MIL-101: le meilleur piège à CO2

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Séquestrer le dioxyde de carbone (CO2) est l'un des défis majeurs que doivent relever les scientifiques pour lutter contre le réchauffement climatique et ses conséquences. Dans ce domaine, des chimistes français de plusieurs laboratoires associés au CNRS viennent d'établir un record. Créé par l'équipe de Gérard Férey à l'Institut Lavoisier, MIL-101 est le matériau le plus performant pour stocker le CO2, principal gaz à effet de serre. Ces travaux sont publiés sur le site Internet de la revue Langmuir.

Vue en perspective des deux types de cage existant dans le MIL-101.
Ces cages constituent d'excellents pièges à dioxyde de carbone

Réduire la teneur en dioxyde de carbone dans l’atmosphère s’avère, de nos jours, une priorité. Les chimistes l’ont très vite compris en concevant des matériaux poreux, capables de piéger ce gaz. Des chercheurs de différents laboratoires associés au CNRS (1) viennent de montrer que la poudre MIL-101 (Matériau de l’Institut Lavoisier) constitue le meilleur matériau actuel pour le stockage du CO2 à température ambiante : un mètre cube de ce matériau est capable de stocker près de 400 m3 de gaz carbonique à 25°C contre 200 m3 de CO2 pour les meilleurs solides commercialisés actuellement.

Ce résultat remarquable est possible grâce à une excellente maîtrise de la structure de ce solide. Les chimistes de l’Institut Lavoisier sont les seuls, à ce jour, à être capables de synthétiser un matériau dont la taille des pores (3,5 nm) permet de capter autant de dioxyde de carbone (2). Leurs travaux ont non seulement révélé les performances prometteuses de ce solide mais également permis de comprendre, expérimentalement et théoriquement, le mécanisme de fixation du CO2 dans les pores.

Ce matériau devrait trouver de nombreuses applications industrielles, ce qui pourrait aider à lutter contre le réchauffement climatique. Mais les chercheurs ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin. Ils conçoivent déjà une nouvelle génération de ce matériau ayant des capacités de stockage encore plus importantes.

Notes:

(1) Institut Lavoisier (CNRS / Université de Versailles), Institut Charles Gerhardt (CNRS / Université de Montpellier 2 / ENSCM), Laboratoire chimie Provence (CNRS / Universités Aix-Marseille 1, 2 et 3), Laboratoire catalyse et spectrochimie (CNRS / Ensi Caen / Université de Caen).

(2) La taille maximum des pores des matériaux actuellement commercialisés est de 2,2 nm.

YA
yalefe

Certes c'est bien joli tout ca
je ne remets pas en question le travail de ces chercheurs; le résultat de leurs recherches mérite d'etre salué .

mais après on en fait quoi de ce MIL-101 gorgé de CO2 ???
on l'enterre a coté des futs de plutonium usagé pour des millénaires ???

LA
lambda0

Exprimé en volume, ça parait impressionnant, mais 400 m3 de CO2, ça ne représente jamais que 800 kg.
Pour que celà présente un intérêt pour réduire de façon significative les émissions de CO2 dans l'atmosphère, il faudrait produire en quantités industrielles des centaines de millions de tonnes de ce matériau : toute une filière industrielle à mettre en place.
Pour comparaison, la production mondiale de plastique est de l'ordre de 200 millions de tonnes par an.

Mais c'est sûrement très intéressant pour toute sortes d'autres d'applications (et le stockage d'autres gaz, CH4 ou H2 par exemple).

A+

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Maulus

si sa nous permet d'avoir des pots cataliseurs plus performant pour les 20 ans a venir, c'est déjà une bonne chose :)

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klinfran

déjà on dit plus pot catalytique, que pot catalyseur, et en plus ça ne sert pas à stocker le CO2, mais à créer de nouvelles réactions après une mauvaise combustion dans le moteur et éventuellement ensuite filtrer les résidus, donc rien à voir. c'est vrai que ça me fait bizarre de voir que "réduire les émissions de CO2 se traduit par "piéger du CO2".

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buck

klinfran
c'est vrai que ça me fait bizarre de voir que "réduire les émissions de CO2 se traduit par "piéger du CO2".

il n'est pas question de reduire les emissions mais de les stocker dans l'article il me semble, non?

LA
lambda0

Si on piège le CO2 à la source au lieu de le rejeter dans l'atmosphère, il y a bien réduction des émissions ?

De toute façon, je ne suis pas d'accord avec le postulat de départ de l'article, à savoir que la séquestration du CO2 serait une priorité.
La recherche ne coûte peut-être pas très cher, mais le déploiement industriel de telles techniques si, et c'est autant de moyens qu'on ne consacrerait pas à développer des sources d'énergies moins polluantes.
Ces techniques sont seulement un alibi pour permettre le développement de l'exploitation des gigantesques réserves de charbon et de sables bitumeux.

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cisou9

Et ensuite ou va t-on stocker ces immenses volume de MIL 101 ? :fada:

VI
Victor

Dans le même genre d'idée la proportion de CO² la plus importante sur terre c'est les carbonates, puis une fois dans le matérieux y a t il une désorption de ce CO² quelques part quelle est la valeur en % de la fixation définitive du CO²

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cisou9

Je vien de lire ça sur futura science :
http://www.futura-sciences.com/fr/sinfo ... nts_15452/
ou comment transformer le CO2 en carburant pour diésel. :D