Planck révèle un filament de gaz chaud reliant deux amas de galaxies

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Les astronomes ont découvert un “pont” de gaz chaud qui connecte les amas de galaxies Abell 399 et Abell 401. Au moins une partie de ce gaz pourrait venir du milieu chaud intergalactique - une toile évanescente de filaments gazeux qui parcourt l’univers.

Notre compréhension actuelle de la cosmologie suggère que l’Univers est dominé par la matière noire et l’énergie noire. La matière “ordinaire” restante - ou matière baryonique - dont sont composées les étoiles et les planètes, ne correspond qu’à une toute petite fraction de l’énergie totale de notre univers, moins de cinq pour-cent. La matière baryonique peut, en principe, être détectée à travers le rayonnement qu’elle émet. Mais il y a un problème : la quantité de matière baryonique déduite des observations astronomiques de l’univers lointain ou proche ne correspond pas à ces cinq pour-cent. Les astronomes n’ont identifié qu’environ la moitié de la matière baryonique présente dans l’univers local.

Le milieu inter-galactique chaud

L’un des candidats favoris pour abriter ces “baryons manquants” est le milieu inter-galactique chaud appelé WHIM pour Warm-Hot Intermediate Medium. Ce WHIM est la composante baryonique de la toile cosmique, un réseau filamentaire de matières noire et baryonique qui s’étendrait dans tout l’Univers. Les simulations numériques de formation des grandes structures cosmiques prédisent que les galaxies et amas de galaxies sont incrustés dans cette toile et que le WHIM pourrait contenir la majorité de la matière baryonique dans l’univers local. Ce réseau de gaz ténu dont la température va de 100 000 à des dizaines de millions de degrés est particulièrement difficile à détecter en raison de sa densité extrêmement faible.

Simulation de la toile cosmique aujourd’hui sur des milliards d’années-lumière.
Les galaxies correspondent aux tâches très lumineuses alors le WHIM, avec la matière noire,
constitue le réseau filamentaire.
Crédits : S. Colombi (IAP), simulations Horizons

Au cours de la dernière décennie, les astronomes ont collecté des éléments en faveur de l’hypothèse WHIM, principalement par des observations dans le domaine des rayons X et en spectroscopie optique/ultra-violette. Une récente étude basée sur des données du satellite Planck de l’ESA a apporté un nouvel élément dans ce débat en ouvrant une fenêtre spectrale pour l’étude des baryons manquants avec des observations dans les domaines micro-ondes et submillimétrique.

Le rayonnement fossile et le WHIM

“Etant donné que le WHIM est essentiellement organisé en filaments longs et diffus, on s’attend à en trouver aussi à proximité des amas de galaxies, qui sont les plus grandes structures gravitationnellement liées de l’univers “ explique José M. Diego, un scientifique de la collaboration Planck à Santander en Espagne. “Planck peut détecter les amas de galaxies à travers tout le ciel car le gaz chaud qu’ils contiennent laisse une empreinte caractéristique sur le rayonnement fossile connu sous le nom d’effet Sunyaev-Zel’dovich” ajoute José M. Diego. “Selon le même principe, Planck est sensible au gaz du WHIM”.

Les astronomes de la collaboration Planck ont exploité l’effet Sunyaev-Zel’dovich (SZ) pour chercher des amas de galaxies. Les premiers résultats de cette quête ont été présentés en 2011 avec la publication d’un catalogue de 200 amas environ. Une analyse minutieuse de ces données précieuses est en cours pour étudier les propriétés de ces amas, mais aussi de leur environnement.

“Détecter le WHIM par effet Sunyaev-Zel’dovich est extrêmement délicat en raison de sa faible densité” commente Juan Macías Pérez, un scientifique de la collaboration Planck du laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble. “La meilleure chance de le détecter est de regarder les régions entre paires d’amas de galaxies proches qui sont en interaction : comme ils s’attirent l’un vers l’autre, le gaz inter-amas devient plus dense et plus chaud, et donc plus facile à détecter” ajoute-t-il.

Une première détection

Avec cet objectif, les chercheurs de la collaboration Planck ont inspecté le catalogue d’amas issu des données prises au cours des deux premières cartographies complètes du ciel. “Nous avons regardé les paires d’amas suffisamment proches pour qu’un possible filament entre eux soit détectable, mais suffisamment séparés sur le ciel pour que Planck les détecte individuellement” explique Juan Macías Pérez. Les astronomes ont identifié une liste de candidats avec un faible décalage vers le rouge, donc peu distants, qui satisfaisaient ces critères. Une analyse approfondie a révélé la présence d’un “pont” de gaz chaud reliant deux des amas de cette liste : Abell 399 et Abell 401.

Cette image présente les deux amas de galaxies Abell 399 et Abell 401 vus dans le domaine optique par des télescopes
au sol et par effet Sunyaev-Zel’dovich (en orange) par le satellite Planck de l’ESA.
Ils sont situés environ à un milliard d’années-lumières de nous. Les chercheurs analysant les données de Planck
sur Abell 399 et Abell 401 n’ont pas seulement détecté le signal individuel émis par le gaz de chaque amas,
mais aussi un “pont” de gaz reliant les deux (le filament orange plus clair qui relie les deux régions oranges plus vif)
qui s’étend sur une dizaine de millions d’années-lumière.
Crédits : ESA-consortia HFI/LFI

Le rôle des rayons X

Le gaz chaud peut aussi être détecté directement par son émission thermique dans le domaine des rayons X. Une étude précédente de Abell 399 et Abell 401, basée sur les données en X de l’observatoire spatial XMM-Newton de l’ESA, indiquait une présence de gaz chaud non seulement à l’intérieur mais également entre les amas mais le signal n’était pas suffisant pour conclure à une véritable détection. Les résultats basés sur les données du satellite Planck sont bien plus probants et confirment que les deux structures sont bien reliées par un pont de matière; cette détection est également la première de gaz inter-amas obtenue par effet Sunyaev-Zel’dovich.

“En combinant les données Planck avec les archives des observations X du satellite allemand ROSAT, on peut estimer la température du gaz de ce pont à 80 millions de degrés environ” note Torsten Ensslin, un scientifique de la collaboration Planck de Garching bei München en Allemagne. Cette valeur est du même ordre de grandeur que la température du gaz de ces deux amas. Ce pourrait être du WHIM, mais néanmoins l’origine du gaz inter-amas est, à ce jour, encore incertaine.

Comprendre la nature de ce filament

“La question de savoir si ce gaz vient du WHIM ou si ce gaz appartenait auparavant à ces amas est toujours débattue; les simulations numériques suggèrent que ce pourrait être un mélange des deux” explique Torsten Ensslin. “Des analyses plus poussées des données complètes de Planck pourraient aider à clarifier la situation en révélant d’autres cas” ajoute-t-il.

Les astronomes ont déjà identifié un autre candidat prometteur : le système composite Abell 3391-Abell 3395, qui est fortement structuré et pourrait en fait fait de trois ou quatre amas. Ce système comprend ce qui semble être un pont de matière reliant les différentes composantes. En raison de la nature complexe de cet objet, une investigation plus poussée est nécessaire pour confirmer cette seconde détection.

“Cette découverte illustre la capacité de Planck à étudier les amas de galaxies jusque dans leur périphérie et même au-delà, nous permettant ainsi d’étudier la connexion entre le gaz inter-amas et le gaz qui se trouve dans la toile cosmique” conclut Jan Tauber, responsable du projet Planck pour l’ESA.

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kaliscot

De là à ce qu'on nous dise : "Nous vivons dans un immense réseau neuronal !!" ya pas loin... :D

C'est vrai, quand on regarde tout ça de loin ça y fait drôlement penser.
Dans cette hypothèse farfelue, les sursauts gamma joueraient le rôle des impulsions entre neurones...

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QJ

kaliscot
De là à ce qu'on nous dise : "Nous vivons dans un immense réseau neuronal !!" ya pas loin... :D


C'est vrai, quand on regarde tout ça de loin ça y fait drôlement penser.
Dans cette hypothèse farfelue, les sursauts gamma joueraient le rôle des impulsions entre neurones...

Arf.. J'expanse donc je suie.

Ok désolé...

Je sors...

VI
Victor

Je me posais la question quelle était la température de ces gaz
la réponse entre 100 000 et quelques dizaines de millions de K
qu'est ce qui permet à ces gaz de rester aussi chauds ?

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buck

leur vitesse

VI
Victor

Tu peux expliquer je ne comprends toujours pas
la vitesse ça ne donne pas de la chaleur
l'énergie cinétique ne se transforme en chaleur
qu'à cause du frottement
et il existe des particules rapides
qui interagissent peu avec le frottement

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cisou9

buck
leur vitesse

Effectivement je vois pas comment la vitesse chauffe sans frottement. :_grat2:

KA
kace

Victor
Je me posais la question quelle était la température de ces gaz
la réponse entre 100 000 et quelques dizaines de millions de K
qu'est ce qui permet à ces gaz de rester aussi chauds ?

C'est une vraie énigme pour les nuages chauds autour des gros amas de galaxies : on calcule qu'ils devraient se refroidir en à peine un milliard d'années, or après 13 milliards d'années, ils sont encore chauds ... Ce qu'on appelle le "cooling flow problem" : qqch les réchauffe mais on n'a tjs pas vraiment compris quoi (pistes : rayons cosmiques, jets de particules des trous noirs et des noyaux actifs de galaxies, supernovae, hypernovae, etc ... J'y ajouterais volontiers le "frottement des galaxies" qui se déplacent au sein des amas, et même un frottement accru si les théories de type MOND sont vraies, mais ça reste très hypothétique aujourd'hui).

De manière générale, j'ai listé des éléments qui chauffent ces nuages de gaz.
Evidemment, qui dit gaz chaud dit émission de rayonnement (qui le refroidit) : à cette température, ce sont de rayons X. Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que ces gaz sont tellement dilués qu'ils se refroidissent très lentement : la densité typique est de 1 particule par litre, soit des millions de fois plus vide que le meilleur des vides produit en labo sur Terre !!!
Et en conséquence, le libre parcours moyen des particules (la distance parcourue entre 2 collisions) est de l'ordre de 1 année-lumière (contre moins d'un micron pour l'air sur Terre) !!! Or les rayons X ne peuvent être émis que lors de ces collisions (et encore, que dans un petit % des cas, mais je n'en sais pas plus à ce sujet ...), donc au final, extrêmement rarement. Et le gaz émet donc très peu, et se refroidit donc très lentement.

Synthèse : au global, ces nuages sont très chauds et comme tout corps, ils rayonnent (en rayons X vue leur température). Mais ils sont tellement dilués qu'ils émettent très peu, et se refroidissent très lentement (genre 1 milliard d'années). Ceci dit, vu qu'ils sont nettement plus vieux que ça, ils sont pas loins de l'équilibre thermique, et donc qqch doit les chauffer. J'ai cité des éléments qui les réchauffent, mais ils semblent insuffisants : on cherche encore ce qui leur donne le petit plus d'énergie pour les maintenir aussi chauds.

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buck

Cisou, Victor
Ca depend de ce que vous prennez comme definition de la temperature ;)
On se palce au niveau moleculaire
Les molecules ont leur propre energie (rotation vibration ... ) Ces energies qui mettent en branle la molecule lui donnent de la temperature.
Pour atteindre le zeo absolue on fait d'abord en sorte d'arreter la molecule l'empecher de bouger d'un point a a un point b, puis on joue sur ces energies internse de la molecule pour continuer a descendre en temperature (Cohen a atteint le milliardieme de kelvin en procedant ainsi et en envoyant des pulses laser)
En repartant dans l'autre sens ces energies donnent une temperature de base, puis la molecule se deplace va en rencontrer un autre et ainsi de suite. On a un mouvement brownien. De ce mouvement fait de la rencontre des molecule on a une temperature. Si on regarde les molecules on s'apercoit qu'en fait la temperature est issue de ces chocs de molecules. La temperature peut etre definie comme le nombre de chocs que voit la molecule, ce nombre de choc a une pression et un volume donne cette temperature.
D'un autre point de vu on peut aussi dire que la temperature est fonction du libre parcours moyen qu'effectue la molecule, ce libre parcours moyen est soit un temps entre 2 chocs, soit une distance moyenne entre 2 chocs c'est a dire une vitesse moyenne que parcours la molecule.
Voici la relation avec la vitesse.
Si on reduit la pression ou on augmente le volume pour la meme temperature, les 2 doivent evoluer dans les sens opposes (en prenant comme approximation la loi des gaz parfait PV=nRT, si T constant et que P diminue alors V doit augmenter en conservant la matiere n) Si on a une meme temperature, que la matiere reste constante mais que le volume augmente de fait le temps entre 2 chocs va aller en augmentant et en augmentant la temperature la vitesse des particules augmente.
Dans le cas ou on a une pression quasi nulle on a des vitesses tres elevees ce qu'on peut observer ici mais aussi dans les plasma dans les tokamak, ou dans la couronne solaire ou on peut atteindre des millions voir milliards de degres on est dans ces cas: vitesse enorme, particules ionisees, plasma
Ce n'est pas qu'une histoire de frottements ou de chocs mais aussi au niveau moleculaire particulaire (autre moyen de gagner de la temperature c'est de changer d'etat molecules>ion>plasma) de vitesse surtout quand il y a relativement pe de matiere

VI
Victor

ça n'explique pas plus pourquoi le gaz est chaud et rayonne
d'où lui vient son énergie qui le fait monter à ces températures
Puis à se que sache et puis là c'est le quasi vide intergalactique
ce n'est pas un gaz classique

KA
kace

Victor
ça n'explique pas plus pourquoi le gaz est chaud et rayonne
d'où lui vient son énergie qui le fait monter à ces températures
Puis à se que sache et puis là c'est le quasi vide intergalactique
ce n'est pas un gaz classique

regarde ma réponse de 19h ... : chauffé par les explosions de supernovae, les mouvements des galaxies au sein des nuages de gaz, les rayons cosmiques, les chocs entre nuages de gaz, les noyaux actifs de galaxies (à la base, en lien avec les trouns noirs centraux), etc ...

TU
Turgon

Bonjour,

J'ai toujours du mal à comprendre la différence entre énergie et température d'une particule. L'énergie d'une particule donne la température au milieu d'autre particules, c'est ça ? Une particule a une énergie, mais a une température qu'avec l'interaction avec d'autres particules ??

Merci de m'éclairer un peu :)

VI
Victor

kace
regarde ma réponse de 19h ... : chauffé par les explosions de supernovae, les mouvements des galaxies au sein des nuages de gaz, les rayons cosmiques, les chocs entre nuages de gaz, les noyaux actifs de galaxies (à la base, en lien avec les trouns noirs centraux), etc ...

T'en vois souvent des novas dans le vide intergalactique
puis la distance entre les 2 amas galactiques
en temps et en distances ça n'explique pas ce que tu dis

avatar
buck

Turgon
Bonjour,


J'ai toujours du mal à comprendre la différence entre énergie et température d'une particule. L'énergie d'une particule donne la température au milieu d'autre particules, c'est ça ? Une particule a une énergie, mais a une température qu'avec l'interaction avec d'autres particules ??


Merci de m'éclairer un peu :)

On n'est pas franchement dans ce qu'on voit tous les jours avec bcp d'atomes et temperatures raisonables
il y a une relation entre energie et Temperature au niveau moleculaire/partiicuale: http://fr.wikipedia.org/wiki/Temp%C3%A9 ... odynamique

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buck

Victor


kace
regarde ma réponse de 19h ... : chauffé par les explosions de supernovae, les mouvements des galaxies au sein des nuages de gaz, les rayons cosmiques, les chocs entre nuages de gaz, les noyaux actifs de galaxies (à la base, en lien avec les trouns noirs centraux), etc ...


T'en vois souvent des novas dans le vide intergalactique
puis la distance entre les 2 amas galactiques
en temps et en distances ça n'explique pas ce que tu dis

apprend a lire ... ce sont des hypotheses permettant d'expliquer dans certains cas pas dans tous .... et puis TU ne sais pas tout (nous non plus mais toi ...)

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QJ

buck


Turgon
Bonjour,


J'ai toujours du mal à comprendre la différence entre énergie et température d'une particule. L'énergie d'une particule donne la température au milieu d'autre particules, c'est ça ? Une particule a une énergie, mais a une température qu'avec l'interaction avec d'autres particules ??


Merci de m'éclairer un peu :)


On n'est pas franchement dans ce qu'on voit tous les jours avec bcp d'atomes et temperatures raisonables
il y a une relation entre energie et Temperature au niveau moleculaire/partiicuale: http://fr.wikipedia.org/wiki/Temp%C3%A9 ... odynamique

Je rejoint Buck, si en plus on pense que toutes ces particules ont aussi une charge electrostatiques.
Voir loi de Coulomb, permitivité du vide, ditribution d'un champ électrostatique de particules immobiles dans le vide, etc, etc.

Même avec une très grande dispersion, ces particules sont quand même en interaction. Et il n'est pas étonnant qu'aux points d'intéractions l'agitation thermique fasse son effet, aussi infime soit-il.

VI
Victor

Buck si tu n'en sais pas plus,
ce n'est pas la peine de répondre

VI
Victor

En thermodynamique j'avais appris que les gaz chauds avait un nombre plus grand d'interaction
là dans un vide poussé (milieu intergalactique) le libre-parcourt moyen doit être assez grands
pour qu'on parle de vide et de basses températures, je ne comprends toujours rien

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buck

Victor
Buck si tu n'en sais pas plus,
ce n'est pas la peine de répondre

tu devrais te l'autoappliquer lol

KA
kace

buck


Victor


kace
regarde ma réponse de 19h ... : chauffé par les explosions de supernovae, les mouvements des galaxies au sein des nuages de gaz, les rayons cosmiques, les chocs entre nuages de gaz, les noyaux actifs de galaxies (à la base, en lien avec les trouns noirs centraux), etc ...


T'en vois souvent des novas dans le vide intergalactique
puis la distance entre les 2 amas galactiques
en temps et en distances ça n'explique pas ce que tu dis


apprend a lire ... ce sont des hypotheses permettant d'expliquer dans certains cas pas dans tous .... et puis TU ne sais pas tout (nous non plus mais toi ...)

Victor, tu n'as pas du très bien lire ... : en effet, il n'y a PAS de supernovae dans l'espace intergalactique, ni de trous noirs centraux de galaxies.
Pour autant, les supernovae envoient des nuages de gaz à très grande vitesse (en dizaines de milliers de km/s) et des rayons cosmiques à haute dose et pratiquement à la vitesse de la lumière, tout comme les trous noirs centraux des galaxies, et ces éjectas entrent en collision avec le gaz intergalactique, donc ils le chauffent !
De même, les galaxies circulent dans ces nuages intergalactiques, et l'entraînent et le "bousculent", ce qui le chauffe. Il y a aussi les collisions entre amas de galaxies, qui ont chacun leur nuage de gaz, et les collisions entre ces nuages les chauffent fortement.
Et encore les rayons cosmiques (et peut être la matière noire ?), qui circulent partout dans l'Univers, et qui interagissent avec en le chauffant. Bref, tout cela chauffe les gaz intergalactiques.
Mais comme je l'ai déjà indiqué, ça ne suffit pas complètement à expliquer qu'ils restent chauds aussi longtemps qu'observé, donc il manque un "petit qqch" que l'on cherche encore.
Plus clair comme cela ?

KA
kace

Victor
En thermodynamique j'avais appris que les gaz chauds avait un nombre plus grand d'interaction
là dans un vide poussé (milieu intergalactique) le libre-parcourt moyen doit être assez grands
pour qu'on parle de vide et de basses températures, je ne comprends toujours rien

ecoute et relis ce qu'on te dit stp !
libre parcours moyen : tu as la réponse plus haut, de l'ordre de 1 année lumière (!!!), contre moins d'un micron pour l'air sur Terre
ce qui chauffe ces nuages : idem, mon post de 19h hier et tout à l'heure
ce qui les refroidit : les interactions (rares) entre particules, qui provoque le rayonnement X
la température : cf les éléments au dessus. Plus généralement, il n'y a pas de lien direct entre pression et température : à pression égale, il fait -50°C au pôles et +40° dans le Sahara ... La différence, c'est l'énergie cinétique moyenne des particules. De même, dans le gaz intergalactique, la pression est extrêmement faible mais la question n'est pas là : l'énergie cinétique moyenne des particules étant énorme, et donc par définition la température est très élevée. C'est tout. Et d'ailleurs, c'est en lien avec cette température élevée que ce gaz se refroidit en émettant des rayons X (si sa température était plus basse, ce serait un rayonnement à plus grande longueur d'onde, genre visible ou infrarouge).

VI
Victor

Tu n'as pas toujours pas répondu à la question essaye encore
Pourquoi ça émets de la lumière ?
Et surtout pourquoi ça continue d'émettre

KA
kace

Victor
Tu n'as pas toujours pas répondu à la question essaye encore
Pourquoi ça émets de la lumière ?
Et surtout pourquoi ça continue d'émettre

A ce niveau, je me contenterai d'un "cherche" ;-)

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cisou9

Victor
Tu n'as pas toujours pas répondu à la question essaye encore
Pourquoi ça émets de la lumière ?
Et surtout pourquoi ça continue d'émettre

Si le gaz est très chaud, il est donc lumineux comme le filament d'une ampoule électrique.
friction des électrons avec les molécules du métal. :jap:

VI
Victor

Je repose cette question qui parait idiote
pourquoi le gaz est très chaud ?
et d'où lui vient son énergie ?

KA
kace

Victor
Je repose cette question qui parait idiote
pourquoi le gaz est très chaud ?
et d'où lui vient son énergie ?

parce qu'il y a qqch qui le chauffe ;-). Et si tu te demandes ce que c'est, il suffit de prendre la peine de lire les réponses dans les posts précédents ...

VI
Victor

Et quoi qui chauffe ?

KA
kace

Victor
Et quoi qui chauffe ?

A la longue, le comique de répétition est un peu lourd ... (en espérant que ce soit de l'humour de ta part ?!?)

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buck

kace


Victor
Et quoi qui chauffe ?


A la longue, le comique de répétition est un peu lourd ... (en espérant que ce soit de l'humour de ta part ?!?)

nonnon ce n'est pas de l'humour juste Victor ...

KA
kace

buck


kace


Victor
Et quoi qui chauffe ?


A la longue, le comique de répétition est un peu lourd ... (en espérant que ce soit de l'humour de ta part ?!?)


nonnon ce n'est pas de l'humour juste Victor ...

Cool, merci buck !
La prochaine fois, je resterai encore plus zen, et ça m'évitera de répéter 5x la réponse à ses questions :-)

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buck

tu es largement plus zen que moi ;) mais ce n'est pas forcement facile

Au fait merci pour tes explications

VI
Victor

vous êtes au moins aussi têtu que moi
et si vous reconnaissiez que vous ne savez pas répondre
je me tairais

KA
kace

buck
tu es largement plus zen que moi mais ce n'est pas forcement facile


Au fait merci pour tes explications

De rien, c'est un plaisir (sauf qd certains nous font tourner en rond :-)

Pour positiver et "grâce" à la réitération pénible de ses questions, je me suis fais une remarque que je ne m'étais jamais faite auparavant, et qui à la fois intéressante et très contre-intuitive !
Intuitivement et sur la base de notre expérience au quotidien, on se dit qu'un corps plongé dans un milieu à une température donnée doit spontanément, avec le temps, se mettre à la même température. Ex : un pack de lait au frigo descend à 5°C, un plat dans un four monte à 200°C, etc ... Et ça se fait (je me souviens de mes cours :-) : par conduction, par convection et par rayonnement.
Pourtant (sauf erreur de ma part), si on envoie un caillou dans l'espace intergalactique, au sein de ces nuages de plasma à 100 millions de °C, sa température devrait se stabiliser à peine au-dessus de ... 3°K, soit -270°C ! Bizarre non ? Et pourquoi cela ?

Simplement car l'équilibre thermique n'est PAS atteint ! En effet, le plasma environnant étant extrêmement dilué, les collisions des particules du plasma avec le caillou sont très rares et lui transmettent donc une puissance de chauffage extrêmement faible. De même, le nuage de gaz n'étant pas de taille infinie (!), le "bain thermique" des rayons X du corps noir à un endroit donné dans ce plasma est très faible également (la preuve : la puissance totale rayonnée par le nuage est "relativement" faible). En gros, le caillou va recevoir quelques micro ou nano-watts de chaleur via des chocs et des rayons X. Et également une très faible puissance radiative lié au CMB (le rayonnement cosmologique primordial du Big-Bang) à 2,7°K.
De son côté, le caillou va émettre un rayonnement de corps noir à x°K
Au final, le caillou va arriver à une température x pour laquelle il émet autant de chaleur qu'il n'en reçoit. Comme il reçoit le rayonnement du CMB + un tout petit qqch (les nano-watts liés aux rares chocs du plasma et aux rares rayons X, et qques très rares photons venant de la lumière des galaxies lointaines), sa température va être à peine supérieure à celle du CMB. CQFD (là encore, sauf erreur de ma part. Si qqn a déjà vu un article et des calculs là-dessus, je suis preneur !)
Maintenant, quelle sera exactement la température exacte de ce caillou ? Est-ce que ce sera 2,71°K, 3K, ou 30K : faudrait faire les calculs (et ça dépendra notamment de la taille du caillou : plus il est gros, plus il sera proche de la température du CMB, et inversement, plus il est petit, plus il est chaud).

KA
kace

Victor
vous êtes au moins aussi têtu que moi
et si vous reconnaissiez que vous ne savez pas répondre
je me tairais

décidément, sais-tu lire : on te donne la réponse, quand tu répètes la question on te signale qu'on y a déjà répondu, mais tu reposes encore et tjs ta question !!! Que dire ..., si ce n'est que c'est décourageant ?

VI
Victor

Je ne comprends pas je connaissais l'équilibre thermodynamique
du corps noir et là ça rayonne sans interagir avec son milieu
En bonne logique ces gaz doivent se refroidir rapidement

VI
Victor

Il y a une hypothèse bien plus réaliste que des gaz dans du vide .... C'est un agglomérat de perles de gaz denses maintenues et chauffées par des phénomènes de gravitation de la matière éjectée restée dense sur de très longues distances...Quand dans le news il parlent de faible densité ils doivent sans doute parler de faible densité optique mais cela n'a rien a voir avec la densité massique, une densité élevée explique mieux le rayonnement

KA
kace

Victor
Il y a une hypothèse bien plus réaliste que des gaz dans du vide .... C'est un agglomérat de perles de gaz denses maintenues et chauffées par des phénomènes de gravitation de la matière éjectée restée dense sur de très longues distances...Quand dans le news il parlent de faible densité ils doivent sans doute parler de faible densité optique mais cela n'a rien a voir avec la densité massique, une densité élevée explique mieux le rayonnement

Désolé, mais pour émettre un spectre de corps noir en rayons X "durs", il faut plusieurs dizaines de millions de °C : mais des nuages de gaz denses à 10M°C, ça ne courre pas les rues (car pour le coup, ça se refroidit très vite).
Regarde ici, tu en sauras bcp plus : http://en.wikipedia.org/wiki/Intracluster_medium (ou en français, mais c'est moins complet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Milieu_intra-amas)

VI
Victor

Merci pour l'explication mais cela n'a rien de la matière classique...

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buck

Victor
vous êtes au moins aussi têtu que moi
et si vous reconnaissiez que vous ne savez pas répondre
je me tairais

Kace donne des hypotheses sur des sources possibles, pas mal de choses non affirmees la dedans ..., moi je n'en parle pas du tout mais part du fait qu'ils ont deja leur temperature.
Toi tu interprete a ta sauce comme toujours

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buck

Kace: a priori ca me semble correct.

KA
kace

buck
Kace: a priori ca me semble correct.

Cool, merci ! A y repenser, je continue de penser que le raisonnement est bon, mais c'est amusant de se dire que la température d'équilibre d'un objet dans un nuage de plasma à 100M de degrés est de seulement 3K !?!

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buck

En effet ca peut sembler bizarre, mais il faut prendre en compte le fait que sur les possibilites d'echange thermique il n'y a que la radiation qui fonctionne, la convection ou diffusion considerant le nombre de particules aux alentours du caillou sont extrement faibles (nul pour la convection).
Le nuage ayant une extrement faible densite n'a quasiment pas d'echange avec le caillou donc peu d'echanges avec celui ci.
Au contraire du CMB qui baigne partout
Par contre pour la temperature du caillou il faut prendre plusieurs choses en compte:
-sa surface permettant les echanges avec le CMB,
-mais aussi avec les particules du nuage(plus grande section efficace)
-quel est l'impact d'une particule du nuage en terme de regeneration de temperature en cas de rencontre
-si le caillou est tres gros, il faut prendre en compte sa temperature interne aussi et donc sa composition (un caillou d'urnanium a peu de chance de descendre a 3K

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bongo1981

Cela ne me semble pas choquant :)