LHC, avant le redémarrage test d'ATLAS avec les rayons cosmiques

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Pour l’expérience ATLAS au CERN, physiciens et ingénieurs testent leurs sous-détecteurs en utilisant des particules venues de l'espace.

Détecteur ATLAS. Illustration/CERN

Au cours des trois dernières années d'exploitation, le Grand collisionneur de hadrons (LHC) a atteint une énergie de collision maximum de 8 TeV. Mais pour son redémarrage en 2015, le LHC atteindra 13 TeV, un nouveau défi pour les grands détecteurs ATLAS, CMS, ALICE et LHCb. Les sous-détecteurs de l’expérience ATLAS subiront toute une batterie de tests pour vérifier leur fonctionnement à haute énergie. Mais comment tester un détecteur de physique des particules polyvalent adapté à des collisions à haute énergie quand vous ne disposez pas de faisceaux en collision ? « Grâce aux rayons cosmiques », répond Alessandro Polini, coordinateur du programme d’ATLAS pour la prochaine exploitation.

Ces particules de haute énergie en provenance de l’espace sont principalement des protons (89%), mais on trouve aussi des noyaux d’hélium (10%) et des noyaux plus lourds (1%), allant jusqu’à l’uranium. L’énergie des rayons cosmiques primaires varie entre 1 GeV – l’énergie d’un accélérateur de particules relativement petit – et 10^8 TeV, c’est-à-dire beaucoup plus que l'énergie de faisceau au LHC. Les humains ne perçoivent pas ces particules, mais comme elles laissent des traces dans les détecteurs, les physiciens peuvent les utiliser pour étalonner et aligner les sous-détecteurs d’ATLAS lorsque le LHC est arrêté. « Si on observe des trous ou des traces qui ne sont pas alignées à certains endroits, c’est qu’il reste du travail à faire », explique Alessandro Polini.

Un ingénieur inspecte le détecteur ATLAS pendant les travaux de maintenance l’année dernière. Illustration: CERN/Anna Pantelia/

Chaque sous-détecteur est paramétré et testé individuellement, avant d’être combiné avec d'autres sous-détecteurs et finalement installé dans l'expérience. « C’est un peu comme un orchestre : les différents instruments répètent chacun de leur côté, et nous les intégrons un par un, explique-t-il. Il faut d’abord les accorder et les préparer le mieux possible pour que le tout puisse fonctionner. »

ATLAS a récolté 27 femtobarns inverses de données (soit environ 2 × 10^15 collisions proton-proton) au cours de la première période d'exploitation du LHC, des données qui ont mené à la découverte du boson de Higgs et à de nombreux autres résultats. Pour la deuxième période d’exploitation, des paquets de protons seront accélérés à une énergie presque deux fois plus grande qu’auparavant et ils seront paramétrés pour entrer en collision dans le détecteur toutes les 25 nanosecondes. Cela représente jusqu’à 40 millions de collisions par seconde, soit deux fois plus que lors de la première phase d’exploitation.

Alessandro Polini annonce qu’une « répétition générale » aura lieu en novembre, avec une grande campagne de détection des rayons cosmiques, qui aura lieu lorsque toutes les couches du détecteur auront été assemblées et que les champs magnétiques auront été activés. « ATLAS sera alors prêt pour jouer sa symphonie », indique-t-il.

Pour plus d'informations voir:
Recapitulatif des résultats des expériences du CERN

KA
kace

L'énergie des rayons cosmiques monte jusqu'à 10^8 TeV, pas 108 TeV ... Soit environ 10 millions de fois plus que le LHC !?!
Quand un proton du LHC a l'énergie cinétique d'un moustique en vol, celle des rayons cosmiques les plus puissants atteint l'énergie cinétique d'une balle de baseball à pleine vitesse !
Et aux questions "qui les envoie aussi vite ?" et "de quoi sont-ils constitués ?", on ne connaît pas bien la réponse : la source est sans nul doute à chercher dans les phénomènes les plus violents de l'Univers, à savoir les explosions de supernovae avec GRB (Gamma Ray Bursts), les trous noirs supermassifs en phase active, les collisions entre pulsars (et GRB associés) et les magnetars. Mais on n'en sait pas bcp plus. Et pour leur constitution, un mélange aux proportions inconnues entre protons, neutrons (?), noyaux d'hélium et noyaux lourds.

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cisou9

_____________ :_salut:

kace
L'énergie des rayons cosmiques monte jusqu'à 10^8 TeV, pas 108 TeV ... Soit environ 10 millions de fois plus que le LHC !?!.

Pas d'accord, ce n'est pas 10 puissance 8 TeV mais 108 ce qui est déjà une énergie considérable. ___ :non:

AD
Adrien

C'est bien 10^8, l'exposant a sauté, j'ai corrigé ;)

KA
kace

Si si, c'est bien 10^8 : regarde par exemple la particule "oh my god" ;-) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Particule_Oh-My-God

cisou9
_____________ :_salut:


kace
L'énergie des rayons cosmiques monte jusqu'à 10^8 TeV, pas 108 TeV ... Soit environ 10 millions de fois plus que le LHC !?!.


Pas d'accord, ce n'est pas 10 puissance 8 TeV mais 108 ce qui est déjà une énergie considérable. ___ :non:

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cisou9

______________ :_salut:
J'aurais mieux fait de la fermer (ma Geu**). _____ :pet:

KA
kace

T'inquiète, ça arrive à tout le monde de se tromper !
Par ailleurs je dois bien t'avouer que la première fois quand j'ai vu un article sur des rayons cosmiques avec des millions de fois plus d'énergie que les protons du LHC, j'ai cru à une blague / erreur ... Et pourtant !
A+

cisou9
______________ :_salut:
J'aurais mieux fait de la fermer (ma Geu**). _____ :pet: