Santé mentale des enfants: une étude confirme qu'être parent, ça s'apprend

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Une étude confirme qu'être parent, ça s'apprend...

Alors que les tout petits et les plus grands feront leur rentrée scolaire dans quelques jours, une nouvelle étude de l'Université de Montréal pourrait donner envie à leurs parents de retourner sur les bancs d'école... du moins pour quelques soirées!

Les résultats d'une étude en psychologie du développement publiée dans Journal of Child and Family Studies démontrent que L'Atelier Nos Enfants améliore la santé mentale des enfants.

«Saviez-vous que certaines façons de parler à son enfant sont plus efficaces? Certaines façons d'écouter font une réelle différence? » Ces questions sont lancées aux parents dans le cadre de l'Atelier pour parents - Nos Enfants. Cet atelier est cohérent avec les conclusions des recherches scientifiques récentes en psychologie du développement et a pour but d'aider les parents à savoir réagir devant les sentiments pénibles de leurs enfants, à cultiver un climat de respect dans leur foyer, à susciter chez leurs enfants le goût de coopérer, à exprimer fermement leur désaccord lorsque nécessaire et à favoriser le développement d'une image positive et réaliste chez leurs enfants.

Financés par le Fonds de recherche du Québec - Société et culture, les professeurs de psychologie Mireille Joussemet et Geneviève Mageau, de l'Université de Montréal, et Richard Koestner, de l'Université McGill, ont réalisé une étude pour évaluer l'efficacité de l'atelier, dont le nom original est «How to talk so kids will listen & listen so kids will talk». Cet atelier, gratuit, se donne à l'école que fréquente l'enfant à raison d'un soir par semaine pendant 7 semaines.

Un total de 30 habiletés parentales ont été enseignées par deux animateurs et six situations de la vie courante ont été abordées : quand l'enfant éprouve de la détresse, refuse de coopérer, se conduit mal, doit faire des choses par lui-même, fait quelque chose de bien et quand il est pris dans un rôle. Il est à noter que cet atelier ne porte pas sur l'expression de l'affection ou sur la quantité de temps de qualité à passer avec son enfant, mais sur comment communiquer de l'empathie, de la considération et un respect mutuel.

Les chercheurs ont donc rencontré et questionné 82 parents participants et leurs enfants (44) âgés de 8 à 12 ans. Les résultats de cette étude ont démontré qu'il y a eu des améliorations significatives au niveau du style parental et de l'ajustement psychologique des enfants. Les trois aspects importants de la « parentalité » ont marqué des hausses, soit l'encadrement, la chaleur et le respect de l'autodétermination. Les enfants ont aussi rapporté un plus haut niveau de bien-être.

«Cela suggère que de s'améliorer dans son rôle de parent, ça s'enseigne et ça s'apprend, souligne Geneviève Mageau, co-auteure de l'étude. À la suite de l'atelier, nous avons constaté que des habiletés se sont développées, comme l'empathie. Parmi les résultats positifs, nous avons aussi noté une diminution des comportements parentaux qui engendrent de la honte chez les enfants. »

« Même si l'un des buts est d'améliorer la relation parent-enfant, les enfants ne voient pas nécessairement de différence au niveau de leur relation avec leurs parents immédiatement après la fin de l'atelier, observe Mireille Joussemet, auteure principale de l'étude. Par contre, les enfants se sentent mieux dans leur peau et ont moins de problèmes émotifs et comportementaux. Ces résultats sont encourageants et démontrent que l'éducation à la «parentalité» est efficace. »

« La limite la plus importante de cette étude est l'absence de groupe témoin, note Geneviève Mageau. Nous n'avons donc pas pu tenir compte de l'influence d'autres variables, comme le passage du temps, sur l'amélioration des relations parent-enfant. C'est pourquoi nous allons réaliser une étude à plus grande échelle avec des groupes témoins afin de vérifier si les effets bénéfiques sur la santé mentale des enfants proviennent bel et bien de l'atelier. Les directeurs d'école et les parents intéressés sont invités à communiquer avec les chercheurs à :

L'étude Promoting Optimal Parenting and Children's Mental Health : A Preliminary Evaluation of the How-to Parenting Program, de Mireille Joussemet, Geneviève Mageau et Richard Koestner a été pré-publiée en ligne sur le site Web du Journal of Child and Family Studies et sera publiée en version papier dans le prochain numéro. Les chercheurs ont aussi obtenu une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada en juin dernier afin de poursuivre leurs travaux.

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batman93

Les parents qui participent a ce genre d'études sont a priori déjà des parents désireux de s'améliorer et de progresser. Il y a fort a parier que les enfants on du au moins partiellement profiter de cet état d’esprit et sont probablement eux-aussi des enfants ouverts.
Quid de cette étude dans une bonne banlieue française ?

AL
alessandro pendesini

Bonjour
L’initiative de cette étude me semble louable car elle implique l’éducation de l’éducateur (parents) qui consiste à approfondir la connaissance de lui-même que dans celle de la (ou les) discipline qu’il se propose d’enseigner.
Le secret de l’éducation réside -avant toute autre considération- dans le respect de l’élève. Mais aussi à essayer de comprendre l’enfant tel qu’il est, sans lui imposer l’image de ce que nous désirons qu’il devrait être !
Il faut aussi éviter un comportement aliénant de surprotection de la part des parents avec la meilleure volonté du monde ! Souvent la frustration s’avère être pas seulement éthiquement nécessaire, mais aussi impérative : l’enfant à qui on ne dit jamais non ne sait pas se construire ; il devient violent, narcissique et croit que tout lui est permis…..
Peu de parents -dans leur ignorance- n’osent revendiquer de « forger » les enfants à l’aune de leurs désirs, de leur enthousiasme et idéal…
Ils disent : ne faut-il pas d’abord « réussir dans la vie » avoir une bonne « carrière » plutôt que « réussir sa vie » ?
P.S. Pouvons-nous donner tort à un certain H.Laborit quand il dit :
« Avant de vouloir préparer vos enfants au bonheur, tâchez, si vous le pouvez, de ne pas participer à l’édification de leur malheur » ?
:jap:

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cisou9

:_salut:
Effectivement, il y a à boire et à manger dans cette étude, mais je pense qu'ils ont abordé le problème du bon coté et que l'école des parents est une bonne chose même si certains croient tout savoir et nient l'intérêt de la chose. :_grat2:
Batman, tu as du faire une fausse manœuvre avec quatre messages identiques !!! :lol:

IS
Isabelle

Éduquer les parents pour éduquer les enfants cela se comprend. D'ailleurs il existe des associations qui aident les parents en difficulté vis à vis de leurs enfants adolescents ou pré-adolescents.

Mais on doit considérer qu'actuellement il peut être plus difficile pour des parents de transmettre les bonnes valeurs car les enfants reçoivent de plus en plus de messages extérieurs à l'entourage familial, autres enfants, réseaux sociaux, TV... voir publicités assez agressives...

Et n'oublions pas que la vie moderne avec les 2 parents qui travaillent et qui sont loin géographiquement des autres membres de la famille (grands-parents...) fait que l'enfant peut être happé par d'autres influences à l'âge où le meneur de la cour de récréation, voir du quartier peut paraitre à ses yeux un héros

AL
alessandro pendesini

Une génération entière d’enfants américains qui ont un certain trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité , qu’ils soient scolarisés dans les meilleurs établissements privés du Nord-Est ou dans les pires collèges-dépotoirs de Los Angeles et de San Diego, sont accros au méthylphénidate (ou Ritaline), substance que leur parents (conseillés par leur pédopsychiatre) ou des infirmières scolaires leur distribuent diligemment chaque jour. L’Amérique est vraiment un pays magnifique ! Sans doute, aucun écrivain honnête ne contesterait cette appréciation ! La comédie humaine n’est jamais à court d’idées et matériaux ! On n’est jamais déçu !
A noter que cette tendance se développe de plus en plus en…Europe, France et Benelux inclus ! Certains psychiatres ou médecins prescrivent la Ritaline (ou Relatine) sans aucune hésitation, les effets secondaires à moyen terme loin d’être négligeables... connais pas !

N.B. La recherche d’un sens à la vie est presque totalement étrangère dans une société consumériste qui a perverti l’humain en l’homme. C’est cela aussi la fabrique de l’homme pervers. Et à cela des parents et éducateurs, dignes de ce nom, ne peuvent pas faire grande chose outre que subir les abus de multinationales pharmaceutiques, Mass-Media sans oublier un programme scolaire réellement éducatif ainsi que certains politiciens corrompus, le tout chapoté par les magnats de la Finance….. Homo « sapiens » ou Homo « démens » ? :grrr:

CE
Celestus

Faut des études pour démontrer un truc aussi basique ?
Et bien, vive le gaspillage de ressources.

Et oui, on a jamais fait mieux que la bonne vieille famille stable, normale (= naturelle), c'est-à-dire hétéro non recomposée avec des parents qui s'aiment.

Et se comporter en famille, ça s'apprend en regardant ses parents. Ou alors avec beaucoup de réflexion.

Malheureusement, ce modèle idéal est en perte de vitesse, dans une société qui transforme le corps en consumérisme, qui normalise le porno, qui stigmatise la virginité, et cherche à détruire tout ce qu'il y a de beau et d'humain en l'Homme pour le faire régresser au stade animal.

Youpi, vive l'avenir.

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batman93

Et ce dernier message ne te (qui se reconnaîtra) semble t'il pas "un peu provocateur" ???
Comme quoi il y a des choses qui peuvent se dire (critiquer le mode de vie gay...) mais pas d'autres (le mode de vie des cités).
TC une dictature de "Penser-comme-il-faut" ?
Quelle déception...