La compréhension des novae s’avère plus compliquée que prévu

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Appelées novæ, les explosions d'étoiles mettent en œuvre des réactions nucléaires entre les atomes de l'étoile. Pour mieux comprendre ces phénomènes violents, les astrophysiciens étudient le rayonnement émis par certains types d'atomes, notamment le fluor-18 issu des réactions. Or, des chercheurs du Ganil (1) (CEA-CNRS (2)), en collaboration avec des équipes anglaises, belges, roumaines et françaises, viennent de déterminer que le fluor-18 serait moins abondant que prévu.

Restes de l'explosion de la nova RS Ophiuchus

Cette découverte réduit donc la chance d'observer le rayonnement émis par cet atome. Elle implique de nouvelles contraintes pour l'observation et la compréhension des novæ. Ces travaux viennent d'être publiés dans la revue Physical Review Letters.

Connues depuis l'antiquité, les novæ sont des explosions d'étoiles qui se produisent environ 20 fois par an dans notre galaxie. Les physiciens supposent aujourd'hui qu'elles se produisent dans des systèmes binaires d'étoiles, formés d'une étoile géante rouge et d'une étoile compagnon petite et chaude, la naine blanche. «De la matière est arrachée de la première étoile et tombe sur la surface de la seconde, décrit François de Oliveira Santos, physicien au Ganil. Cette matière stellaire s'accumule en surface de la seconde étoile, entraînant une augmentation de sa température et de sa densité. De nombreuses réactions nucléaires, c'est-à-dire la transformation d'un ou plusieurs noyaux atomiques en d'autres particules, interviennent alors : les noyaux d'atomes stables (carbone, oxygène, etc) de l'étoile sont transformés en noyaux radioactifs, tel le fluor-18.» C'est en observant le rayonnement émis par ces particules que les chercheurs espèrent mieux comprendre les processus physiques en œuvre au cours des novæ.

Le fluor-18 est un atome radioactif dont le noyau instable est déficient en neutrons par rapport à sa forme stable, le fluor-19. Lorsqu'il se désintègre, le fluor-18 émet un rayonnement électromagnétique spécifique que les astrophysiciens étudient pour mieux appréhender ce qui se passe à l'intérieur des novæ. «La quantité du rayonnement émis lors de l'explosion dépend de la quantité de fluor-18 présent, explique François de Oliveira Santos.» Pour la déterminer, les chercheurs ont tenté d'identifier toutes les réactions nucléaires responsables de la création et de la destruction du fluor-18. Ces réactions dépendent de la structure des noyaux, elles ont donc été étudiées grâce à des accélérateurs de particules.

Une expérience réalisée à l'Université de Louvain-la-Neuve en Belgique, dans le cadre d'une collaboration internationale, a permis aux scientifiques de recalculer à la baisse l'estimation de la quantité de fluor-18 présente dans les novae. Conclusion, les réactions nucléaires impliquant le fluor-18 dans ces explosions entraînent sa destruction au-delà de ce qui avait été précédemment estimé. « Notre résultat est en accord avec des travaux théoriques récents, souligne François de Oliveira Santos. Nous l'avons obtenu grâce à une nouvelle technique expérimentale utilisant des faisceaux de noyaux radioactifs accélérés. » Il apporte de nouvelles contraintes pour l'observation et la compréhension des explosions stellaires.

Notes:

(1) Grand accélérateur national d'ions lourds situé à Caen.
(2) CNRS/IN2P3 : Institut national de physique nucléaire et de physique des particules du CNRS.

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$$$

Ça me dépasse, mais question : pour fluor-18, on dit fluor 18 ou fluor moins 18 ?

ps : On pourrait le récupérer pour en faire du dentifrice ?

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Aldebaran

Fluor 18

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Maulus

Mais alors, que disent les modèles théoriques récents qui confortes cette observation ?

VI
Victor

perso à ce que je connais du fluor c'est le seul élément à n'avoir qu'un isotope stable cette propriété est utilisée en spectrographe de masses

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bongo1981

cath's
Bonjour !


Le fluor est dans la catégorie des Gaz Nobles ( Gaz Inerte )

:non:
Pour une fois que j'arrive à comprendre ce que tu dis.
Le fluor est un halogène, il occupe la 7ème colonne de la classification périodique, il a 7 électrons périphériques, 3 paires non-linants, et 1 électron de valence. Le fluor est un gaz de couleur jaune.

cath's
surtout des fluor et certain Oxydes ,

Là tu te contredis, si un gaz est noble (donc inerte), il n'est pas réactif... donc les oxydes qui sont réactifs ne sont pas nobles...

cath's
cette catégorie n'a pas d'électronégativité .

Exact, les gaz nobles n'ont pas d'électronégativité. Par contre le fluor est l'élément le plus électronégatif.

cath's
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_inerte


Cath’s

Je vais être cassant... mais bon...
Ca ne sert à rien de balancer un lien, sans le lire, si c'est pour raconter des bêtises...

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Aldebaran

Bongo méchant tu as fais pleurer Cath's !

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bongo1981

cath's
Bongo ! Je ne te trouve pas cassant , tu fais bien de me reprendre .

Si si, même moi je le reconnais, j'aurais pu être un peu plus gentil :bisou:

cath's
J’ai inversé se que je voulais dire .


Les éléments dont l'électronégativité est faible sont appelés des éléments avec une électropositivité . l'échelle d'électronégativité de Pauling .

Si l'on regarde la classification périodique, l'on peut dresser des règles simples. Sur l'on parcourt une période (une ligne) de gauche à droite, l'électronégativité augmente. Si l'on reste sur une même colonne et que l'on monte l'électronégativité augmente aussi.