OMM: Changement climatique: il est encore temps d'agir

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Illustration: OMM

Des preuves scientifiques confirment qu'il faut lutter contre les gaz à effet de serre

Genève, le 19 septembre 2014 (OMM) – Il reste encore une chance d'éviter les changements climatiques dangereux et de préserver la planète pour les générations à venir, mais nous devons nous dépêcher de la saisir. Des preuves scientifiques indéniables confirment qu'il faut réduire de toute urgence les émissions de gaz à effet de serre.

L'OMM soutient diverses initiatives pour apporter son concours au Sommet sur le climat qu'organise le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à New York le 23 septembre. Ces initiatives illustrent la nécessité d'une action internationale concertée, tant pour maîtriser les changements climatiques rapides, qui pourraient occasionner dans les décennies à venir une hausse potentiellement mortelle des températures et du niveau des mers, que pour ralentir l'acidification des océans, qui menace la vie marine.

Le Sommet permettra de rassembler dirigeants gouvernementaux et responsables du monde de la finance, des affaires et de la société civile pour accélérer la mise en œuvre sur le terrain de mesures énergiques visant à réduire les émissions et à mobiliser les volontés politiques en faveur de la conclusion, d’ici à 2015, d’un accord ambitieux à l’échelle mondiale qui limite à moins de 2°C la hausse de la température mondiale.

La série des «bulletins météo de l'année 2050» a été préparée par de célèbres présentateurs météo, qui accompagneront la délégation de l'OMM à New York afin de faire mieux comprendre les implications qu'aura le changement climatique dans de nombreux pays: vagues de chaleur, épisodes de sécheresse et inondations plus marqués, et cyclones tropicaux plus destructeurs.

«Le temps joue contre nous» explique le Secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud. «Les concentrations de gaz à effet de serre augmentent d'année en année. Plus nous attendons, plus il sera difficile et coûteux de nous adapter au changement climatique dû aux activités humaines.»

«Ne pas lutter contre le changement climatique revient à vivre aux dépens de nos enfants, comme si nous empruntions de l'argent et leur laissions d'énormes dettes. C'est exactement ce que nous faisons avec le changement climatique» ajoute-t-il.

«Nous pouvons encore agir. Nos décisions devront être audacieuses et courageuses» insiste-t-il.

Gaz à effet de serre: concentrations records

Dans la perspective du Sommet, l'OMM a publié son Bulletin annuel sur les gaz à effet de serre. Il en ressort que les concentrations atmosphériques des principaux gaz à effet de serre persistants ont atteint de nouveaux records en 2013 et que les concentrations de dioxyde de carbone ont connu leur croissance la plus rapide depuis le lancement du réseau actuel d'observations internationales, en 1984.

Selon les premières données, cette situation pourrait être liée à une réduction de l'absorption du CO2 par la biosphère terrestre. Des recherches plus approfondies seront entreprises à ce sujet.

Pour Michel Jarraud, il s'agit d'un signal inquiétant, et peut-être même d'un signal d'alarme, qu'il faut décoder.

La biosphère absorbe environ un quart des émissions de dioxyde de carbone. Les océans en absorbent un autre quart, soit environ 4 kilogrammes de dioxyde de carbone par personne et par jour. Ainsi, d'après le Bulletin sur les gaz à effet de serre, le taux actuel d'acidification océanique est sans précédent depuis au moins 300 millions d'années.

«L'océan est le facteur déterminant du climat de notre planète et il amortit l'impact du changement climatique, mais en paye les conséquences. Si l'on estime que le réchauffement planétaire n'est pas une raison suffisante de réduire les émissions de CO2, il devrait en être autrement pour l'acidification des océans, dont les effets se font déjà sentir et ne feront que se renforcer dans les décennies à venir» fait valoir Wendy Watson-Wright, Secrétaire exécutive de la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO, qui a contribué au Bulletin.

Bulletins météo de l'avenir

Pendant le Sommet, l'OMM présentera sa série très appréciée de bulletins météo (fictifs) de l'avenir, qui illustrent les incidences probables du changement climatique mondial à l'échelle locale. Ils nous transportent en 2050, à mi-parcours de notre siècle, à la fin duquel les températures mondiales moyennes pourraient avoir augmenté de plus de 4°C (7,2°F) si les émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique se poursuivent au rythme actuel ou s'accélèrent.

Ces bulletins ont été préparés par de célèbres présentateurs des pays suivants: Afrique du Sud, Allemagne, Belgique, Brésil, Bulgarie, Burkina Faso, Danemark, États-Unis d'Amérique, Islande, Japon, Philippines, Tanzanie et Zambie.

Ils envisagent entre autres des vagues de chaleur impitoyables faisant un nombre record de victimes; des méga-sécheresses qui dévastent des régions entières; des inondations catastrophiques occasionnées par des pluies torrentielles dans une atmosphère plus chaude et plus humide; l'inondation de villes côtières causée par de lointains ouragans et par l'élévation des niveaux de la mer; et les dégâts produits par l'acidification des océans sur la vie marine et les récifs coralliens.

Ils s'inspirent de scénarios de changement climatique fondés sur le maintien de niveaux élevés d'émissions. Tous les présentateurs soulignent que les récentes catastrophes météorologiques nous donnent un avant-goût de l'avenir.

«Le changement climatique affecte la météo partout dans le monde. Il rend les phénomènes météorologiques plus extrêmes et perturbe les régimes établis. Cela signifie davantage de catastrophes, plus d'incertitude. Nous pouvons diminuer les risques en réduisant les émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale et en créant des économies émettant peu de carbone. Oeuvrons ensemble à rendre nos sociétés plus sûres et plus résilientes. Je vous invite à prendre avec moi des mesures pour contrer le changement climatique» déclare Ban Ki-moon dans ces vidéos.

Séance thématique sur la climatologie

Lors du Sommet sur le climat, une manifestation spéciale, organisée par l'OMM, l'UNESCO et l'UNITAR, permettra aux dirigeants politiques et à des scientifiques éminents d'étudier comment la science peut étayer les décisions politiques.

En effet, c'est en les fondant sur des éléments scientifiques que les mesures prises pour lutter contre le changement climatique seront les plus efficaces. Cela dit, la climatologie n'est pas figée et l'on fait constamment de nouvelles découvertes. Les progrès de la climatologie doivent être communiqués avec plus de créativité au public, afin de l'informer, le motiver et lui donner les moyens d'agir.

Cette séance thématique spéciale sera l'occasion de présenter les moyens par lesquels la climatologie peut servir au mieux un programme ambitieux de lutte contre le changement climatique. Y seront envisagés les principales conclusions climatologiques auxquelles la société peut se fier; les moyens de garantir que les politiques climatiques reposent sur les connaissances les plus pointues; et la communication efficace des aspects scientifiques du changement climatique aux décideurs et au grand public. La séance sera diffusée sur Internet.

Promouvoir les actions de l'ONU pour le climat

Michel Jarraud a fait partie des 18 experts interviewés pour la série de vidéos de l'ONU intitulée «Why I Care About Climate Change» (Pourquoi je me préoccupe du changement climatique).

L'OMM a joué un rôle majeur dans l'élaboration d'une publication à l'intention des participants au Sommet, intitulée «How the United Nations System Supports Ambitious Action on Climate Change» (Comment le système des Nations Unies soutient la prise de mesures ambitieuses sur le changement climatique). Cette brochure a été rédigée et publiée par une quarantaine d'institutions spécialisées, de fonds, de programmes et d'autres organismes de l'ONU, qui coopèrent sous l'égide du Groupe de travail sur les changements climatiques relevant de l'ONU.

Pour plus d'information voir:

HU
hubble

Je ne sais pas pourquoi, mais l'insistance de l'OMM ou du GIEC ne me convainc pas:
Ils parlent de preuves sans les mentionner et les catastrophes ne sont que des phénomènes ordinaires.
Depuis quelques années, ils nous proposent différents scénarios pour expliquer la stagnation des températures, stables depuis 15 ans et la banquise arctique a moins fondu en été depuis 2012.
L'accélération du réchauffement ne se produit pas en dépit de l'augmentation des GES.
Cela ne m'étonne pas vu que c'est la vapeur d'eau qui constitue la plus grande part de l'effet de serre (+80%) et le CO2 ne peut pas contribuer indéfiniment , une saturation s'installe comme dans tout phénomène naturel.
Il semble que le simple bon sens devrait suffire à dissiper les doutes mais le comportement du GIEC vire à l'obsession.
Maintenant qu'ils se sont engagés à fond dans cette voie, ils ne peuvent plus reculer et leur seule possibilité est que le monde les suivent en diminuant la production de CO2 de manière qu'ils puissent dire plus tard qu'ils avaient raison.
De ce point de vue, on peut comprendre leur impatience de voir le CO2 rapidement diminuer avant que le réchauffement naturel s'inverse !

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Yougo

Arf. Encore ? Bon d'abord sachez que je suis moi aussi contre l'espèce de "religion du développement durable" qui inaugure la culpabilité de l'Homme envers la Nature...donc voyez que c'est pas un oppositionisme primaire d'une gueguerre de la bonne pensée.

Ils parlent de preuves sans les mentionner

Là dans cet article, non, mais sinon il y a la montagne d'études publiée par le GIEC qui sont consultables. Il suffit que vous alliez voir de vous même pour constater. Évidemment sur leur site vous allez tomber sur des rapports...m'enfin le travail scientifique est de s'appuyer sur les sources de ceux-ci, de vraies bonnes études comme il le faut.

la stagnation des températures, stables depuis 15 ans

Déjà ..vous sortez ça d'où ? (c'est de la pure curiosité hein) soit on fait des moyennes annuelles sur la totalité du globe, soit on fait des moyennes décennales. Un lisage en 15 ? Pourquoi pas en 11 ou en 17 ? C'est tellement bizarre dans la pratique que j'ai vraiment envie de voir vos sources.
Ensuite, ce n'est pas stable mais en augmentation :
http://www.climatechange2013.org/images/report/WG1AR5_SPM_brochure_fr.pdf (page 19 du doc ou page 24 du pdf)

la banquise arctique a moins fondu en été depuis 2012.

Échelle de temps non pertinente.Voyez page 8 du doc, ou page 13 du pdf que votre affirmation est fausse. Au contraire vous auriez pu me dire qu'elle avait pourtant augmentée fin décennies 2000, mais cette échelle est impertinente. Constater que celle-ci à fortement diminué en 20 ans.

L'accélération du réchauffement ne se produit pas en dépit de l'augmentation des GES

Histoire d'être clair : réchauffement = augmentation de x pour un intervalle t ; accélération du réchauffement = augmentation de x pour une diminution de l'intervalle t.
J'ai déjà parlé de l'augmentation, mais concernant l'augmentation de la vitesse d'augmentation, un climat change par cassure. la première c'est trouvé entre les années 30-50, la prochaine est (si mes souvenirs de mes cours sont bons) vers 2060-2070.
A vrai dire une documentation sur les changements climatiques depuis l'origine de la vie doit très vite apprendre que les changements climatiques fonctionnent par mécanisme de seuils.

CO2 ne peut pas contribuer indéfiniment , une saturation s'installe comme dans tout phénomène naturel.

Du coup l'idée d'une """saturation""" va dans le sens des mécanismes de seuils, sauf qu' il n'y a pas de "saturation". Pour une quantité de C02, la quantité impactant les cycles (dont ceux de piège à carbone des océans, qui eux, saturent) sera de 100%.
+

[code]comme dans tout phénomène naturel.

[/code] = dans tout phénomène organique. Une réaction chimique sera toujours complète, mais dans le vivant des mécanismes (d'autres réactions) peuvent intervenir dans la réaction (les océans n'interviennent pas dans - à l'intérieur- les réactions atmosphériques).

Cela ne m'étonne pas vu que c'est la vapeur d'eau qui constitue la plus grande part de l'effet de serre (+80%)

Les modèles du GIEC comprennent les forçages naturels (votre H2O) et les forçages humains (qui agit aussi indirectement sur le H20, aussi). Ce qu'il faut retenir c'est que les forçages anthropiques augmentent bien plus rapidement que ce qui semble juste êtres des variations mineures des forçages naturels. Rien n'empêche qu'un système change par ses plus petites causes (n'est-ce pas d’ailleurs pour ça qu'on parle de "changement climatique" plutôt simplement de "réchauffement", puisque ça bouleverse le système ?)

De ce point de vue, on peut comprendre leur impatience de voir le CO2 rapidement diminuer avant que le réchauffement naturel s'inverse !

J'adore dénicher les abus d'autorité, mais là c'est loupé. Ils annoncent que le réchauffement continueraient même si les émissions étaient stoppées et que le phénomène, bien que modélisé pour une centaine d'années, risque de continuer (s'aggraver ?) bien après.
Non, le côté scandaleux de cette article, de cet abus d'autorité, est qu'ils incitent au maximum des moyens pour prévenir au maximum le changement climatique, alors que ce devrait être fait de suite, dans l'espace de quelques années à peine. Ce qu'ils font c'est jouer un as pour gagner une figure, mettre le maximum pour essayer d'avoir le plus grand minimum... C'est bien trop optimiste comme message (c'est là où c'est scandaleux, par ce que ça en arrange du monde !)

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QJ

hubble
Je ne sais pas pourquoi, mais l'insistance de l'OMM ou du GIEC ne me convainc pas:
Ils parlent de preuves sans les mentionner et les catastrophes ne sont que des phénomènes ordinaires.
Depuis quelques années, ils nous proposent différents scénarios pour expliquer la stagnation des températures, stables depuis 15 ans et la banquise arctique a moins fondu en été depuis 2012.
L'accélération du réchauffement ne se produit pas en dépit de l'augmentation des GES.
Cela ne m'étonne pas vu que c'est la vapeur d'eau qui constitue la plus grande part de l'effet de serre (+80%) et le CO2 ne peut pas contribuer indéfiniment , une saturation s'installe comme dans tout phénomène naturel.
Il semble que le simple bon sens devrait suffire à dissiper les doutes mais le comportement du GIEC vire à l'obsession.
Maintenant qu'ils se sont engagés à fond dans cette voie, ils ne peuvent plus reculer et leur seule possibilité est que le monde les suivent en diminuant la production de CO2 de manière qu'ils puissent dire plus tard qu'ils avaient raison.
De ce point de vue, on peut comprendre leur impatience de voir le CO2 rapidement diminuer avant que le réchauffement naturel s'inverse !

Et sur quelle base posez-vous vos affirmations svp ? Vous avez des preuves de ce que vous affirmez ?
... Êtes-vous un climato-sceptique ?
http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/comment-les-climato-sceptiques-essayent-de-torpiller-le-giec-286219

    1. Le rapport est à cette adresse : http://www.ipcc.ch/home_languages_main_french.shtml Il y a une belle et grosse partie qui explique comment sont prise les mesures qui servent au rapport. Et surtout, comment les scientifiques tiennent compte de ces mesures et la pondération statistique portée à ces même mesures.[/*]
  1. Moins indigeste, le rapport pour les décideurs (mais, en anglais) : http://www.climatechange2013.org/report/[/*]
  2. La cigarette ne tue pas non plus. non, non. Continuez à fumez et ne faites rien pour le climat. il n' y vraiment pas lieux de s'en faire. Et, surtout empiffrez-vous de malbouffe et consommez de l'alcool à outrance... Après-tout, tout ces messages sur le bien-être, ne sont que des résurgences de lobby baba-cool-crypto-écologistes-de-gauche-post-hippies n'est-ce pas ? [/*]
DE
Dedej

Dans l'optique du réchauffement quant-on regarde les courbes de variations de température des périodes glaciaires et inter-glaciaires il semble que le basculement en période glacière soit souvent vers +3° même si ce basculement est normalement plutôt lié à l'inclinaison de la Terre et son déplacement dans le système solaire, n'y a t-il pas un risque qu'à +3° on bascule tout de même en aire glaciaire plutôt que d' avoir un température qui monte indéfiniment?

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QJ

<mode niais>
C'est marrant que ça tombe pile-poil au moment où il y a des tensions politique entre les Européens et les Russes.
C'est vraiment pas de chance !
Ce n'est vraiment pas le genre des russes de vouloir saboter ce beau projet européen qu'est Galiléo...
Même si Galiléo est un peu un concurrent à Glonass.

</mode niais>

Mais ce n'est pas mon genre non plus de faire des insinuations déplacées sans avoir aucune preuves.
On dira que je n'ai rien écrit, non, non tout cela n'est que de la médisance. c'est pas bien.