Les Européens n'ont maîtrisé le feu qu'il y a 400 000 ans

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Publiée dans les Proceedings de l'Académie des sciences américaine, une étude qu'a co-écrite une chercheuse du laboratoire PACEA (de la Préhistoire à l'Actuel, Cultures, Environnement, Anthropologie, UMR5199 CNRS-université de Bordeaux I-ministère de la culture) montre, à partir de l'analyse de plus d'une centaine de sites préhistoriques, que les premiers homininiens arrivés en Europe il y a plus d'un million d'années ne disposaient pas du feu et qu'ils l'ont domestiqué il y a 300000 à 400000ans. Ce travail prouve aussi que Néandertal maîtrisait parfaitement le feu.

Produit il y a plus de 200000ans et retrouvé sur un site italien, cet éclat de silex est pris dans une sorte
de goudron lui permettant d'être collé à un manche. Les hommes de Néandertal fabriquaient
ce goudron en chauffant des écorces de bouleau
©: P. P. A. Mazza / Université de Florence

De nombreux archéologues ont tendance à penser que la conquête de l'Europe par les ancêtres de l'homme moderne n'a pu se faire sans l'usage maîtrisé du feu étant donné les hivers rigoureux qui règnent parfois sous nos latitudes. Cependant, l'analyse à grande échelle des données archéologiques réalisée dans cette étude (141 sites allant de -1,2million d'années à -35000ans) montre que les plus anciennes traces avérées de foyers remontent à environ 400000ans sur deux sites : Beeches Pit en Angleterre et Schöningen en Allemagne. Il n'existe pas de preuve de maîtrise du feu pour les quelque 700millénaires d'occupation de l'Europe qui ont précédé, même s'il n'est pas exclu qu'à l'occasion d'événements naturels (foudre, volcanisme, combustions spontanées), les hommes préhistoriques aient pu occasionnellement se servir du feu. Ces résultats concordent assez bien avec ce que l'on sait de l'apparition du feu en Asie et en Afrique, à l'exception toutefois du site de Gesher Benot Ya'aqov, en Israël, qui semble recéler des traces d'usage du feu remontant à 780000ans.

Non seulement ce travail pose la question de savoir comment les premiers Européens ont pu, sans la chaleur des flammes, affronter les hivers ainsi que les périodes glaciaires, mais il montre que c'est Néandertal et ses contemporains qui ont intégré le feu dans l'arsenal technologique de la lignée humaine. Les foyers leur servaient à se chauffer, à cuire leur nourriture, à avoir de la lumière une fois la nuit tombée, mais aussi à produire de nouveaux matériaux, comme des adhésifs nécessaires à coller des pierres taillées sur des manches. Une nouvelle preuve que l'homme de Néandertal, qui a disparu il y a 30000ans, était bien éloigné de l'image d'être archaïque qu'on lui a longtemps attribuée.

CK
ckhoude

Et si l'homme de Néandertal avait survécu, aurait-il évolué vers un être moins c… que l'homo Sapiens d'aujourd'hui ?

VI
Victor

Il parait que l'homme de néantherdal disparu c'est un beau mythe mais dans les fait nous possédons certains gènes de cet homme de néantherthal... Des résultats donnés suite aux études de l'ADN Mitochondrial comparés des fossiles d'hommes de néantherthal et d'homme contemporain

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nicoM

J'ai envie de vous répondre et alors ?
Qu'est-ce que ca prouve ? Un mélange ? Possible mais ces présomptions ne permettent pas de l'affirmer, alors d'avoir la malhonnêteté intellectuelle de le sous-entendre...

L'homo-Sapiens n'est pas con, beaucoup des membres de cette illustre espèce sont ignorants, voilà tout.

VI
Victor

C'est du racisme ou quoi ? Néanderthal dans nos ancêtre... C'est un fait

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Raoul44bis

Heu le premier homo néanderthalis est estimé a moins 250 000 ans...

Enfin d'apres : http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_% ... nin%C3%A9s

LO
Loindici

Je comprends pas bien la logique de l'article. D'un côté on nous dit que l'usage du feu est apparu bien plus tard qu'on ne le pensait en Europe, et de l'autre on veut démontrer encore une fois que l'homme de Néanderthal n'était pas aussi "bestial" parce qu'il aurait domestiqué ce feu... à une époque assez tardive. Non seulement, ça veut un peu rien dire mais en plus chercher à tirer des conclusions sur une période aussi large que 1 000 000 - 30 000, ça parait un peu illusoire (sur une telle période, on pourrait plus imaginer que des avancées ne soient jamais "acquises" et que lors de telles transitions les avancées vont et viennent avec des périodes riches et de longues périodes de "moyen-âges"). On nous parle d'un site au moyen-orient avec des traces de l'utilisation de feu à 780 000 parfois de 72 000 ans... On y comprend rien avec toutes ces "découvertes" et les archéologues semblent tout aussi paumés (et c'est bien normal tant il semble impossible de pouvoir définir le début de quelque chose sur une période aussi indéfinie). C'est un peu comme l'histoire de l'œuf et de la poule... D'autant plus que nos enquêteurs doivent tirer des conclusions avec des indices qui auraient traversé le temps comme des silex carbonisés ou goudronnés (pour l'Asie on juge sur quoi ? puisqu'on sait qu'ils n'avaient pas besoin des silex, vu qu'ils avaient à disposition des outils en bambou ?... Et la bambou est commun à tous les continents... sauf l'Europe - eurocentrisme quoi).

Qu'est-ce qu'on veut nous apprendre avec de telles recherches ? que Néanderthal était "intelligent" parce qu'il avait réussi à s'adapter à l'époque polaire sans maitriser le feu ? "Les Européens n'ont maitrisé le feu qu'il y a 400 000 ans" ?! bah pourquoi "que" ?! D'après ce que je vois un peu partout, 400 000, c'est une fourchette optimiste. Sur 500 000 ans, il doit y en avoir des histoires passionnantes, parfois contradictoires, sur la manière dont les hommes (ou hominidés, Néanderthaliens, etc.) ont rencontré, maitrisé, domestiqué le feu. Peut-être au début d'un usage chamanique, puis outil technologique, révolution gastronomique, outil de sécurisation des protocités contre les bêtes sauvages, etc. Avec des histoires de quêtes et de vol (comme on le voit dans la Guerre du feu), de mythologie, d'usage courant, de transmission, de perte de technologie, de redécouverte. C'est un peu comme aujourd'hui ceux qui ont la bombe atomique et ceux qui ne l'ont pas... ceux qui se servent du nucléaire civile et ceux qui ne préfèrent pas de peur de s'y bruler les doigts, ceux qui croient maitriser la technologie et qui se voit leur "maison brûler", etc. Y a fort à parier que "maitriser" le feu, pendant toute cette longue période de transition, ça ne veuille rien dire. Certains hommes ou clans l'ont peut-être domestiqué pendant une période, ont bénéficie de tout ses atouts ou de seulement quelques uns connus avant d'en découvrir d'autres, puis ça s'est perdu, pour réapparaitre plus tard, ailleurs. Il faudrait peut-être commencer à penser l'histoire comme une évolution non linéaire, chaotique, faite d'échecs, de catastrophes, de "moyen-âge". C'est un peu comme chercher à comprendre qui a inventé l'auto, l'avion, ou le cinéma. A partir de quand une auto est une auto, un avion un avion, un film un film ? L'histoire du progrès il ne faudrait plus le résumer par une suite de "Eureka !" mais de "Eureka ! rah zut, j'ai oublié ce que j'ai inventé". ^

C'est un peu le même principe que pour ce pauvre Néanderthalien. Pour comprendre, on a besoin d'avoir des repères simples. L'Européen, descend de l'homme des cavernes. Ok, c'est simple. Donc Néanderthal, ça devient un cousin qu'on a chassé parce qu'on était "plus mieux" que lui. Oui ok, sauf que l'histoire se complique quand on remet ça dans le contexte assez chaotique que je viens de décrire, et que pas mal de "découvertes" cassent les préjugés. Non seulement, on trouve des traces d'adn Néanderthalien chez les Européens et il faut penser aussi que ces hommes des cavernes "européens" contemporains de Néanderthal, étaient probablement à leur tour remplacé par un flot continu d'hommes en provenance du moyen-orient voire d'Asie occidentale, d'Inde (comme le montre certaines analyses génétiques et les liens linguistiques entre Europe et Inde). C'est comme l'histoire des "nos ancêtres les Gaulois". Quel est la part des Gaulois dans notre génome aujourd'hui ? probablement pas grand chose. Quelle est la part du génome des Égyptiens de l'antiquité dans celui des Égyptiens d'aujourd'hui ? Ça se mélange de tous les côtés. L'histoire est faite de catastrophes, d'exils, de rencontres, de guerres. Donc lire des articles comme celui-ci avec des chercheurs qui font mine d'ignorer cette essence chaotique de l'histoire pour avoir le privilège d'une parution avec une affirmation en une dans tous les journaux : "on a trouvé le premier homme ! on a trouvé les premières traces de feu ! on a trouvé le premier meurtre !". etc. Ça veut juste rien dire. Ces découvertes sont importantes mais il faudrait à chaque fois rappeler leur relativité. Dans l'histoire de l'œuf et de la poule, le but, ce n'est pas de trouver de qui de l'œuf ou de la poule est arrivé en premier, mais d'expliquer l'absurdité d'un tel questionnement. C'est le rôle de la science. Si les scientifiques se limitent à chaque fois à vouloir lancer de nouveaux stéréotypes, on n'a pas fini d'être cons et de se flageller à chaque remise en question des dogmes. Aux journaleux qui relaient ces découvertes, d'éviter également le sensationnalisme, les raccourcis faciles et les "Eureka ! on a trouvé".

Pour ce qui est de Néanderthal, on va finir par nous dire que finalement ce n'est plus un cousin, mais bien un homme... d'une race différente. Quand on parle de métissage (qu'il semblerait avoir eu, vu les correspondances dans l'adn européen), il faut arrêter de parler de métissage inter-espèce. Parce que ça ça s'appelle une hybridation, et s'il y a une descendance, elle est stérile, donc les gènes issus du "mélange" ne se transmettent pas dans le temps. C'est si tabou que ça de parler de race ? On ne dit pas assez que ce qu'on appelle aujourd'hui "races" n'a aucun sens vu qu'il parait qu'il n'y a qu'une seule race d'homme (parmi les hommes contemporains). Pas assez de différences morphologiques entre un Pygmée et un Suédois. Alors pourquoi ne pas soulever la question de "race" pour cet hominidé habitant l'Europe il y a encore quelques dizaines de milliers d'années dont on retrouve des traces en nous. Comme un aïeux, il n'a pas disparu. Il est en nous. Et on serait, Européens, le fruit d'un mélange interracial. Le seul véritable qu'il y a eu dans l'histoire récente des "hommes". (Avant qu'on découvre des traces de l'homme de Florès chez les Indonésiens, etc.^^). Simple vision des choses...

Raoul44bis
Heu le premier homo néanderthalis est estimé a moins 250 000 ans...


Enfin d'apres : http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_% ... nin%C3%A9s

Pareil. Pour moi, faire une telle affirmation devient fausse quand on omet de dire que c'est relatif. Ca donne l'impression que hop il y a 250 000 ans, un singe donne naissance à une autre espèce... On voit déjà le monolithe, le clan soulever l'enfant et le poser devant lui... "Allez louya ! il est né. Le singe est mort, vive l'homme de Néanderthal".^^

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Raoul44bis

D'accord sur le fond, mais encore une fois, on vit une époque de découvertes tellement riches et "accessibles" (merci le net) que l'on peut se fourvoyer en explication. Mais, oui toute découverte est a relativiser ! ^^