Prédire les points chauds de la biodiversité

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Des chercheurs ont mis au point une méthode pour prédire les points chauds de la biodiversité, en utilisant les relevés historiques du climat pour modéliser les processus en évolution, qui pourrait guider à l'avenir les efforts de protection de la nature.

Ana Carnaval, de l'Université de Californie, Berkeley, et ses collègues ont appliqué leur méthode prédictive à la forêt vierge Atlantique du Brésil, l'une des régions les plus variées du point de vue biologique sur Terre. Ils ont utilisé les séquences de l'ADNmt de trois espèces de grenouilles arboricoles communes dans cette forêt et appliqué des analyses phylogénétiques et de coalescence pour déterminer par exemple leur diversité génétique, leur isolement par la distance, leur différenciation dans et entre les régions.

Un tableau de l'histoire évolutive de ces grenouilles a commencé à émerger et les chercheurs se sont aperçus que certaines régions de la forêt étaient restées biologiquement stables à travers les fluctuations glaciaires tandis que d'autres n'avaient été colonisées que lors de l'ère post-Pliocène. Ils en concluent que si la plupart des efforts de protection ont porté sur le sud de la forêt, le centre a hébergé la vie et s'avère avoir une biodiversité bien plus grande que ce que l'on pensait. Et comme cette région centrale de la forêt Atlantique brésilienne subit une déforestation plus importante que celle des régions plus au sud, les chercheurs préviennent qu'une diversité unique pourraient en grande partie être perdue et que la destruction actuelle de l'habitat pourrait rapidement éliminer les signatures biologiques utiles à leur méthode de prédiction, ce qui serait un obstacle de plus pour la protection future de la nature.

Au fil des ans, la forêt Atlantique brésilienne a déjà régressé de plus de 92 % par rapport à sa taille initiale.

GO
gomodo

C'est étude est interessante, mais je crois qu'il est temps de passer de la réflexion à l'action.
On peut lire dans wiki :

Selon les projections du WWF, si son exploitation se maintient à ce rythme, 55 % de sa surface aura disparu en 2030.

On en est pas a prédire l'accident, on est déjà dans la destruction de biodiversité.
C'est irrémédiable, tant que l'amazonie sera considéré et exploité comme une ressource par des sociétés ou des paysans.
C'est le même problême que pour les océans, on ne peut pas demander au pêcheur de gérer la ressource des poissons. Arbre ou poissons, on exploite tant qu'y en a, un peu comme les mines.
Comble de l'ironie quand il y en a plus, on demande des subventions, comme si la sur-exploitation avait besoin d'être subventionnée.