Plus solide que le diamant : le carbure de bore cubique

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Aussi dur et plus résistant à la chaleur et à l'oxydation que le diamant… Voici le carbure de bore cubique, un nouveau matériau mis au point par les chercheurs du CNRS.

La dureté du diamant est légendaire. Pourtant, un nouveau matériau pourrait venir sérieusement lui faire de l'ombre dans les années qui viennent. Mis au point par des chercheurs du Laboratoire des propriétés mécaniques et thermodynamiques des matériaux (LPMTM) du CNRS, à Villetaneuse, ce composé, qui répond au nom de carbure de bore cubique, est presque aussi dur que le diamant et a sur celui-ci l'avantage d'être plus résistant à la chaleur et à l'oxydation (1). Un atout majeur qui pourrait lui permettre de s'imposer rapidement dans l'industrie. « Prenez l'usinage de l'acier, explique Vladimir Solozhenko, à la tête de l'équipe du LPMTM. Découper et percer nécessitent un matériau capable d'endurer des fortes températures et qui ne réagisse pas chimiquement avec le métal. Notre invention serait parfaite dans cette tâche. »

Quelle est la recette de ce composé miracle ? Pour le fabriquer, les chercheurs ont eu l'idée d'ajouter à la structure du diamant des atomes de bore. En effet, cet élément est connu des chimistes pour être très stable thermiquement et chimiquement. D'autres équipes avaient d'ailleurs déjà tenté ce rapprochement entre le diamant et le bore, mais sans succès. La solution ? « Utiliser un précurseur (2) du diamant, le graphite (celui-là même qui compose la mine des crayons à papier), le mélanger au niveau atomique avec le bore et exposer le tout à très haute température et à très haute pression », explique Vladimir Solozhenko.

C'est dans cette cellule à enclumes
(ici en carbure de tungstène, mais elles peuvent aussi être en diamant)
qu'est synthétisé le carbure de bore cubique, d'une dureté comparable au diamant.

Pour obtenir de telles conditions, un simple four ne suffit pas. L'équipe place la poudre de graphite et de bore dans un équipement, appelé cellule à enclumes, qui comprime l'échantillon pendant qu'un laser fait monter sa température. Grâce aux images en rayons X obtenues au synchrotron de Grenoble, les chercheurs ont même pu contrôler en temps réel comment réagissait la structure de l'échantillon. Et à 2 000 °C, pour une pression 250 000 fois supérieure à celle de l'atmosphère, ils ont enfin obtenu ce qu'ils attendaient.

Particulièrement prometteur, le nouveau composé a fait immédiatement l'objet d'un brevet de la part des chimistes. Il faut dire que leur protégé multiplie les vertus : ainsi, il s'avère être également un excellent conducteur électrique. D'après ses inventeurs, il pourrait trouver des applications dans la microélectronique, qui soumet les composants à des températures toujours plus élevées pour générer plus de puissance. Seule ombre au tableau : son prix. « Pour le fabriquer, il faut en effet utiliser un dispositif encore relativement coûteux », explique le chercheur. Mais les promesses de ce nouveau venu sont telles que les industriels finiront forcément par l'adopter.

Notes:

(1) Travaux publiés dans Physical Review Letters du 9 janvier 2009.
(2) Matériau à partir duquel on en obtient d'autres après transformation.

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buck

On a deja vu des choses promises a de beaux jours rester en l'etat car toujours trop cher (AsGa en microelectronique) Donc attention la portabilite n'est pas toujorus aisee a faire.
Une chose m'epate ils ont pu mettre l'ensemble de la presse enclume four dans le synchrotron ? Comment ils ont fait ?

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cisou9

Seule ombre au tableau : son prix. « Pour le fabriquer, il faut en effet utiliser un dispositif encore relativement coûteux », explique le chercheur. Mais les promesses de ce nouveau venu sont telles que les industriels finiront forcément par l'adopter.

C'est pas si sur que ça ou il faut trouver un autre moyen de le fabriquer. :fada:

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Maulus

C'est presque plus dur (c'est le cas de le dire :D ) de faire passer un produit dans le commerce que de le découvrir :p

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Seals

C'est plus lourd ou léger que le diamant ?

ST
Steph-tkc

Bonjour

Depuis 15 ans que je travaille, j'ai toujours rectifié les aciers à outils (M35 - M45) avec des meules au CBN (carbure de bore cubique). Le choix de ce matériaux plutôt que le diamant est du au clivage différent. Les cristaux s'usent et quant l'effort est trop important, ils se "pèlent", révélant de nouveau une arrête vive. Le diamant étant réservé à la rectification du carbure de tungstène.

Je ne pense pas que ce "nouveau" matériaux révolutionnera quelque chose.

Pour vos question sur cette nouvelle matière, ci-dessous des fabriquant de meules :

DIAMETAL
TECH
TIVOLY

De plus des inserts sont également mis en bout de plaquette pour le tournage :

Sandwik
ISCAR

A+

TO
toniohidalgo

aaalut,

CBN pour nitrure de bore cubique et non carbure.
Le diamant n'est pas utiliser pour "travailler" les metaux ferreux a cause d'un phenomene de "graphitisation" debutant
deja a 400 degres.Par contre des meules diamantes peuvent etres utilisees dans la rectif d'acier inox .
La fragmentation des grains d'abrasifs est prevue par le fabricant de grain afin de presenter toujours de nouvelles
"aretes" de coupe et eviter la surchauffe au point de contact piece-outil toujours prejudiciable au rendement. De plus la puissance au niveau de la broche machine est moindre (plus de lustrage).
Quant a ce nouveau materiaux il pourra etre fabrique par les meme machines fabriquant deja du diamant synthetique.
Non la seule chose qui m'etonne c'est qu il a falut autants d'annees de recherches pour que quelqu'un ai enfin l'idee
de faire cette manip.Il existe une quantite de materiaux (carbures nitrures borures et autres) qui ne demandent qu'a etres soumis a la meme recette.Un programme de recherche systematique ( je souligne)y parviendrait .Mais faire les choses vite et bien releve de la SFsurtout en matiere de recherche.Les choses evoluent souvent treeees , treeees , lentement. Re-aaalut .