L'amnésie infantile fait répéter les erreurs aux jeunes enfants

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Les enfants seraient sujets à une forme d’amnésie jusqu’à l’âge de trois ans puisque leur mémoire à long terme n’est pas encore fonctionnelle. C’est la conclusion présentée par Paul Frankland lors du meeting annuel de l’association canadienne de neuroscience. Ce chercheur canadien s’est penché sur « l’amnésie infantile ».

Selon ses explications, la vitesse de développement des cellules nerveuses de l’hippocampe, organe important pour la mémoire, entraîne une amnésie chez les enfants de moins de trois ans. Ce processus expliquerait donc notre incapacité à nous remémorer précisément de notre petite enfance. Cependant, à partir de cet âge, le développement cellulaire se ralentit et permet un stockage d’informations plus important.

À cause de cette « amnésie infantile », les enfants de moins de trois ans ne sont pas en mesure de se souvenir de leurs erreurs. Incapables de se constituer des souvenirs sur le long terme, ils ne sont pas disposés à retenir des consignes ou des réprimandes. Comme exemple, Paul Frankland a pris sa fille de quatre ans, avec laquelle il a travaillé sur cette étude. Bien qu’elle ait des souvenirs précis sur des endroits qu’ils ont visités quelques mois auparavant, le neuroscientifique pense qu’elle finira par les oublier.

AL
alessandro pendesini

Bonjour
Nous avons deux types de mémoire : explicite -avec ses variantes- et implicite. Cette dernière est opérationnelle bien avant la naissance !
On ne se souvient jamais de quelque chose dont on n’a pas fait préalablement l’expérience consciente.
Ce qui fait que certains troubles, phobies, névroses etc..tout en se développant inconsciemment, se manifestent visiblement plus tard. Parmi ceux-ci il y a l’angoisse pathologique ressentie par certaines personnes, incapables de savoir remonter à ses origines ou causes (si celles-ci ont débuté avant deux-trois ans), car, comme dit justement l’article, nous commençons à mémoriser « explicitement » à partir d’environ deux(trois) ans.
N.B. :Nous naissons dotés de certaines structures c.à.d de connexion neuronales qui se mettent en place d’une façon génétiquement déterministe. Mais la qualité de soins maternels prodigués aux nouveaux-nés ont un impact important sur les circuits neuro-synaptiques qui déterminent -en grande partie- la personnalité de la première enfance pouvant persister jusqu’à l’âge adulte !
Sans oublier que cela débute déjà dans le ventre maternel par plusieurs facteurs directement liés à la mère (hygiène de vie, nourriture, stress, tabagisme, opiacés, dépression etc…) et son environnement dans lequel elle évolue. :cry: