L'aspartame, édulcorant d'un grand nombre de boissons et d'aliments, peut affecter notre mémoire

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L'aspartame est largement utilisé pour édulcorer un grand nombre de boissons et aliments. Autrement dit, il s'agit d'un additif alimentaire qui sert à conférer un goût sucré aux aliments. Faible en calories, il a pourtant un pouvoir sucrant 200 fois supérieur à celui du sucre. On en retrouve ainsi dans bon nombre de produits tels que les sodas light, desserts, sucreries, chewing-gums, produits laitiers, etc. Selon une récente étude, la consommation de cet additif pourrait pourtant affecter notre mémoire.

Image d'illustration Pixabay

Dans le cadre de leur recherche, des scientifiques américains de l'Université d'État de Floride ont en effet trouvé un lien entre l'aspartame et les déficits de mémoire et d'apprentissage. Cette observation a pu être réalisée dans le cadre de tests menés sur des souris.

Pour mener ces tests, les chercheurs ont réparti les rongeurs en trois groupes : le premier groupe a reçu de l'eau ; le second avait accès à de l'eau mélangée à 7,6 centilitres d'aspartame par jour, correspondant à 2 sodas light si on le transpose à l'Homme (soit 7% de l'apport maximum d'aspartame recommandé par les autorités sanitaires américaines) ; et le troisième groupe avait accès à une quantité d'aspartame allant de 11 à 23 centilitres. Chaque animal a consommé les boissons fournies, pendant une durée de 16 semaines. Plusieurs tests ont ensuite été réalisés sur les rongeurs afin de mesurer leur mémoire et leur capacité d'apprentissage, en utilisant notamment des exercices de types labyrinthes. Résultat : les souris qui n'avaient pas consommé d'aspartame ont atteint l'objectif plus rapidement que les autres.

Les animaux ayant consommé de l'aspartame arrivaient toujours à atteindre l'objectif, mais avec une stratégie différente et en mettant plus de temps voire en nécessitant de l'aide. Il est également important de préciser que les scientifiques ont observé le même effet sur la descendance des rongeurs (mais pas sur leurs petits-enfants).

L'utilisation de ces additifs fait débat depuis maintenant plusieurs années, avec une crainte d'effets initialement insoupçonnés. Certains évoquent même des risques de cancers liés à la consommation de cet édulcorant. De précédentes études avaient déjà établi un lien entre la consommation de cet additif et l'anxiété chez la souris. Même s'il reste à confirmer si ces observations sont applicables à l'Homme, le résultat de ces recherches interpelle.

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Eretol

Bonjour,

Il est étonnant de constater que peu importe si l'histoire nous a déjà prouvé que l'aspartame était un poison, il y a une cinquantaine d'années, nous en sommes encore aujourd'hui à nous demander si l'aspartame est dangereux pour la santé humaine... Ces chercheurs consommeraient-ils de l'aspartame au point d'oublier les précédentes recherches ? Les lobbyistes de l'agrochimie ont fait du bon boulot puisqu'il y en a aujourd'hui dans la plupart des produits alimentaires, et ce depuis une quinzaine d'années. L'argent prime malheureusement toujours sur la santé, ce qui veut dire que même si cette recherche prouve l’un des problèmes de santé que pose la consommation d'aspartame, il se retrouvera dans nos aliments pour encore longtemps. Le seule cas où il pourrait être retiré de nos aliments, c'est si l'industrie agrochimique trouve une nouvelle molécule pour le remplacer et que cette molécule soit aussi cher, sinon moins que l'aspartame. Mais il y aura encore des problèmes de santé causé par cette nouvelle molécule (ex : BPA remplacé par le BPS qui est encore plus toxique), et il nous faudra encore une cinquantaine d'années pour que des chercheurs nous prouvent sa toxicité. J'ai une idée, peut-être stupide : pourquoi ne pas tester ces molécules avant de les autoriser sur le marché ? Ha oui, parce que les lobbyistes de l'agrochimie manipulent les processus de réglementation avec le consentement des pouvoirs de santé étatique qui tous, préfère l'argent à la santé de ses citoyens. Voila pourquoi 50 ans après nous en sommes encore là, à consommer un poison connu de tous. Et ce raisonnement est valable avec toutes les autres molécules (glutamate, dioxyde de titane nanoparticulaire, etc) ; ceci expliquant peut-être l'explosion de maladies métaboliques, auto-immunes et neurodégénératives. Source :