Mise à jour de la liste des compagnies aériennes interdites de vol en Europe

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La Commission européenne a adopté le 13 juillet 2009 la onzième mise à jour de la liste communautaire des compagnies aériennes interdites dans l'Union européenne: elle comprend deux pays supplémentaires, tandis que cinq compagnies aériennes voient leur interdiction d'exploitation levée du fait d'améliorations satisfaisantes en matière de sécurité.

«Aucun compromis n'est possible en matière de sécurité aérienne. C'est pourquoi nous devons rester vigilants. La sécurité aérienne est un droit des citoyens, où qu'ils se trouvent dans le monde», a déclaré Antoni Tajani, vice-président de la Commission. Et de conclure: «nous ne tolérerons pas que des compagnies aériennes se conforment à des normes différentes à l'intérieur et à l'extérieur de l'Europe. Il est grand temps que la communauté internationale repense sa politique en matière de sécurité. Ces compagnies peu sûres ne devraient être autorisées à voler nulle part. Cette liste a fortement contribué à rendre le ciel européen plus sûr. Nous devrions évoluer progressivement vers une stratégie axée sur la coopération internationale.»

La nouvelle liste, qui remplace la précédente, est consultable sur le site web de la Commission (voir: lien) .

Les principales conclusions à tirer de cette toute dernière mise à jour sont doubles: a) la liste constitue une motivation forte pour remédier aux lacunes dans le domaine de la sécurité; les parties concernées peuvent en effet être retirées de la liste quand elles ont mis en œuvre des mesures correctives valables pour se conformer aux normes de sécurité applicables; b) plutôt qu'un moyen de répression, le concept de liste communautaire apparaît de plus en plus comme un moyen de prévention en matière de sauvegarde de la sécurité aérienne. Preuve en est le nombre de fois où la Communauté a pu remédier à des risques potentiels pour la sécurité sans avoir à prendre la mesure extrême que constituent les restrictions à l'exploitation.

Les améliorations et réalisations importantes de l'autorité indonésienne de l'aviation civile sont reconnues dans le domaine de la sécurité. Frappés par l'interdiction d'exploitation depuis juillet 2007, quatre transporteurs aériens – Garuda Indonesia, Airfast Indonesia, Mandala Airlines et Premiair – peuvent être retirés de la liste, l'autorité dont ils dépendent garantissant qu'ils respectent les normes de sécurité internationales. Le transporteur thaïlandais One Two Go a été retiré de la liste: les autorités de l'aviation thaïlandaises ont en effet annulé son certificat. Les progrès accomplis par l'autorité angolaise de l'aviation civile et le transporteur aérien TAAG Angola Airlines dans la résolution progressive de tous les problèmes de sécurité sont reconnus. Dans ce contexte, l'accord de coopération et d'assistance signé entre les autorités de l'aviation civile de l'Angola et du Portugal a permis à ce transporteur d'exercer de nouveau ses activités au Portugal, en n'exploitant que certains appareils et dans des conditions très strictes.

Par ailleurs, la liste actualisée met en avant le dialogue continu avec certains États en ce qui concerne la sécurité de leurs transporteurs. À cet égard, sur la base des éléments prouvant une amélioration des normes de sécurité, la performance des transporteurs aériens russes auxquels les autorités russes ont imposé des restrictions d'exploitation fera l'objet d'un suivi attentif.

La Commission se félicite également des efforts déployés par les autorités de l'aviation civile de l'Indonésie, du Gabon, de l'Ukraine et de l'Angola pour améliorer l'exercice de leurs responsabilités en matière de surveillance en vue de renforcer la sécurité et de coopérer étroitement à cette fin avec la Commission.
En raison de problèmes de sécurité constatés dans le système de surveillance par les autorités de l'aviation de la Zambie et du Kazakhstan, une interdiction d'exploitation a été imposée à tous les transporteurs de ces pays, à l'exception du transporteur kazakh Air Astana, dont les activités dans la Communauté sont maintenues mais dans des conditions strictes.

Néanmoins, tous les transporteurs inscrits sur cette liste, ou qui l'ont été, restent soumis en priorité à des inspections au sol dans les aéroports communautaires afin de s'assurer qu'ils respectent les normes de sécurité applicables.

Ainsi, la liste communautaire compte neuf transporteurs faisant l'objet d'une interdiction totale d'exploitation dans l'Union européenne: Air Koryo (République populaire démocratique de Corée ou RPDC), Air West (Soudan), Ariana Afghan Airlines (Afghanistan), Siem reap Airways International (Cambodge), Silverback Cargo Freighters (Rwanda), Motor Sich, Ukraine Cargo Airways, Ukrainian Mediterranean Airlines et Volare (Ukraine); tous les transporteurs (246) de douze pays – Angola, Bénin, République démocratique du Congo (RDC), Guinée équatoriale, Gabon (à l'exception de trois transporteurs, dont les activités sont restreintes ou soumises à des conditions), Indonésie, Kazakhstan (à l'exception d'un transporteur, dont les activités sont restreintes ou soumises à des conditions), République kirghize, Libéria, Sierra Leone, Swaziland et Zambie; et sept transporteurs aériens, qui sont autorisés à exercer leurs activités en étant soumis à certaines restrictions et conditions: TAAG Angola Airlines et Air Astana (Kazakhstan), Gabon Airlines, Afrijet et SN2AG (Gabon) ainsi qu'Air Bangladesh et Air Service Comores.

Les audits de sécurité menés par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) constituent un élément fondamental et l'un des critères communs appliqués pour imposer une interdiction d'exploitation. Il est donc essentiel de renforcer la coopération avec cette organisation dans ce domaine. La réunion organisée le 9 juillet entre le vice-président Tajani et le président du Conseil de l'OACI, M. Kobeh, portait sur cet enjeu majeur. Le rapport sur le fonctionnement de la réglementation, prévu pour la fin de cette année, contiendra également des propositions visant à renforcer la dimension internationale.

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houri smail

Il ne s’agit pas de réprimer les uns et de distribuer des bons points aux autres ou encore d’exclure certaines compagnies de la liste communautaire autorisée. La bonne solution se situe plutôt dans la recherche d’une coopération internationale plus profonde et plus efficace dans le domaine de la sécurité de l’aviation civile. Il devient nécessaire, en effet, d’imposer de nouvelles règles en matière de gestion, d’entretien et de sécurité aérienne communes et obligatoires à tous les pays. Puisque « La sécurité aérienne est un droit des citoyens, où qu'ils se trouvent dans le monde», à quoi sert l’OACI dont le rôle est d’élaborer des normes en matière de sécurité aérienne et de veiller au respect de leur application. Le fait que la standardisation du transport aéronautique international ne concerne pas les vols à l’intérieur d’un même pays est la principale faille de cette organisation. Sa charte doit être renforcée de sorte qu’elle peut étendre sa compétence et son autorité en intervenant directement à l’intérieur de chaque pays pour toute question liée à la sécurité aérienne. Quant aux audits, il s’agit seulement d’une simple formalité pour inaugurer une ligne aérienne sans suivi permanent. :sol:

JA
Jayxee

houri smail
Il ne s’agit pas de réprimer les uns et de distribuer des bons points aux autres ou encore d’exclure certaines compagnies de la liste communautaire autorisée. La bonne solution se situe plutôt dans la recherche d’une coopération internationale plus profonde et plus efficace dans le domaine de la sécurité de l’aviation civile. Il devient nécessaire, en effet, d’imposer de nouvelles règles en matière de gestion, d’entretien et de sécurité aérienne communes et obligatoires à tous les pays. Puisque « La sécurité aérienne est un droit des citoyens, où qu'ils se trouvent dans le monde», à quoi sert l’OACI dont le rôle est d’élaborer des normes en matière de sécurité aérienne et de veiller au respect de leur application. Le fait que la standardisation du transport aéronautique international ne concerne pas les vols à l’intérieur d’un même pays est la principale faille de cette organisation. Sa charte doit être renforcée de sorte qu’elle peut étendre sa compétence et son autorité en intervenant directement à l’intérieur de chaque pays pour toute question liée à la sécurité aérienne. Quant aux audits, il s’agit seulement d’une simple formalité pour inaugurer une ligne aérienne sans suivi permanent. :sol:

Ca fait quand même un peut trop "Bienvenue au pays des Bisounours" ta proposition... comment et de quelle droit veut tu imposer des règles sur les vols intérieurs d'autre pays? Règles qui auront forcément un cout important. Il faut bien être conscient qu'il y a des tas de pays qui n'ont pas les moyens de ce permettre ça, c'est soit on a des avions qui volent avec les risques et les avantages que cela représente, soit on a rien car personne n'aura les moyen de voyager par avion.
Alors qui paiera pour ces pays ?

C'est un peut comme si on exigeait à tous les pays du monde d'avoir des exigences sur la sécurité routière aussi hautes que les nôtres, sous prétexte qu'on va en vacance chez eux.