Les nanotechnologies soutenues par l’Etat

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François d’Aubert, ministre délégué à la recherche, a donné cette semaine le coup d’envoi de la création de l’agence nationale de la recherche. Cette agence sera officiellement créée en janvier prochain et son premier programme portera sur les nanosciences et les nanotechnologies.

Pour l’occasion l’Etat doublera le budget annuel alloué à la recherche sur ces technologies qui va passer de 30 à 70 millions d’euros par an sur 3 ans. Il s’agit d’amplifier les recherches déjà en cours et dont les perspectives d’application sont extrêmement prometteuses. L’agence a aussi pour but d’améliorer la communication entre les différents centres de recherche français dans ce domaine en créant le R3N, le Réseau National des Nanosciences et des Nanotechnologies.

Concrètement, un centre de recherche dans les technologies de l’infiniment petit, le Minatec, sera construit à Grenoble. Ce centre fera de la ville iséroise, où de nombreuses entreprises de hautes technologies sont installées, l’un des principaux pôles européens des nanotechnologies.

Parmi les recherches en cours, on peut citer celles menées par le Leti au GEA-Grenoble sur le stockage de données. Il serait en effet possible de stocker sur une puce de germanium de 2cm de côté l’équivalent de la bibliothèque nationale de France. D’autres recherches concernent la puissance de calcul des ordinateurs. Les technologies actuellement utilisées pour graver des microprocesseurs devraient atteindre leurs limites dans 20 ou 30 ans. A ce moment, les liens à l’intérieur des puces auront une taille de 2 ou 3 atomes. En deçà de ce seuil, le passage d’un électron n’est plus possible. Les nanotechnologies permettront de dépasser cette limite.

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jyb

1/parlant des limites technologiques à long terme, je ne parle pas de limites provisoires. Intel en faisant son P4 a tout miser sur la cadence du processeur (en faisant un bon en avant), mais pas sur ses performances brutes. Ce n'est que les versions améliorées qui ont remédié à cette erreur. Du coup ils sont un peu obligés de faire une pause sur la vitesse pour améliorer les performances de la puce dans un cycle. Intel continue à prévoir des vitesses d'une dizaine de GHz pour les 5 ans à venir.

2/ Tout dépend de quel côté on voit le problème, les liens étant contenus dans un isolant, on peu considérer qu'en dessous la puce devient un isolant, si on considère au contraire que l'on rajoute plus de lien dans la surface, la puce devient en effet un conducteur standard. :jap:

3/ Quelques articles scientifiques décrivent des recherches sur des changements d'état d'atomes et de molécules, pour remplacer les différences de potentiels électriques. Il ne s'agit pas de faire plus petit, mais de stocker plus d'information en procédant autrement. Il y a pas mal de recherche pour le moment:

En faisant une recherche Google, on peu trouver ces articles:
http://www-drecam.cea.fr/ComScience/Fai ... ronium.htm
http://atomoptic.iota.u-psud.fr/POL/lapuce.pdf
http://www.vnunet.fr/actu/article.htm?n ... 2000-02-04

Sur que j'aurais du approfondir ce point dans l'article :jap: .