Les ailes de papillons source d'inspiration pour la lutte contre la contrefaçon

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Des chercheurs de l'Université Simon Fraser (SFU) de Vancouver, spécialistes des nanotechnologies utilisées dans la production d'images qui ne peuvent pas être copiées ou scannées, ont été inspirés par des ailes de papillon.

Le professeur Bozena Kaminska et un de ses anciens étudiants Clint Landrock ont ainsi développé des "nano-trous", 1500 fois plus petits que la largeur d'un cheveu humain, si petits que l'air ne peut pas les traverser, pouvant piéger une longueur d'onde unique de lumière. Ces chercheurs ont alors proposé leur idée à SFU Venture Connection, une structure permettant aux chercheurs de l'université de commercialiser leur invention. Avec l'aide de celle-ci, une société a été créée et baptisée Technologie Nano-optique pour une Sécurité Renforcée (Nano-Optic for Enhanced Security - NOtES). NOtES applique essentiellement sa technologie aux billets de banque, mais celle-ci intéresse à de nombreux autres domaines, comme par exemple l'authentification de documents légaux, les visas, les passeports, les places de concert...

Landrock qui est actuellement chef du département Technologie de la société Nanotech, a eu l'idée d'imiter les ailes du papillon Morpho d'Amérique Centrale, qui possèdent un réseau microscopique composé de nano-trous interagissant avec la lumière pour produire des irisations aux caractéristiques chatoyantes (shimmering). Les nanostructures qu'il a mises au point agissent en réfléchissant et en réfractant les ondes lumineuses pour produire les ailes bleues caractéristiques de la signature du morpho bleu et absorber les longueurs d'ondes de lumière indésirable.

" OtES absorbe la lumière et émet de la couleur", explique Blakeway de Nanotech. "Il n'y a pas de pigment de couleur, ni colorant ou quoi que ce soit d'autre. C'est un trou qui piège la lumière et donne la couleur. Vous ne pouvez pas le copier ni le numériser, vous ne pouvez pas non plus l'imprimer sur du papier. Notre technologie peut remplacer l'hologramme là où il est utilisé aujourd'hui. Elle est plus sûre qu'un hologramme, et elle peut utiliser des surfaces métalliques, du plastique ou du papier."

Nanotech est actuellement en train de proposer cette technologie à la Banque du Canada et au Trésor Américain qui impriment plus de 11 milliards de billets par an.

VI
Victor

dans le genre infalsifiable il y avait déjà les hologrammes mais là je comprends pas trop la nouveauté sinon que c'est plus petit

TO
TotOOntHeMooN

C'est un trou qui piège la lumière et donne la couleur. Vous ne pouvez pas le copier ni le numériser, vous ne pouvez pas non plus l'imprimer sur du papier.

C'est pas grave, les faussaires mettront de la couleur, eux ...

RE
Reumain.

Oui mais non, j'imagine que cette technologie fonctionne de la même manière que celle avec la lampe à UV. Moi, si on me propose un billet qui brille en permanence comme s'il était sous une lampe à UV, je ne l'accepte pas.

avatar
cisou9

:_salut:
Les faussaires vont bien trouver la parade, les banques seront à l'abri, mais le citoyen lambda lui sera piégé. :(