« McSleepy »: un système d’anesthésie entièrement automatisé

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Des chercheurs de l’Université McGill et du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) au Québec ont réalisé la première administration entièrement automatisée au monde d’un anesthésique. Surnommé « McSleepy », le nouveau système mis au point par les chercheurs administre des médicaments d’anesthésie générale et surveille leurs effets distincts de façon entièrement automatique, sans intervention manuelle.

« Depuis les cinq dernières années, nous travaillons sur des systèmes en circuit fermé dans lesquels les médicaments sont administrés, leurs effets constamment surveillés et les doses ajustées en conséquence », a déclaré le Dr Thomas M. Hemmerling du département d’anesthésie de l’Hôpital général de Montréal. Le Dr Hemmerling dirige le groupe de recherche sur les technologies intelligentes appliquées à l’anesthésie (ITAG), une équipe composée d’anesthésistes, de scientifiques et d’ingénieurs biomédicaux. « Considérez ‘McSleepy’ comme une sorte d’anesthésiste humanoïde qui pense comme un anesthésiste, analyse les renseignements biomédicaux, adapte constamment son propre comportement et va même jusqu’à reconnaître les déficiences du système de surveillance. »

La technique d’anesthésie a été utilisée sur un patient qui a subi, pendant une opération de trois heures et trente minutes, une néphrectomie partielle, soit l’ablation d’une tumeur au rein qui laisse intacte la partie non-cancéreuse du rein. Pour manipuler les diverses composantes de l’anesthésie générale, le système automatisé mesure trois paramètres distincts affichés sur un nouveau moniteur d’anesthésie intégrée (IMA™) : la profondeur de l’hypnose via l’analyse EEG, la douleur via une nouvelle mesure de la douleur appelée Analgoscore™ et la relaxation musculaire via la phonomyographie™ , tous trois mis au point par l’ITAG. Le système administre ensuite les médicaments appropriés à l’aide de pompes à infusion traditionnelle contrôlées par un ordinateur portable sur lequel on a installé « McSleepy ».

À l’aide de ces trois paramètres distincts et d’algorithmes complexes, le système automatisé calcule plus rapidement qu’un être humain et de manière plus précise les doses appropriées de médicaments à n’importe quel moment pendant l’anesthésie. « McSleepy » aide l’anesthésiste de la même façon qu’une transmission automatique aide les automobilistes. Ce faisant, les anesthésistes peuvent se concentrer davantage sur d’autres aspects des soins directs aux patients. Une autre caractéristique est que le système peut communiquer avec des assistants numériques personnels, rendant ainsi possible la surveillance et le contrôle de l’anesthésique à distance. En outre, cette technologie peut être facilement intégrée aux programmes modernes d’enseignement médical comme les centres de simulation et les plateformes de formation via Internet.

Plusieurs paramètres biologiques et pharmacologiques servent à surveiller, enregistrer et analyser les données propres à l’anesthésie. « Il faudra probablement deux années pour perfectionner le système », a déclaré le Dr Hemmerling. « Un grand nombre de personnes hésitent à dépendre de systèmes automatisés, surtout lorsqu’ils ne sont pas visibles – puisqu’il n’est pas évident de savoir ce qu’ils effectuent ni de quelle façon. Ils craignent la « boîte noire » qui prend soudainement le contrôle. En concevant « McSleepy », nous avons effectué une recherche intensive pour aussi concevoir une interface claire, facile à lire, qui ressemble aux écrans de notre pratique courante mais qui fournit néanmoins une image clinique détaillée de ce qui se passe et de ce qui s’est passé. »

Le Dr Hemmerling espère qu’un système sera sur le marché d’ici les cinq prochaines années.

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Maulus

on manque deja tellement d'anesthésiste !
un peu d'aide electronique sa sera pas du luxe, tant qu'il y a l'oeuil d'un humain pour controler de manière "intéligente" l'état du patient.

SK
skc

Michel
Le système administre ensuite les médicaments appropriés à l’aide de pompes à infusion traditionnelle contrôlées par un ordinateur portable sur lequel on a installé « McSleepy ».

Je me demande quel OS a été qualifié pour faire fonctionner des systèmes vitaux comme celui-ci.

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buck

en cas de plantage de la machine, qui est responsable juridiquement/penalement?

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Maulus

une machine sa ne plante pas si c'est conçu correctement...
panne électrique = générateur/onduleur
panne technique = redondance des systèmes

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buck

Maulus
une machine sa ne plante pas si c'est conçu correctement...
panne électrique = générateur/onduleur
panne technique = redondance des systèmes

mouais... les accidents ca arrive toujours qd on ne s'y attend pas

SK
skc

Maulus
une machine sa ne plante pas si c'est conçu correctement...
panne électrique = générateur/onduleur
panne technique = redondance des systèmes

Une machine ça plante parce que:

  • c'est construit sur la base de compromis multiples dont on calcule les risques afin de les minimiser.
  • l'homme n'est pas capable de contrôler les processus de fabrication à une échelle suffisante pour s'assurer de la conformité.
  • la qualité a très souvent des conséquences sur le coût et sur l'efficacité; une machine chère et lente n'a aucune viabilité économique.
  • l'homme est imparfait et est incapable d'écrire des processus de la complexité d'un ordinateur sans y introduire des bugs. Un taux de 0.4 bugs/1000 lignes de code est considéré comme acceptable et 0.125 comme très bon. Windows XP contient 40 millions de lignes de codes.

Donc non, une machine plante, et c'est ainsi que l'on l'a conçu.

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cisou9

Mon épouse a été en réanimation pendant 7 mois et coma artificiel plusieurs semaines, respiration artificielle etc ; le tout contrôlé par un ordinateur qui n'a pas planté. je pense qu'à ce niveau la la fiabilité est au top. :D

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Maulus

oui je pense qu'en matière de fiabilité c'est pas un problème, l'ordinateur est bien parce qu'il est rigoureux et impossible a mettre en faute si le code est bien conçu. c'est une machine, 0 1, 1 0.

par contre moi ce qui me titille plus c'est que la machine n'a pas de "jujotte". elle est désespérement cartésienne donc difficile de s'adapter à tous les cas de figure sans l'oeuil de l'homme.
on dit toujours qu'un résultat, aussi précis soit il, ne vaut rien sans interprétation juste.

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klinfran

tant que la machine n'est pas en réseau, pas de risque d'infection informatique nosocomiale :lol3: