », précise la chercheure.

En purifiant la nappe phréatique contaminée, il est possible de récupérer ce qui serait autrement une ressource perdue. Les organes de réglementation commencent à utiliser cette technique, et Mme Sherwood Lollar collabore avec un groupe international de scientifiques afin de préparer un document d'orientation pour l'Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis. Ce document comportera un ensemble de recommandations liées à l'utilisation de la technique sur le terrain, ce qui représentera une première étape de l'intégration de celle-ci.

« On pense souvent, à tort, que l'eau – en particulier les réserves de la nappe phréatique – constitue une ressource renouvelable, indique la scientifique. Pourtant, ce n'est pas le cas, donc il est particulièrement important de gérer cette ressource efficacement et de faire tout ce qui est possible afin de conserver, de protéger et de restaurer les réserves dont on dispose. »

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QJ

Loin de moi l'idée de remettre en cause les travaux sur les microbes ou le fait de ne pas polluer, mais il faut reconnaitre que pomper de l'eau des nappes phréatiques, devient de plus en plus problématique. Or des alternatives existent.

En Europe, on s'est approvisionné en eau pendant des siècles en utilisant des puits et/ou l'eau de pluie.
Et nos aïeuls buvaient cette eau.

Nous sommes génétiquement programmés pour boire de l'eau que l'on considère au jour d'aujourd'hui comme "impropre".
Or en Europe, nous avons tout les moyens à notre disposition pour recommencer à boire de l'eau de ruissèlement, sans provoquer forcément une catastrophe sanitaire.

Voyez cette exemple:
http://archives.lesoir.be/une-eau-de-pl ... 0C1WY.html
Je connais personnellement la personne qui récupère ainsi son eau de pluie, je vous rassure tout de suite, il est en bonne santé ainsi que sa famille.

Je pense qu'à terme, on va se mettre à économiser l'eau, comme l'on commence déjà à économiser le pétrole.
La bonne nouvelle, c'est qu'il est déjà possible de le faire, et sans se mettre dans l'inconfort.

A méditer.

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StarDreamer

Je rejoins QJ sur le fait que l'eau de pluie n'est pas nécessairement impropre à la consommation.

Qui plus est, lorsque l'eau du robinet "pue le chlore", je me dis que ce n'est pas sans raison (style l'approvisionnement est pété de bactéries et la gastro n'est pas loin) et qu'il serait plus sain de boire alors de l'eau de pluie simplement filtrée...

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Spirit of Nicopol

Je suis assez d'accord avec vous sur le principe, nos ancetre (bien + proche qu'on le croie) buvais de l'eau bien moins propre qu'aujourd'hui sans trop de soucis et ce n'était pas une mauvaise chose, comme on dit "ce qui ne nous tue pas nous rend + fort", cet facon d’aseptisé notre environnement nous protege mais nous affaiblie aussi. Sauf que aujourd'hui l'eau de ruisselement et de pluie comme le dit l'article sont loin d'etre saine, la pollution est autant dans l'eau que dans l'air mais il suffit d'aller en afrique ou d'autre pays moins avancé que nous, pas de pollution et pour autant l'eau est bien sale et rend malade.
La ou les efforts pourrai etre fait (au dela de l'inévitable économie global) c'est de limiter l'utilisation de "l'eau de ville" filtrée, désinfectée, clorée, propre et effectivement utiliser + l'eau de pluie et des puits pour une utilisation courante. J'ai eu la chance de grandir dans une maison avec un puits contenant une eau presque considéré comme potable sans aucun autre filtrage que naturel et qui était donc utilisé pour la douche, la vaisselle, etc... Seul l'eau potable venait de l'eau courante.
A suivie le stockage de l'eau de pluie pour arroser les plantes, 2 fois 200L y'a de quoi faire et c'était tres souvent plein bien sur (quand je dis qu'il fait moche sur Paris).