Les boissons sucrées améliorent les performances d’une manière surprenante

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Il est admis par la plupart des athlètes et des sportifs en général que les boissons énergisantes à base de sucre contribuent significativement à l’amélioration des performances et de l’endurance. Cependant, le mécanisme biologique permettant cet accroissement des capacités physiques n’est pas celui qu’on croit.

Départ d'un 100m haies

Dans leur étude parue dans la dernière édition du Journal of Physiology, des chercheurs anglais ont préparé trois mixtures avec le même goût contenant soit du glucose (un sucre), du maltodextrin (un sucre sans goût) ou aucun des deux (de l’eau). Les sportifs devaient alors se rincer la bouche avec un des trois mélanges au cours d’un test physique d’endurance.

Ils ont montré que ceux recevant le glucose ou la maltodextrin ont obtenu de meilleures performances sur ce test par rapport à ceux qui recevaient de l’eau, sans pour autant avoir avalé la boisson sucrée. Les sportifs avaient en plus un pouls plus rapide et une puissance moyenne plus importante traduisant une plus grande capacité du corps à s’adapter à l’exercice physique sans pour autant qu’ils aient l’impression de faire un plus grand effort. Ces résultats indiquent que l’énergie contenue dans ce genre de boisson est utilisée par le cerveau pour améliorer les performances dès la présence de sucre dans la bouche.

Les auteurs se sont aussi intéressés à l’activité du cerveau grâce à une technique de neuro-imagerie fonctionnelle à résonance magnétique (la fIRM) en fonction de la présence dans la bouche de l’une des trois boissons. Ils ont montré que contrairement à l’eau, les deux sucres (glucose et maltodextrin) stimulent les mêmes zones du cerveau généralement associées à la récompense ou au plaisir. Ce résultat indique pourquoi les sportifs ont moins la perception de l’effort et peuvent supporter une plus grande charge physique durant les tests.

Ces résultats supportent l’hypothèse que ce ne sont pas les organes tels que les muscles ou les poumons qui limitent la performance mais uniquement le cerveau en fonction des données qu’il reçoit du corps. Donc stimuler le cerveau de cette manière peut entrainer un meilleur résultat sportif et donner un avantage par rapport à ces rivaux. De plus, pour la première fois cette étude met en évidence qu’il peut exister une classe encore non identifiée de récepteurs oraux répondant à la capacité énergétique du sucre, indépendamment de ceux impliqués dans la réponse au goût sucré.

DR
Dr.Résine

Voilà qui relance l'avenir des produits dopants :lol:
Doper son cerveau en lui donnant de fausses informations, quelle révolution. :clapclap:
Par contre on aura toujours des sportifs en mauvais état à 40 ans, car si le cerveau ne dit plus stop parcequ'on lui ment, c'est les muscles qui vont trinquer !
On en est pas là mais ça parait prévisible, en espérant que d'autres applications plus respectables verront le jour.

SE
seb-ksl

Voir ça comme du dopage me paraît un peu tendancieux... Ca reste une boisson sucrée "parfaitement" inoffensive. Je bois un verre de grenadine deux/trois fois par jour et je ne pense pas mettre mes jours en danger pour autant :)
Ceci dit j'attends la suite, savoir à quel point le cerveau peut être limitant dans l'histoire, et quel est la part de responsabilité muscle/système nerveux.

VI
Victor

on m'a toujours dit qu'il fallait mieux avoir le ventre plein pour faire du sports, puis l'histoire de manger des sucres lents avant l'effort c'est connu depuis longtemps, ça fait pub pour coca cette news

SE
seb-ksl

Justement, relis l'article, la nouveauté c'est que ce n'est pas le ventre qu'il faudrait satisfaire, mais le cerveau...

avatar
Maulus

Ben sa consomme pas mal de sucre le cerveau, c'est le muscle le plus gourmand :D

BE
begbras

Il faudrait évidemment lire toute l'étude pour voir et comprendre ce mécanisme de "récompense" ou peut être de prévision de complément énergétique à venir. Et surtout si, sur ce test d'endurance, il est possible de bluffer le cerveau très longtemps; de toutes façons fatalement les muscles épuiseront leurs réserves et la performance chutera.
Sur les longues durées ( >5h au moins) il intervient parfois un phénomène de dégout du sucré. Les coureurs d'ultra le combattent en prenant du salé (cacahuètes, saucisson, etc). On est sans doute toujours dans la récompense car quand on court très longtemps, tout ce qui fait plaisir est le bienvenu.

avatar
KiNidoz

Hoo très intéressant cette histoire de bluffer le cerveau !!

Dommage de pas avoir de données plus précises sur la différence de performance

CA
capcap

Sur la longue durée (ex écotrail de Paris il y a 2 semaines, 80km en 9h10' pour moi) la performance reste clairement liée au cerveau. Même (surtout) après 50km, le mental compte énormément. Alors pourquoi pas un effet psychologique du sucre? Moi, je n'ai pas connu le dégout du sucré, mais j'ai bien profité des biscuits apéro salés! :bon:
Quant à la notion de récompense, je l'ai bien connu sur un trail de 37km avec 2050m de dénivelé >0, car à l'arrivé, je rigolais!!! Je devais avoir une bonne dose d'endorphines dans le sang! :fada:

avatar
gzav

Très intéressant. C'est clair que le cerveau (la mentale) influence nettement les perfs d'endurance.

Petit statistique, dans les années 50 l'espérance de vie des cyclistes professionnels était supérieure à la moyenne, aujourd'hui elle est inférieure.