La crevette nordique se reproduit avec la fraîcheur

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La crevette nordique, celle rose et douce que vous trouverez le plus facilement dans une salade, se sert de la température comme indice pour pondre ses oeufs, ce qui pourrait donc la rendre vulnérable au changement climatique annoncent des chercheurs.

La crevette nordique, Pandalus borealis, représente environ 70 pour cent des 500 000 tonnes de crevettes récoltées annuellement en eaux froides. Ces crevettes sont considérées en général comme une alternative de type durable aux autres variétés de ces crustacés cultivées ou récoltées par chalutage dans les eaux plus chaudes.

Dans une nouvelle étude, Peter Koeller, du Bedford Institute of Oceanographyà Dartmouth au Canada, et ses collègues ont mesuré la durée d'incubation des oeufs de crevettes et le moment de leur éclosion et ils ont ensuite comparé ces données avec le déroulement dans le temps des efflorescences locales d'algues au printemps sources de nourriture pour les larves de crevettes. Les chercheurs rapportent que le cycle reproductif de la crevette se déroule en concordance précise avec le développement des efflorescences. Les algues ne sont toutefois pas à l'origine du signal de ponte, les crevettes femelles répondant plutôt à la température locale de l'eau en profondeur.

Sur le long terme, température de l'eau et efflorescences concordent bien en général et les auteurs en concluent que les crevettes ont évolué pour en tenir compte. Cette stratégie rend cependant les crevettes plus vulnérables aux variations de température et de période des efflorescences d'une année à l'autre, deux facteurs pouvant devenir plus fréquents avec la progression du changement climatique de la planète.

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Le propre de l'évolution est de s'adapter aux changements environnementaux . Cette évolution semble se réaliser selon les 3 scénarios suivants.
1/ Soit par rapport aux paramètres sélectionnés par la forme de vie au cours de ses évolutions précédentes et dans ce cas le changement se fait rapidement en marche d'escalier importante et touchent l'ensemble de l'espèce
2/ Soit sur des paramètres créés par les nouvelles conditions de vie et là encore l'évolution est rapide mais ne touchent que quelques membres de l'espèces provoquant une réduction importante de cette forme de vie (Cf : évolution du lézard de murailles dans les Etats des USA envahis par les fourmis de feu)
3/ Soit l'espèce en question est handicapée par un lest biologique important et peut alors disparaître

Dans le cas de la crevette nordique le paramètre "température" semble intégrée à cette forme de vie et les hypothèses 1/ et 3/ pourraient s'appliquer en cas de changement de température comme la terre en a déjà connue.

Quel est le lest biologique de cette espèce ?