La zone d'habitabilité du Système Solaire en question

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La zone habitable autour des étoiles est une zone théorique où l'eau peut rester liquide à la surface d'une planète et les conditions physiques (température en particulier) sont compatibles avec l'existence de la vie, du moins sous la forme que nous lui connaissons. En fonction du type de l'étoile et donc de sa luminosité, la distance de cette zone varie. Les étoiles deviennent plus lumineuses avec l'âge, repoussant la zone toujours plus loin. Si une planète évolue trop près de son étoile, la chaleur entraînera l'évaporation de l'ensemble des réservoirs d'eau liquide, au contraire des planètes les plus éloignées recouvertes d'océans et autres retenues d'eau complètement gelée.

La zone habitable en fonction de la taille de l'étoile

Dans le Système Solaire, on estime que cette zone autour du Soleil s'étend à partir de 0,95 à 1,67 unités astronomiques (UA, la distance moyenne de la Terre au Soleil, soit 150 millions de km environ). De fait, seule la Terre évolue dans cette région. Quant à Mars, elle se situe à la limite de la zone et reste donc un monde gelé. Cependant, d'ici quelques milliards d'années, la zone d'habitabilité s'étendra au-delà de l'orbite martienne de sorte qu'il est tout à fait possible que la vie martienne se développe une nouvelle fois, ou se réveille.

Les découvertes les plus récentes faites sur Terre mais également sur d'autres mondes du Système Solaire nous amènent à redéfinir ce qu'est la zone habitable du Système Solaire. Aujourd'hui, cette zone n'est plus seulement définie comme la région où l'eau peut rester liquide à la surface d'une planète.

La recherche astrobiologique dans les milieux extrêmes terrestres nous montre que des oasis existent dans les environnements les plus hostiles et ouvrent de nouveaux horizons pour la recherche de la vie sur d'autres planètes. Au-delà de la Terre, Mars et Europe ne sont plus les seules à être considérées comme potentiellement habitables pour des formes de vie (éteintes ou présentes).

Des satellites, tels que Ganymède, Callisto, et Titan, apparaissent comme de nouveaux candidats. Désormais, l'habitabilité peut être considérée à l'échelle d'une planète mais aussi à l'échelle de niches parfois microscopiques, à la surface ou à l'intérieur d'une planète. La vie n'a pas nécessairement besoin de l'énergie du Soleil et peut survivre des kilomètres sous la surface. L'éventail des habitats extrêmes terrestres inclut des environnements acides, alcalins, chauds, froids, hypersalins, soumis à des rayonnements intenses ou à l'aridité. Malgré ces conditions, la vie abonde.

Des environnements analogues existent sur d'autres planètes et l'exploration planétaire de ces 20 dernières années nous fournit une vision complètement nouvelle sur le potentiel de la vie dans notre proche voisinage planétaire. L'étude des milieux extrêmes terrestres nous interroge sur les limites (ou l'absence de limites) de la vie.

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jctof

"il est tout à fait possible que la vie martienne se développe une nouvelle fois, ou se réveille."
Ils y vont un peu fort quand même...

Il me semble que la formule suivante est plus adaptée : Les conditions de dévellopement de la vie telle que nous la connaissons seront de nouveau réunies.

Mais je pense que ce n'est pas très important en ce qui concerne Mars, j'espère qu'on s'en fichera pas mal dans 4 milliards d'années ; en revanche c'est interressant pour savoir sur quelle exoplanète chercher la vie .

Bonne nuit
:jap:

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byblo

On s'en fout, d'ici là chaque peuple aura sa planète noire personnalisée et customisée :sol:

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bwergl

a propos de la vie extra terrestre voici un lien comportant des indices fort interessants

http://www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Inf ... iemars.htm

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Vanos

La zone habitable des plus grosses étoiles est théorique étant donné la très courte vie des géantes (<1 milliard d'années)

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sonic

enfin une news qui fait le lien entre les extrémophiles et les possibilités de vie dans d'autres conditions que celles propres à l'homme.

ceci inclue donc que la zone habitable pourrait se voir étendue, si on prenait en compte ces extrémophiles ? ou cette zone en tient déjà compte ?

parce que si mars se retrouve dans cette zone, alors les trous peuvent etre des abris ?

attention ET est peut etre bien une grosse bébète à la alien :D
(obiwan prend ton super sabre laser !)

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StarDreamer

Adrien
...'il est tout à fait possible que la vie martienne se développe une nouvelle fois, ou se réveille...

M'aurait-on menti ? Il y a eu de la vie sur Mars ??? :siffle:

N'empêche, sur le schéma, ils ont oublié la lune !
A quant une expédition touristique chez les sélénites ?? :fada:

DA
dariolym

L'article est sympa, mais je trouve que c'est quand même une belle preuve "d'égocentrisme" que de limiter la "vie possible" à cette zone.

Quand à imaginer des EBE, pourquoi serait-elle forcées d'être faite comme nous? Pourquoi pas comme dans le film "Evolution" ou dans "Mars Attack" où notre atmosphère est poison pour les ET?

Enfin, ils doivent forcément avoir de bonnes raisons :)

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Vanos

dariolym
L'article est sympa, mais je trouve que c'est quand même une belle preuve "d'égocentrisme" que de limiter la "vie possible" à cette zone.

Non, c'est du réalisme.
Les contraintes physico-chimiques des molécules de carbone et de l'eau font que elles seules seules sont compatibles avec la vie, l'expérience à l'appui.
Le niveau électrique des autres atomes, comme par exemple le silicium ou le souffre, ne permet pas le développement de molécules à longues chaînes stables, ce n'est pas de l'égocentrisme que se plier à la réalité chimique.
Les délires de certains écrivains de SF ni de rêveurs peu au courant de ce qu'est la chimie ne changeront rien à la chose.
Sur Terre ce n'est pourtant pas les tentatives pour prouver le contraire qui manquent

DA
dariolym

Vanos


dariolym
L'article est sympa, mais je trouve que c'est quand même une belle preuve "d'égocentrisme" que de limiter la "vie possible" à cette zone.


Non, c'est du réalisme.
Les contraintes physico-chimiques des molécules de carbone et de l'eau font que elles seules seules sont compatibles avec la vie, l'expérience à l'appui.
Le niveau électrique des autres atomes, comme par exemple le silicium ou le souffre, ne permet pas le développement de molécules à longues chaînes stables, ce n'est pas de l'égocentrisme que se plier à la réalité chimique.
Les délires de certains écrivains de SF ni de rêveurs peu au courant de ce qu'est la chimie ne changeront rien à la chose.
Sur Terre ce n'est pourtant pas les tentatives pour prouver le contraire qui manquent

Merci pour les informations claires et précises.
C'est exactement ce que je voulais que l'on me réponde!
Merci à toi! :)

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fffred

Je précise aussi qu'il est indiqué dans l'article "existence de la vie, du moins sous la forme que nous lui connaissons".

Les autres formes de vie inconnues et improbables ne sont pas le sujet de cet article.

GA
gatsu

Bon sang !
Quelle chance on a eu de tomber en plein sur la zone habitable de notre système !

Hein ? Le principe d'anthropomachin ?

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KarmaStuff

StarDreamer
M'aurait-on menti ? Il y a eu de la vie sur Mars ???

Ce qui est sûr c'est qu'il y en a eu et qu'il y en a depuis que la sonde russe Mars 2 s'est posée sur le sol martien en 1971...

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Van Halen

Eh oui, dès qu'on envoie une sonde, on envoie des bactéries.

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Maulus

ils essayent d'envoyer des sondes les plus propres possible.
mais la "vie" est trop corriace. sa resiste à tout. enfin presque.

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Vincekal

Pour balancer des sondes "propres" il faudrait la faire partir directement du sol terrien et la faire traverser l'atmosphère... Là dedant c'est le grand nétoyage. Reste à savoir si la sonde suvivra elle même à cette traversée !

Donc quoi qu'il arrive, ou que l'on posera des sondes, il y'aura des bactéries.

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Vanos

Vincekal
Pour balancer des sondes "propres" il faudrait la faire partir directement du sol terrien et la faire traverser l'atmosphère... Là dedans c'est le grand nettoyage. Reste à savoir si la sonde survivra elle même à cette traversée !

Quand la sonde quitte le sol elle traverse toujours l'atmosphère,
C'est quoi ce délire ???????

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sonic

bah en ce moment, quand elle quitte le sol, la sonde est emballée dans une fusée...donc pas de nettoyage atmosphérique ?

SE
sergeï

Je pense, comme il est suggérédans l'article, que la vie pourrait s'épanouir, non pas en surface, comme sur la terre mais à l'intérieur ; D'ailleurs, sur la terre, la principale partie du biotope se situe "à l'intérieur" si on considère les colonies bactériennes qui forment l'humus.

Imaginons une planète, genre pomme pourrie, mélange de glace plus ou moins fondue à l'intérieur avec des matériaux solides ou liquides formant des poches ça et là. Pas de lions ni de girafes bien nets dans ce magma mais une sorte de mycellium qui s'étend partout formant des niches écologiques ou grouilleraient des tas de formes de vie bizarres, formant des symbioses complexes. On ne verrait rien sur une surface cramée par les radiations de l'étoile mais l'intérieur abriterait bien une sorte de soupe vivante avec laquelle nous serions bien en peine de communiquer : téléphone, mêeêêson... mince, raté...! :cry: !!
E.T ressemble à ma soupe de vermicelles que j'ai oublié de mettre au frigo avant de partir en vacances...beurk...

Nos shémas trés humanoïstes risquent d'en prendre un coup : la vie permet de maintenir l'équibre thermique d'une planète et rien de plus...gloups...
Et si on trouve une autre planète avec, au contraire, une densité d'éléments vivants hyper faible (comme dans nos déserts) mais constituant quand même un biotope dynamique avec des échanges organisés... ou des cycles d'échanges trés lents, ne corespondant pas à nos échelles de temps (à l'image des plantes par rapport à nous mais en pire)...
Décidément, les martiens avec leurs soucoupes ne sont plus de saison : la réalité est surement beaucoup plus inimaginable que celà...

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KarmaStuff

Sur Mars, des niches souterraines - à l'abri des radiations solaires et spatiales, des basses températures et pressions, etc - agrémentées de poches d'eau liquide (pression et température satisfaisantes) demeurent plus que très probables...

Si des océans ont recouvert une grande partie de la surface martienne jadis, il n'est pas dénué de sens d'imaginer que des formes de vie aient pu apparaître, tout comme sur Terre (et sur les terres bordant ces étendues aqueuses)...

Avec des "si" on mettrait Paris en bouteille, j'en conviens, mais si des météorites martiennes ont pu effectuer le voyage jusqu'à la Terre après la percussion d'exo-astres sur la Planète Rouge (bleue ou verte à l'époque ?), cela aurait très bien pu se produire de la Terre jusqu'à Mars... Et l'on connaît la résistance de certaines bactéries, même après avoir subi des pressions et températures extrêmes...

Par conséquent, même si la vie n'a pas trouvé la voie in vivo sur Mars, elle aurait pu contaminer Mars via des éjectas de roches terrestres ayant fait le voyage jusqu'à elle (ou inversement pour la Terre qui sait)...

La vie s'adapte, surtout concernant les formes les plus "simples"... Si l'on doit chercher de la vie sur Mars, c'est sans aucun doute dans ces niches isolées du no man's land de la surface...

AT
ATILA

6 Décembre 2006

Dwayne Brown/Erica Hupp
Siège social, Washington

202-358-1726/1237

Guy Webster
Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, Californie.
818-354-6278

COMMUNIQUE: 06-362

DES IMAGES DE LA NASA SUGGERENT QUE L'EAU LUQUIDE COULE TOUJOURS EN BREVES EMISSIONS SUR MARS

WASHINGTON - Des photographies de la NASA ont indiqué de nouveaux dépôts brillants vus dans deux caniveaux sur Mars qui suggèrent que l'eau y a charrié des sédiments à un certain moment lors de ces dernières sept années.

"Ces observations donnent la preuve la plus forte jusqu'ici que l'eau circule toujours de temps en temps sur la surface de Mars," a dit Michael Meyer, scientifique en chef pour le programme d'exploration de Mars de la NASA, à Washington.

L'eau liquide, par opposition à la glace d'eau et à la vapeur d'eau dont on sait qu'elles existent sur Mars, est considérée nécessaire pour la vie. Les nouveaux résultats intensifient le débat au sujet de la capacité de Mars à héberger une vie microbienne. L'appareil photo de la sonde spatiale sur le satellite de la NASA Mars Golbal Surveyor a fourni de nouvelles preuves de ces dépôts dans des images prises en 2004 et 2005.

"Les formes de ces dépôts sont celles que vous vous attendez à trouver si le matériel étaient portés par de l'eau qui se déverse," a dit Michael Malin du Malin Sapce Science Center, de San Diego. "Ils ont des branches comme des doigts à l'extrémité au bout de leur pente et ont facilement contourné de petits obstacles." Malin est l'investigateur principal pour l'appareil photo et l'auteur principal d'un rapport au sujet de ces résultats publié dans le journal Science.

L'atmosphère de Mars est tellement ténue et la température si froide que l'eau liquide ne peut pas persister sur la surface. Elle s'évaporerait ou gèlerait rapidement. Les chercheurs proposent que l'eau pourrait rester assez longtemps liquide, après avoir jailli d'une source souterraine, pour porter des débris le long de pentes avant de geler totalement. Les deux dépôts récents sont chacun de plusieurs centaines de mètres de long.

La tonalité claire des dépôts peut provenir du gel de surface continuellement alimenté en glace dans le corps du dépôt. Une autre possibilité est une croûte salée, qui serait un signe des effets de l'eau concentrant les sels. Si les dépôts avaient résulté de poussière sèche glissant en bas de la pente, ils seraient probablement sombres, basés sur les tonalités foncées de la poussière fraîchement remuée par les trace des robots explorant la surface de Mars, sur les traces des "dust devils" et celle des cratères récents sur Mars.

Mars Global Surveyor a découvert des dizaines de milliers de rigoles sur des pentes à l'intérieur des cratères et d'autres dépressions sur Mars. La plupart des caniveaux sont à des latitudes de 30 degrés ou plus haut. Malin et son équipe ont rapporté pour la première fois la découverte de rigoles en 2000. Pour trouver des changements qui pourraient indiquer l'écoulement actuel de l'eau, son équipe appareil photo a repris à plusieurs reprises des photos de mêmes sites. Une paire d'images a montré une rigole qui est apparue après le milieu de l'an 2000. Ce site se trouvait sur une dune de sable, et le processus d'apparition de rigoles a été interprété comme un écoulement de sable sec.

L'annonce d'aujourd'hui est la première à indiquer des matériaux nouvellement déposé apparemment porté par des fluides après que des images antérieures aient été prises des mêmes rigoles. Les deux sites sont à l'intérieur de cratères dans les régions de Terra Sirenum et de Centauri Montes dans le Sud de Mars.

"Ces dépôts récents suggèrent qu'à certains endroits et à certain moments sur Mars actuellement, l'eau liquide émerge de sous la terre et coule brièvement en bas des pentes. Cette possibilité soulève des questions au sujet de la façon dont l'eau resterait liquide au-dessous du sol, sur la façon dont elle pourrait se répandre, et s'il y a un habitat humide souterrain favorable à la vie. Les futures missions pourraient fournir les réponses," a dit Malin.

En plus de la recherche de changements dans les rigoles, l'équipe de l'appareil photo de la sonde spatiale a évalué la vitesse à laquelle de nouveaux cratères d'impact apparaissent. La caméra a photographié approximativement 98 pour cent de Mars en 1999 et approximativement 30 pour cent de la planète a été photographié à nouveau en 2006. Les images plus récentes montrent 20 cratères d'impact récents, s'étendant d'un diamètre de 7 pieds (2 mètres) à 486 pieds (148 mètres) qui n'étaient pas visibles approximativement sept ans plus tôt. Ces résultats ont des implications importantes pour déterminer les âges des caractéristiques de la surface de Mars. Ces résultats correspondent également approximativement aux prévisions et impliquent que les terrains de Mars ayant peu de cratères sont vraiment jeunes.

Mars Global Surveyor a commencé à orbiter autour de Mars en 1997. La sonde spatiale est responsable de beaucoup de découvertes importantes. La NASA n'a plus eu de signaux de la sonde depuis début novembre. Les tentatives pour entrer en contact avec elle continuent. Sa longévité sans précédent permis de surveiller Mars plusieurs années de plus que ce qui avait été initialement prévu.

Le Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena contrôle la mission Mars Global Surveyor depuis la Direction des Missions Scientifiques de la NASA, à Washington.

Pour plus d'informations sur les missions de la NASA sur Mars, visitez:

http://www.nasa.gov/mars

Un excellent sujet de reflexion non?