L'influence de l'argument santé sur la consommation

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Les sujets à qui l'on présente des biscuits à l'avoine et aux raisins comme une nouvelle collation santé en consomment spontanément 35 % de plus que ceux à qui l'on dit qu'il s'agit de biscuits gourmets faits avec du beurre et de la cassonade, a démontré l'équipe de Véronique Provencher.

L'information sur la saine alimentation abonde, mais les bons comportements alimentaires ne suivent pas. Comment faire le lien ?

Si la diffusion d'information sur la saine alimentation n'est pas accompagnée de stratégies visant à faire évoluer les comportements, il y a de fortes chances pour que les problèmes alimentaires actuels subsistent. Voilà, en gros, le message livré le 4 mai par la professeure Véronique Provencher, du Département des sciences des aliments et de nutrition de l'Université Laval, lors de la journée de formation sur la promotion d'un mode de vie sain, organisé par l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF).

Invitée à se prononcer sur les effets pervers de l'éducation à la bonne alimentation, la chercheuse rattachée à l'INAF a d'abord rappelé que l'information sur la nutrition abonde. Les gouvernements, les fabricants de produits alimentaires, les professionnels de la santé et les médias diffusent ad nauseam de l'information sur les aliments. Par contre, cette information tarde à s'incarner dans de saines habitudes nutritionnelles, constate-t-elle.

«L'une des raisons est que nous ne sommes pas tous égaux devant l'information nutritionnelle, explique la chercheuse. On estime que 60 % des Canadiens d'âge adulte n'atteignent pas un niveau de littératie leur permettant de prendre adéquatement soin de leur santé. Les personnes âgées, les immigrants et les gens qui ne possèdent pas de diplôme d'études secondaires ont un niveau de littératie inférieur à celui de la moyenne canadienne, de sorte qu'ils pourraient avoir de la difficulté à comprendre des informations sur l'alimentation comme celles trouvées sur l'étiquette des produits.»

Par ailleurs, l'information reçue est parfois mal interprétée, comme le démontrent les travaux sur les aliments santé qu'elle a menés avec son équipe. «Quand un aliment est perçu comme étant bon pour la santé, une surconsommation peut s'ensuivre. L'appellation "aliments santé" peut être trompeuse, créer un faux sentiment de sécurité et influencer la norme

La chercheuse estime que la transmission d'informations, seule, ne viendra pas à bout des problèmes actuels. Il faut y adjoindre des stratégies d'éducation en nutrition pour faciliter les apprentissages et l'adoption volontaire de comportements alimentaires sains. «Par exemple, il pourrait s'agir de cours de cuisine ou d'activités visant à mieux reconnaître les signaux de faim et de satiété ou à faire prendre conscience de nos comportements alimentaires, propose-t-elle. L'important est de développer la capacité de penser à l'alimentation de façon plus globale et plus critique. Il faut éviter de diaboliser les aliments perçus comme étant moins santé ou, à l'inverse, d'encenser une seule composante d'un aliment (par exemple les oméga-3 du saumon) sous prétexte que c'est bon pour la santé.»

MO
moufleS03

Je suis surpris de voir que l'article ne mentionne pas le matraquage publicitaire pour des produits très gras, très sucrée etc...
Ne pensez-vous pas que c'est à prendre en compte ???

C'est également une "stratégie d'éducation en nutrition", utilisant des moyens douteux pour "faciliter les apprentissages et l'adoption volontaire de comportements alimentaires"... malsains.

VI
Victor

Le sucre comme aliment est avant tout un aliment indispensable à notre équilibre
ce n'est que son excès qui en fait un poison
dans le même genre le sel qu'on a en trop dans nos aliments,
ce n'est pas possible de faire une campagne anti-sucre comme pour le tabac

AL
alessandro pendesini

Bon article dans l’ensemble, mais incomplet !!
Il n’indique nullement qui sont les (multi)responsables dans les tromperies et abus nutritionnels : c’est-à-dire
LES RESPONSABLES DE LA SANTE MONDIALE (OMS) et MINISTRES DE LA SANTE NATIONALE qui –par leur laxisme, et irresponsabilité- sous évaluent le manque d’Ethique –ou non respect de la déontologie de la santé- de la part des industriels -petits et grands- de la « mal bouffe ».
NB Si vous ne voulez pas courir le risque de contracter des maladies cardio-vasculaires graves, voire létales (la première cause de mortalité en Belgique et des pays occidentaux !), mais aussi l’obésité, le diabète sucré etc… je vous suggère de lire scrupuleusement les étiquettes de la nourriture (souvent quasi illisibles et mal détaillées !), notamment en ce qui concerne :
--Les graisses saturées (mauvaises graisses), cause majeure de dépôts de mauvais cholestérol (LDH) dans le circuit cardiovasculaire.
--Les graisses « trans » hydrogénées (véritables poisons pour nos artères !!!), qui se trouvent dans les brioches, pâtes molles, cakes, et surtout dans la pâte des PIZZAs surgelées !!
--Les taux de sucres (glucides) particulièrement élevés dans les boissons, confitures, biscuits, cakes etc..et souvent destinés aux…enfants et adolescents !!! (sic !)
--Les taux de sel qui, dans beaucoup de cas, est trop élevé pour nos besoins quotidiens !
La liste n’est évidemment pas exhaustive, hélas……
P.S. Sur la tombe de Spinoza est écrit : « CAUTE »……..
Bien à vous

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cisou9

:_salut:
Je suis d'accord avec Alessandro, surtout l'étiquetage illisible fait pour tromper le consommateur.

biscuits gourmets faits avec du beurre et de la cassonade

Dans les années 40, pendant la guerre, le sucre même avec les tickets était quasiment introuvable, par contre on pouvait avoir assez facilement de la cassonade. :jap:

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Spirit of Nicopol

Je plussois et rajoute une couche : comment croire en des pub mensongere balancées a longueurs de temps ? Au dela du manque de compréhension il y a aussi un laxisme volontaire très présent.
Les fast food c'est pas sain, tout le monde le sais, et pour autant les caisses ne désemplissent pas...
L'huile de palme qui est apparu seulement récement, tout le monde sais que c'est mauvais a tou tpoints de vue, surtout les indutriel, bin si on en met quand meme partotu et fait croire a une révolution pour les "nouveau" produits sans huile de palme... C'est la meme chose avec d'autres produits comme la matiere grasse hydrogené (j'avais entendu parlé de ca aussi), et meme des produits non consommables : les sel d'aluminium sur les déo, les gaz propulseurs, etc......

Faut savoir un truc, tout le battage fait sur la nutri, l'écologie et j'en passe, si y'avais une VRAI volonté de faire avancer les choses pour de VRAIS causes, ca avancerai, les gens sont des moutons docile... Sauf que c'est l'argent qui dirige, pas la santé, elle coute trop chere...

Après il existe moulte moyens d'améliorer sa nutrition, comme dit dans l'article, apprivoiser sa faim, c'est pas évidant mais ca peut etre très utile, apprendre a ne pas manger trop et le faire lentement pour cela il suffit d'avoir une assiette de petite taille (on va la remplir mais ca sera toujours mieux qu'une grande qu'on aura tendance a remplir aussi) et savoir que la sensation de satiété met environ 20minutes a arriver, il suffit donc de faire durer sa petite assiette pour manger peu et ne plus avoir faim.
Je n'applique pas ca tout les jours, je suis trop gourmand et maigre pour le faire mais je sais que ca marche pour l'avoir testé.

Pour le sucre heureusement qu'on peut pas l'interdire sinon ca serait trop triste :(

LO
Loindici

Oui on est des moutons, mais on mange ce qu'on trouve aussi. Il y a la qualité comme vous le dites, mais aussi les quantités. On apprend à bouffer pour quatre. Les frigos sont archi plein... et on jette, on jette. On est surtout mouton là. Mais la faute à qui, vous l'avez dit. La surconsommation. Ca fait tourner la croissance. C'est un peu hypocrite ensuite de venir s'étonner que les messages grassement payés par le contribuable ne servent à rien... Le législateur, il a un pouvoir, celui de faire des lois. On créé des calibrages pour les fruits et légumes, mais pour le calibrage santé, on touche pas, ça pourrait affecter la croissance... mais... on dépense pour dire que c'est mal... Sérieux, on est schizophrènes.

Les étiquettes sont illisibles et il est toujours question de rajouter toujours plus d'informations. On est noyé d'informations. "Fumer tue mais fumer paie la retraite des non fumeurs" "Bougez, niquez, mangez quatre tonnes de fruits et légumes par jour: on vous baise". Ils peuvent écrire ce qu'ils veulent on voit plus rien. C'est comme les lignes écrites en petit dans un contrat. C'est une arnaque. Société de surconsommation... "t'as mangé tes quatre bananes ?" "ah non j'en ai pris qu'une" "ah non tu montes pas te coucher avant d'avoir mangé les trois autres !" "tu as mangé tes kinders bueno, plein de lait pour bien grandir, parce que les produits laitiers c'est tes amis pour la vie"... Monde de merde^^.

Et en attendant, les premières victimes de cette mauvaise information, de la publicité, ce sont les plus pauvres. Comme c'est pratique. Paradoxalement, c'est eux qui consomment le plus ces produits, en général transformés... Ah la France d'en bas, elle peut bien se laisser traire.