La prise d’un traitement préventif contre le VIH réduit le risque d’être infecté

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La revue New England Journal of Medicine a publié récemment une étude majeure démontrant l’efficacité d’une nouvelle stratégie de prévention contre l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), à savoir une prophylaxie pré-exposition (ou pre-exposure prophylaxis, PrEP). Ces résultats sont les premiers montrant la capacité d’une méthode préventive à réduire le risque inter-humain de transmission de l’infection par le VIH.

Un total de 2499 individus à travers le monde fortement exposés au VIH mais non infectés a participé à cette étude et a reçu un ensemble de services préventifs dans le but de limiter leur risque d’être infecté au cours de l’étude : préservatifs, traitements et soins pour certaines maladies sexuellement transmissibles, conseils médicaux, dépistage VIH,… Chaque jour les médecins ont donné à la moitié des individus une pilule contenant deux médicaments antirétroviraux, l’emtricitabine et le tenofovir (FTC 200mg/TDF 300mg) largement utilisés actuellement, et à l’autre moitié une pilule placebo ne contenant pas de médicaments contre le VIH.

Au total, 64 infections par le VIH ont été constatées au cours de l’étude parmi les 1248 participants recevant le placebo alors qu’il n’y en a eu que 36 parmi les 1251 recevant la pilule FTC/TDF. Ces résultats indiquent une réduction de 43,8% du risque d’être infecté par le VIH lors d’une prise prophylaxique d’antirétroviraux. L’effet protecteur de la prise de médicament de manière préventive est d’ailleurs supérieur chez ceux la prenant le plus régulièrement : la réduction du risque d’être infecté par le VIH est de 72,8% parmi ceux prenant la pilule dans 90% des jours ou plus alors qu’elle tombe à 50,2% parmi ceux qui prennent la pilule dans 50% des jours ou plus.

Cette stratégie PrEP semble apporter une protection supplémentaire contre l’infection par le VIH à des groupes fortement exposés mais non infectés et doit être offerte en complément d’autres méthodes de prévention telles que le conseil, le dépistage du VIH, la prise en charge des autres maladies sexuellement transmissibles ou encore l’utilisation du préservatif.

OD
odysseus

Wow !

y'a des courageux prêts à recevoir un placebo pour contrer une contamination au VIH !
Balaise !

Ca revient à lutter contre un incendie avec un seau d'eau percé !
:heink:

IS
Isabelle

Ce n'est pas vraiment ce qui est dit:

Un total de 2499 individus à travers le monde fortement exposés au VIH mais non infectés a participé à cette étude et a reçu un ensemble de services préventifs dans le but de limiter leur risque d’être infecté au cours de l’étude : préservatifs, traitements et soins pour certaines maladies sexuellement transmissibles, conseils médicaux, dépistage VIH,…

A tous on leur a prodigué les mêmes moyens existants, c'est seulement la pilule testée qui est soit un placebo, soit des antirétroviraux à titre préventif, mais là c'est l'objet même de l'étude de voir si des antirétroviraux à titre préventif sont efficaces ou pas. Cette pilule leur a été donnée en supplément des autres moyens

FE
Felidae

Le bromure si cher à nos armées aurait toujours son effacité?

OD
odysseus

Zeko


odysseus
Wow !


y'a des courageux prêts à recevoir un placebo pour contrer une contamination au VIH !
Balaise !


Ca revient à lutter contre un incendie avec un seau d'eau percé !
:heink:


On citera leurs noms dans la notice du médicament :)


Mais plus sérieusement, d'après ce que j'ai compris, ces gens étaient de toute façon exposé au VIH, avec ou sans l'étude. Donc on leur a proposé un médicament expérimental.
C'est plutôt ceux qui ont pris le vrai médoc qui ont pris des risques.... les autres étaient "de toute façon" condamnés, si j'ose dire.

Personne n'est condamné a priori.
Les préservatifs existent comme prévention.

Donc "ils ne sont pas condamnés", ils se condamnent eux-même en décidant en connaissance de cause de ne pas se protéger.

avatar
cisou9

Donc "ils ne sont pas condamnés", ils se condamnent eux-même en décidant en connaissance de cause de ne pas se protéger

C'est bien ce que j'avais compris, j'ai relu l'article pour en être sur.

RO
Roroleblaireau

odysseus
Personne n'est condamné a priori.
Les préservatifs existent comme prévention.


Donc "ils ne sont pas condamnés", ils se condamnent eux-même en décidant en connaissance de cause de ne pas se protéger.

Ça c'est ta vision d'occidental qui, en plus d'avoir la prévention, a les moyens de se procurer des préservatifs !

Je ne suis pas sur que les "individus fortement exposés au VIH" soient dans la même situation que nous face aux MST. Je suis même persuadé qu'un français atteint du SIDA a une espérance de vie bien supérieure à celle de bon nombre de population ...

C'est gonflé d'aller dire que les populations les plus démunis de la planète, déjà soumis aux famines, aux guerres et aux maladies, se "condamnent à mort intentionnellement" parce qu'ils continuent à avoir des relations sexuelles !