L'oxycombustion: réduire les émissions industrielles de CO2

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Dans le cadre de recherches sur le procédé d'oxycombustion, des scientifiques de l'institut des procédés et des générateurs à vapeur de l'université de Stuttgart (IVD) travaillent actuellement sur une installation intégrant des procédés innovants de combustion et de dépoussiérage des fumées. Cet institut dispose pour cela de l'unique structure expérimentale européenne d'oxycombustion qui soit couplée à un système d'épuration des fumées, autrement dit de séparation du dioxyde de carbone (CO2).

Parmi les nombreux procédés de séparation du CO2 qui font l'objet de recherches, le procédé "Oxyfuel" (ou oxycombustion) fait partie de ceux qui présentent le plus de chances de succès. Le principe : utiliser de l'oxygène pur à la place de l'air pour brûler le combustible. Cette méthode permet d'accroître nettement la concentration de CO2 dans les fumées rejetées (jusqu'à 95%) et ainsi faciliter considérablement son piégeage, en vue de sa liquéfaction puis de son stockage à long terme dans des couches géologiques profondes.

Pour permettre le fonctionnement de l'appareil (d'une puissance thermique de 0,5MW) dans des conditions d'oxycombustion, un système de circulation des fumées dépoussiérées a été installé. Par ailleurs, l'institut dispose désormais d'une infrastructure complexe pour l'approvisionnement de différentes "chambres" d'essai en oxygène, dioxyde de carbone et azote.

Dans le cadre de ces activités de recherche, les scientifiques de Stuttgart caractérisent les propriétés d'allumage et de combustion de différents combustibles. A la suite de quoi, ils étudient la formation des émissions polluantes et leurs comportements dans différentes conditions atmosphériques et de recirculation. Ils peuvent ainsi en déduire les façons d'éviter la formation des polluants et établir des recommandations pour l'optimisation des brûleurs et pour l'analyse de la qualité des cendres et des poussières volatiles. Les résultats de ces recherches favorisent aussi le développement de modèles capables de simuler avec précision les procédés de combustion et de les optimiser.

Ces recherches sont menées dans le cadre de nombreux projets nationaux et internationaux, en particulier le projet européen ENCAP (Enhanced Capture of CO2) qui regroupe 33 partenaires scientifiques et industriels. Il faudra probablement attendre jusqu'à 2015-2020 pour voir apparaître les premières applications industrielles du procédé d'oxycombustion avec système de piégeage du CO2 intégré.

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StarDreamer

En lisant cet article, je me posais une question : quels sont les procédés chimiques -voire physiques- pour décomposer une particule de CO2 en C+O2 ? (ce qui permettrait de déposer le carbone, et relacher l'oxygène).

N'existe-t-il pas de procédés catalytiques ?
De même, ne peut-on envisager dans le futur l'usage de nanomachines permettant de casser la molécule, en utilisant l'énergie solaire (vu dans un précédent article, sur le sujet de nanorobots utilisant une source lumineuse comme énergie) ?

Si quelqu'un a quelques réponses... merci !

SD

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StarDreamer

Une recherche sur le net :
http://forums.futura-sciences.com/post964353.html

Sinon, il ne reste qu'à planter des arbres un peu partout ......

XH
Xhilit

Bonjour
J'ai déjà vu des systèmes permettant de faire l'opération CO2 + X Joules => C + O2

Je présume que vu la stabilité du CO2 , des hautes températures sont à mettre en jeu pour augmenter l'activité chimique. De même une faible pression absolue et l'évacuation des produits
C et O2 permetterait un bon rendement.
Donc j'imagine un arc dans lequel serait soufflé du CO2 vers le haut sous une cloche à vide avec le pompage de l'O2 vers le Haut et un collecte du noir de carbone en cendrier (voir graphite) Je pense que cette machine existe.(la dépression n'est pas obligatoire).
L'intéret actuel c'est de develloper des procédés pouvant gérer la cristillisation du carbone pour obtenir des fibres ou mieux des nanotubes.
A+