L'antimatière contre le cancer

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Au CERN, une expérience inédite, susceptible de trouver des applications dans le traitement du cancer, a donné ses premiers résultats: les antiprotons sont quatre fois plus efficaces que les protons pour irradier les cellules.

De gauche à droite: Michael Holzscheiter avec ses collaborateurs
Niels Bassler et Helge Knudsen devant l'expérience ACE.
Le faisceau de particules pénètre dans un tube de cellules au coeur d'un récipient
contenant une solution de glycérol et d'eau

ACE (Antiproton Cell Experiment), également connue sous le nom d'AD-4, est une petite expérience dont les retombées pourraient s'avérer gigantesques. Son appareillage, qui ressemble à un petit aquarium, ne laisse pourtant pas présager qu'elle va déterminer si l'antimatière pourrait être utilisée pour traiter le cancer.

L'expérience ACE, lancée en 2003, est la première à étudier les effets biologiques des antiprotons. Elle rassemble des spécialistes de la physique, la biologie et la médecine, provenant de dix instituts du monde entier. L'équipe a publié récemment ses premiers résultats et certaines de ses découvertes sont impressionnantes.

Actuellement, les traitements faisant intervenir des faisceaux de particules utilisent en général des protons pour détruire les cellules tumorales d'un patient. Lorsqu'un faisceau de particules lourdes et chargées pénètre dans le corps humain, il cause très peu de dommage aux tissus en début de parcours. C'est seulement dans le dernier millimètre du trajet, lorsque, après avoir progressivement ralenti, il s'arrête subitement à une profondeur précise (fonction de son énergie initiale), qu'il entraîne une lésion importante. « Un peu comme une voiture qui roulerait doucement, puis freinerait brutalement une fois arrivée au stop », explique Michael Doser du CERN, l'un des collaborateurs d'ACE.

L'expérience a mis à l'épreuve le principe d'un traitement utilisant des antiprotons comme variante en comparant directement l'efficacité d'une irradiation cellulaire avec des protons et avec des antiprotons. Pour simuler une coupe transversale de tissu dans un corps humain, des tubes ont été remplis de cellules vivantes de hamster en suspension dans de la gélatine. Les scientifiques ont irradié l'une des extrémités du tube à l'aide d'un faisceau tantôt de protons et tantôt d'antiprotons, ayant une portée de 2 cm dans l'eau, et évalué la proportion de cellules encore en vie après irradiation en fonction de la profondeur dans la cible.

La comparaison des effets des faisceaux de protons et d'antiprotons entraînant des lésions identiques à l'entrée de la cible a montré que les dommages aux cellules situées à la fin du trajet du faisceau étaient quatre fois supérieurs avec le faisceau d'antiprotons.

Michael Holzscheiter, porte-parole de l'expérience ACE, explique la portée de cette découverte: « Pour obtenir le même degré de dommage dans les cellules de la zone visée, il faut quatre fois moins d'antiprotons que de protons. L'utilisation des antiprotons réduirait sensiblement les dommages aux cellules le long du trajet suivi par le faisceau. Comme ils ont une capacité inégalée à préserver les tissus sains, les antiprotons pourraient s'avérer particulièrement utiles dans le traitement des récidives cancéreuses où cette caractéristique est essentielle ».

Les antiprotons sont des particules d'antimatière. Ils doivent être produits en petites quantités dans un laboratoire à l'aide d'un accélérateur de particules. « Le CERN est le seul endroit du monde où l'on peut disposer d'un faisceau d'antiprotons de qualité, ayant une énergie suffisamment basse. Sans le décélérateur d'antiprotons du CERN, ces expériences n'auraient pas vu le jour », indique Niels Bassler, autre porte-parole d'ACE. Lorsque des particules de matière et d'antimatière se rencontrent, elles s'annihilent, transformant ainsi leur masse en énergie. ACE se sert de cette propriété, car l'antiproton pourrait s'annihiler avec une partie du noyau d'un atome de cellule cancéreuse. Les fragments produits par l'énergie émise lors de l'annihilation seraient projetés sur des cellules cancéreuses voisines, détruites à leur tour.

D'autres essais sont en cours afin d'irradier des cellules plus profondes (à environ 15 cm de la surface). Des expériences destinées à comparer l'efficacité des antiprotons avec un autre type de traitement utilisant des ions carbone commenceront le mois prochain, au GSI (Gesellschaft für Schwerionenforschung), en Allemagne.

«A première vue, les antiprotons semblaient des candidats peu probables pour le traitement du cancer. Pourtant, nos résultats montrent que ces particules d'antimatière offrent les avantages tant de la thérapie par les protons que de celle par les ions carbone. Elles permettraient d'améliorer l'efficacité de la radiothérapie», explique Michael Holzscheiter.

D'autres tests sont prévus pour évaluer pleinement l'efficacité et l'opportunité des antiprotons pour le traitement du cancer et s'assurer qu'ils entraînent moins de lésions des tissus sains que d'autres méthodes. Une attention particulière sera accordée à l'étude d'éventuelles séquelles dues à l'irradiation. C'est un aspect important, dans la mesure où les antiprotons créent un champ de rayonnements particulièrement complexe et des particules secondaires de portées très diverses dans les tissus.

ACE est un merveilleux exemple de l'utilisation de la recherche en physique des particules pour trouver des solutions novatrices en médecine. Toutefois, la procédure de validation de tout nouveau traitement médical est longue. Si tout va bien, la première application clinique verra le jour d'ici à une dizaine d'années.

Le saviez-vous?

Le traitement du cancer par faisceaux de particules a été proposé en 1946 dans un article fondateur de R.R. Wilson ('Radiological Use of Fast Protons'). Cet article montrait que les protons et d'autres particules chargées lourdes possèdent une propriété unique, le «profil de dose inversé»: en entrant dans un corps humain, ils abandonnent l'essentiel de leur énergie à une profondeur déterminée par l'énergie initiale des particules. D'où une diminution importante de l'énergie déposée dans le tissu sain situé en amont de la tumeur visée par rapport à la radiothérapie classique par rayon X. Lorsque les particules s'arrêtent, aucune énergie n'est déposée au-delà de la cible. Cet article et les travaux expérimentaux qui ont suivi au Laboratoire Lawrence de Berkeley ont conduit au développement du traitement du cancer par les protons et, plus récemment, par les ions carbone, ainsi qu'à la création d'une quarantaine de centres dans le monde qui, à ce jour, ont traité environ 50000 patients.

VI
Victor

Quelles serait les interraction secondaires d'un anti proton avec la matière ordinaire j'avais toujours appris que çà réagisssait brutalement avec la matière bizarre comme expérience et est elle vraiment utilisable ? jusqu'à maintenant je croyais que notre monde réagissait violement avec l'antimatière...

VI
Victor

Tout compte fait je prends votre nouvelle comme un bobard rien que l'annihilation proton-antiproton dégagerait une énergie suffisante pour faire fondre votre éprouvette de l'ordre de 20 Gev par couple ce qui donnerait des gamma très dur et pas mal d'autres résidus je ne crois pas à votre News...

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fffred

il faut voir combien tu mets de protons !

si tu transcris 10 GeV en joules cela donne : 2e-9 joules
Et à raison de 10^10 antiprotons par seconde, on aurait 10 watts.

Alors à mon avis on fait durer le jet d'antiprotons pas longtemps, et en plus on ne mettra jamais autant d'antiprotons par seconde.

Dernière chose, pour que l'anti-matière s'annihile avec la matière, il faut qu'elles se rencontrent, et si la section efficace est trop faible, elles ne se voient pas passer. C'est pourquoi dans ce type d'expériences on arrive à faire voyager les antiprotons de plusieurs centimètres dans la matière avant qu'ils ne se désintègrent.

Et tu ferais mieux de croire à cette news car elle est tout à fait sérieuse. Va jeter un coup d'oeil sur google.

VI
Victor

Les messieurs de la photo devrait mettre tout de même une protection pour les gammas créés

VI
Victor

Puis question à un physicien des hautes énergies comme tu l'es comnent réagit un matériaux ici l'éprouvette à des gradiants très élévé de différence d'érnergie, çà doit tout de même le fragiliser un max

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fffred

mais non, comme je te le dis, l'énergie est bien dosée pour que cela ne pose aucun problème. Ce n'est pas de la haute énergie ici. De plus je ne vois pas pourquoi un gradient serait un problème.

L'expérience ne présente en plus probablement pas de dangers majeurs. Rappelle toi qu'ils comptent l'appliquer au corps humain !

KI
kicest

fffred
mais non, comme je te le dis, l'énergie est bien dosée pour que cela ne pose aucun problème. Ce n'est pas de la haute énergie ici. De plus je ne vois pas pourquoi un gradient serait un problème.


L'expérience ne présente en plus probablement pas de dangers majeurs. Rappelle toi qu'ils comptent l'appliquer au corps humain !

Et franchement, vous croyez vraiment que le générateur d'antiprotons était en marche au moment de la photo ? ??

VI
Victor

Pour revenir à ma question lors de la réaction d'annihilation tu reconnais toi même que la section efficace est réduite il doit y avoir une zone qui prends les 20Gev dans un espace réduit de l'ordre d'une grandeur atomique quelques dizième de nanomètre.... Et tu me dis que çà se répartit bien, j'ai toujours appris que l'energie cinétique mise en jeu doit apporter quelques troubles à l'ordre moléculaire, voire à la structure de l'ensemble, c'est la localisation du flash dans l'espace qui me pose problème et pas l'énergie moyenne du faisceau

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fffred

mais 20 GeV ce n'est rien à cette échelle ! En plus je ne vois pas comment tu sais que c'est 20 GeV. Avec quelques centaines d'antiprotons ca devrait pouvoir détruire quelques cellules, mais pas plus. Et c'est justement le but recherché ! Donc je ne vois pas le problème ....

Tu parles de la "localisation du flash" ... je ne vois pas du tout ce que ca change, ca détruit les molécules autour et voila ... pas de problème
La "zone" qui prend les GeV ce sont simplement des atomes qui se désintègrent ...

Pour la photo je n'en sais rien si le faisceau était là ...

VI
Victor

Pour l’énergie que dégage un antiproton en électron volt j’ai appliqué 2MpC²/e Mp masse du proton, C la vitesse de la lumière et e charge de l'electron le coefficient 2 car c'est un couple qui disparait... Ce qui donne 2X1.6725X10E-27X(3X 10E+8)²/1.609 X10E-19= 2X9.41Gev

VI
Victor

Ce n'est pas une particule de matière avec son énérgie cinétique qui se ralentit dans les cellules mais bien une réaction nucléaire avec son cortège de résidus parasistes comme des gammas et des neutrons thermiques... Tu en parle comme d'un rayonnement ionisant quelconques qui détruirait les cellules par pertes d'énergie cinétique. Pour te dire çà doit être localement beaucoup plus énergétique qu'une fusion nucléaire je ne dis pas autres choses...

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fffred

quoi que ce soit, ce n'est pas 20GeV, mais 2 GeV (refais ton calcul)

Et peut-être que les éléments créés sont dangereux, mais je pense que les gens qui font ca savent ce qu'ils font. Donc soit tu continues à dire qu'ils ont tord alors que tu ne t'y connais pas, soit tu vas leur demander les raisons.

Mais tes arguments sont très évasifs et ne convainquent que toi.

VI
Victor

t'as raison pour le calcul mais je suppose que la densité d'énergie doit produire quelques effets locaux question température par unité de volume
Puis des savants qui font des conneries çà sera pas la première

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fffred

oui mais 99 fois sur cent les autres gens qu'y s'y connaissent s'en rendent compte ... et vu que celle ci fait parler d'elle, je doute vraiment qu'elle soit stupide.