Les effets de la musique sur le cerveau et la santé

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On dit que la musique élève l'âme, mais elle élève aussi... le cerveau ! En effet, une étude récente réalisée par des chercheurs membres du Centre de recherche sur le cerveau, le langage et la musique (CRBLM) rapporte que l'apprentissage de la musique avant l'âge de sept ans influence positivement le développement du cerveau. Plus précisément, la formation musicale pendant l'enfance favorise des connexions plus fortes entre les régions sensorielles et motrices de notre matière grise, l'aidant ainsi à mieux orchestrer la planification et l'exécution de nos mouvements.

Plus encore, des données indiquent que les enfants qui suivent des leçons de musique réussissent mieux certains types de tests, particulièrement ceux de lecture et de concentration. D'autres recherches démontrent qu'une formation musicale développe les capacités auditives, notamment dans un contexte bruyant. Pareillement, l'apprentissage de plusieurs langues pendant l'enfance procure des avantages cognitifs qui peuvent ralentir la sénescence.

Le CRBLM a été créé en 2011, il réunit les forces vives de la recherche sur l'organisation, le fonctionnement et le dysfonctionnement des systèmes nerveux musical et linguistique. Etabli à l'Université McGill et financé par le FRQNT, ce regroupement stratégique rassemble des ingénieurs, des neuroscientifiques, des linguistes, des experts en vieillissement et des psychologues provenant aussi de diverses universités - Université de Montréal, Université Concordia, Université Laval, Université du Québec à Montréal - et de l'INRS.

Par exemple, l'axe de recherche sur les neurosciences se penche sur la capacité d'apprentissage de plusieurs langues. Il tente aussi de mieux comprendre comment nos méninges interagissent avec la musique pour, à long terme, mieux cerner et peut-être traiter des problèmes de langage. Car langage et musique partagent certaines zones du cerveau. C'est ce qui explique que, souvent, un accident cérébral perturbe nos facultés musicales et verbales. Par contre, musique et paroles utilisent également des circuits neuronaux séparés et peuvent donc être perturbés isolément. Les chercheurs ont constaté que beaucoup de patients atteints d'Alzheimer semblent conserver la capacité de reconnaître la musique alors qu'ils n'identifient plus les membres de leur famille et que leur discours est embrouillé.

Une grande partie des travaux sur la musique se fait dans le Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son (BRAMS), situé à l'Université de Montréal. Cette importante infrastructure est intégrée au CRBLM et dispose notamment de dix salles de test insonorisées à la fine pointe de la technologie et d'un système vidéo 3D d'enregistrement de mouvements.

La compréhension des effets du langage et de la musique sur le cerveau représente tout un défi. En effet, il n'y aurait pas de centre musical et langagier unique dans le cerveau. Comme pour la compréhension du langage, la musique est traitée par différents chefs d'orchestre. Ainsi, chez un musicien, une partie de la matière grise se concentre sur le mouvement des mains, tandis qu'une autre partie s'efforce de déchiffrer les notes de la partition. Par des techniques de neuro-imagerie fonctionnelle, les scientifiques enregistrent les réponses du cerveau et les mouvements de l'interprète à l'aide d'un système de senseurs. Ils combinent ensuite ces données dans des modèles théoriques neurophysiologiques et mathématiques pour comprendre comment le système nerveux permet à une personne de produire de la musique rapidement et facilement. Des chercheurs comme les codirecteurs du BRAMS - Isabelle Peretz, professeure au Département de psychologie de l'Université de Montréal, et Robert Zatorre, professeur à l'Institut neurologique de Montréal (MNI) - ont ainsi établi que certains réseaux neuronaux sont tout de même exclusivement dédiés au traitement de la musique.

Selon certaines études, compte tenu du fait que la musique et la zone de commande du mouvement partagent des circuits neuronaux, l'art musical peut aider les patients atteints de Parkinson ou ceux qui ont subi un accident vasculaire cérébral à améliorer - ou à retrouver - la mobilité. Les personnes qui ont des problèmes de cognition ou de langage profiteraient également des bienfaits d'une mélodie. Les prescriptions pour une thérapie musicale, c'est pour bientôt...

FE
Felidae

Hélas en France la musique est laissée à l'initiative des parents. Il n'est pas rare que dans les lycées et collèges le poste ne soit même pas occupé. Toutefois on peut se réjouir que l'ostracisme qi frappait la musique classique et le jazz ne soit plus la règle.
Au-delà des aspects décrits dans l'article, bravo, je voudrais seulement dire qu'un instrument c'est d'abord un compagnon un ami exigeant mais fidèle qui sait ou consoler ou réjouir, c'est selon

AL
alessandro pendesini

….Il tente aussi de mieux comprendre comment nos méninges interagissent avec la musique pour, à long terme, mieux cerner et peut-être traiter des problèmes de langage…. Dit l’article !

N.B. Ne pas confondre le cerveau (encéphale) avec les MENINGES (membranes qui enveloppent le cerveau) qui ne font pas partie du cerveau proprement dit ! :non:

Si les arts ainsi que la musique ont prévalu au cours de l’évolution, c’est parce qu’ils avaient une valeur pour la survie et ont contribué au développement de la notion de bien-être. Ils ont aidé à cimenter les groupes sociaux et à promouvoir l’organisation sociale ; ils ont assisté la communication ; ils ont compensé les déséquilibres émotionnels causés par la peur, la colère, le désir et la peine. Sans arts, donc sans musique, le monde deviendrait -disons- monotone !

Il va de soi que la musique apporte un mode de plaisir, de satisfaction, de réconfort, bien distinct de tout utilitarisme immédiat. Mais il possède néanmoins le pouvoir positif pour l’humanité, celui qui permet de partager une même émotion, de participer à une meilleure intercompréhension. Si la religion divise hélas.., la musique nous unit ! :amoureux:

VI
Victor

Beaucoup de penseurs se méfient du pouvoir d"émotion lié à la musique,
mais un gars comme Nietzsche pensait qu'il fallait passer par là pour connaitre tout l'humain