Le Soleil présente un maximum de taches

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Le Soleil recèle encore plusieurs mystères pour les astrophysiciens. (Photo: Solar Dynamics Observatory/NASA)

Les astronomes ont noté que le Soleil présentait de plus en plus de taches depuis une dizaine d'années, ce qui les amène à penser que nous vivons actuellement un «maximum solaire». Si les conséquences des émanations sur les satellites et les astronautes peuvent être sérieuses, celles sur la planète Terre sont le plus souvent minimes, explique la doctorante Cassandra Bolduc durant un webinaire organisé par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada. «Tout au plus peut-on confirmer  une variation de l'irradiation solaire lorsque des taches apparaissent plus nombreuses, ce qui ne se traduirait pas par une baisse de la luminosité au sol», a-t-elle dit aux 90 personnes inscrites à la formation À la découverte de l'Univers, qui avait lieu le 28 octobre.

Une hypothèse, contestée par la communauté scientifique, veut que les fluctuations du rayonnement solaire causent des dérèglements climatiques. «L'effet est possible mais négligeable comparativement aux répercussions des émissions de gaz à effet de serre», indique la jeune femme, qui en est à sa troisième année de recherche doctorale au Département de physique de l'Université de Montréal sous la direction de Paul Charbonneau. Les tempêtes géomagnétiques causées par les éruptions solaires peuvent avoir des incidences importantes, comme les pannes électriques, mais elles sont plutôt rares et font l'objet d'une surveillance constante.

L'activité solaire est observée depuis plusieurs siècles, notamment par des astronomes amateurs qui ont remarqué dès le 17e siècle que notre étoile présentait des taches sombres de grosseur variable à des endroits différents. Mises ensemble, ces observations provenant principalement d'Europe ont permis de tracer un tableau de variations relativement fiable. Une technique plus moderne, à partir du dépôt d'un isotope du béryllium dans les glaciers, a permis de remonter le temps jusqu'au 15e siècle. Toujours le même constat: selon des cycles d'environ 11 ans, le Soleil présente de plus en plus de taches jusqu'à un maximum solaire, au milieu du cycle, puis celles-ci déclinent pour s'estomper totalement ou presque. Entre 1650 et 1715, les taches solaires ont disparu, ce qui a donné lieu à diverses interprétations, des plus tordues aux plus savantes. «Il fut un temps, il y a quelques milliers d'années, en Chine, où l'on coupait la tête aux astrologues qui rapportaient une recrudescence de taches», signale la conférencière. Les autorités croyaient que c'était de mauvais augure.

Plus de taches, plus de brillance

On sait maintenant que les taches solaires sont des zones où le champ magnétique du Soleil est très concentré. La température y est moindre que dans les autres parties de l'étoile, mais il ne faut pas sauter trop vite à la conclusion que le Soleil est moins brillant lors des maximums. «Cela peut sembler contrintuitif, mais le Soleil est, au contraire, plus lumineux», lance l'astrophysicienne. Pourquoi? À cause des facules, des régions brillantes de petite dimension, très difficiles à apercevoir sans un télescope puissant. Elles semblent se multiplier autour des taches, compensant la perte de luminosité.

«Je suis toujours étonnée de constater que, bien que le Soleil soit l'étoile sur laquelle on possède de loin le plus d'information, nous ne le comprenons toujours pas complètement», précise Mme Bolduc en entretien avec Forum à la suite de sa présentation.

Son projet de doctorat consiste à «modéliser les variations de l'irradiance solaire dans l'ultraviolet» de façon à mieux comprendre le spectre solaire entre 1610 et aujourd'hui. Ces données permettront d'évaluer «l'action de la variabilité solaire sur la stratosphère terrestre, en particulier sur la concentration d'ozone». Elle travaille avec le Canadian Middle Atmosphere Model pour mieux saisir «les effets sur le chauffage et la dynamique de la stratosphère, en plus des réactions photochimiques».

Comme la plupart des étudiants au doctorat, poursuit-elle, elle éprouve un attachement particulier pour son sujet de recherche, en particulier le modèle qu'elle a contribué à améliorer ces dernières années. «Je ne sais pas si l'on peut vraiment parler d'attachement sentimental, mais le Soleil est certainement mon étoile favorite.»

Découvrir l'Univers

Excellente communicatrice, Cassandra Bolduc participait pour la première fois à un webinaire - un séminaire public sur le Web, formule de plus en plus utilisée dans la communauté scientifique. «J'aime beaucoup le concept, qui permet d'atteindre un public étendu de façon extrêmement flexible et facile, confie-t-elle par courriel. Les conférences sont accessibles à tous, puisque personne n'a besoin de se déplacer et que les enregistrements permettent une adaptation à tous les horaires.» Seul inconvénient: elle ne pouvait voir le public, rendant difficile la mesure de leur degré de compréhension ou d'intérêt.

Depuis 2011, À la découverte de l'Univers a pour objectif d'aider les éducateurs (enseignants, animateurs de musées, de parcs, de camps d'été, d'organismes de vulgarisation scientifique) à mieux enseigner l'astronomie. «C'est un sujet qui fascine souvent les enfants, mais qui peut être intimidant pour la personne qui doit en parler. Nous voulons donc les outiller et bien les informer afin qu'ils se sentent plus à l'aise d'aborder ce sujet», mentionne la coordonnatrice du projet, Julie Bolduc-Duval.

La Société canadienne d'astronomie, la Société royale d'astronomie du Canada et la Fédération des astronomes amateurs du Québec sont associés au programme.

VI
Victor

Activité intense du soleil depuis quelques dix années...
cela n'expliquerait-il-pas le réchauffement climatique ?

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buck

euh il y a 2-3 ans ce n'etait pas au contraire un manque de taches qui posait probleme? avec un gros retard sur le cycle de 11ans

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QJ

Une bête question:

Si on arrive à détecter une exoplanète par transit primaire, on doit savoir détecter une tache "exo-solaire". Non ?

Suivez mon raisonnement :

  • Si variation lumineuse, et, pas de perturbation de la vitesse radiale sur le spectre lumineux de l'étoile... ...... Alors, on est face à quoi d'autre qu'une "exo-"tache ? :bon:
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cisou9

:_salut:
Oui et non car la baisse de luminosité d'une étoile est plus faible avec les taches qu'avec un Jupiter chaud. :_grat2:

VI
Victor

Tu as des questions bizarres parce que les taches rayonnent avec des températures plus basses mais elles rayonnent tandis qu'une planète qui ombre une étoile comme le soleil cela empêche la propagation de la lumière, le coté obscur de la tache solaire c'est juste une différence de températures

HU
hubble

je me demande bien qui a pu voir une activité solaire plus intense depuis une dizaine d'années, alors le cycle solaire 24 a commencé en 2010 quand le soleil passait justement par un minimum d'activité, donc sans tâches visibles !?
encore un article loufoque !!

PH
Ph. B.

Victor
Activité intense du soleil depuis quelques dix années...
cela n'expliquerait-il-pas le réchauffement climatique ?

Votre scepticisme récurrent quant à l'origine anthropique du réchauffement prête à sourire...

Philippe.

VI
Victor

Votre croyance au méchant CO² ne me fait vraiment pas sourire
ça devient une vérité alors qu'il n'y a pas de corrélations prouvée
La terre se réchauffe mais l'influence du CO² c'est une croyance pas une vérité
La climatologie est chaotique et les preuves du GIEC sont aberrantes

VI
Victor

Puis les prévisions du GIEC Parlons en
C'est 100% de variations possibles
dans tous les sens sur 10 ans
en température, en pluviosités etc...

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QJ

Victor
Votre croyance au méchant CO² ne me fait vraiment pas sourire
ça devient une vérité alors qu'il n'y a pas de corrélations prouvée
La terre se réchauffe mais l'influence du CO² c'est une croyance pas une vérité
La climatologie est chaotique et les preuves du GIEC sont aberrantes

Dire que les preuves du GIEC sont aberrantes c'est aller trop loin, il me semble.

Le CO², et les autres gaz à effet de serre, ainsi que les particules se mesures de manière scientifique.

Si l'on regarde les courbes des mesures de ces gaz et particules à effet de serre.
Que l'on couple cela à la courbe de variation de la température moyenne.

On voit bien que pour le siècle passé, on est clairement en dehors des chiffres nominaux d'une loi normale.
A la fois, pour les émissions de gaz à effet de serre et pour la température moyenne.

Toutes ces mesures et ces statistiques sont faites de manière rigoureuses et scientifiques. Elle sont recoupées
par les différents acteurs de terrains et des mathématiciens.

Je veux bien admettre que l'on remette en doute les modèles prévisionnels du GIEC, mais nier la corrélation entre deux courbes qui suivent la même trajectoire... Cela commence à devenir difficile.

A-t-on une explication valide, autre que celle du GIEC, sur la brusque élévation de la température moyenne survenue dans la seconde moitié du 20ieme siècle ? Si ce n'est l'activité industrielle humaine ? Quelle est la cause alors ?

PH
Ph. B.

Victor
Votre croyance au méchant CO² ne me fait vraiment pas sourire
ça devient une vérité alors qu'il n'y a pas de corrélations prouvée
La terre se réchauffe mais l'influence du CO² c'est une croyance pas une vérité
La climatologie est chaotique et les preuves du GIEC sont aberrantes

Modéliser et analyser un phénomène chaotique peut amener à certains résultats discutables voire erronés, c'est certain.
Mais cette modélisation et cette analyse s'affinent régulièrement avec le temps et les mesures.
Actuellement, nier un phénomène et des corrélations que le GIEC n'est pas le seul à mettre en évidence, est de la mauvaise foi.

En conclusion, ma "croyance" est certainement moins un acte de foi que votre "incroyance"...

VI
Victor

Je ne nie pas que la Terre se réchauffe je dis que la corrélation avec le CO² produit par l'homme n'est pas prouvée, il existe de multiples causes de réchauffement entre autre la désertification des espaces occupés par des forêts régulatrices du climat maintenant c'est bien l'homme la cause de cette désertification mais le CO² n'a rien à voir