Sélection du matériau pour le bouclier thermique d'Orion

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La NASA vient de sélectionner le matériau qu'elle utilisera pour fabriquer le bouclier thermique d'Orion, le mode de transport qui doit remplacer les navettes spatiales.

Son choix s'est porté sur l'Avcoat ablator, un matériau utilisé avec succès sur les capsules Apollo et sur certaines parties de la navette spatiale lors de ses premiers vols. Il s'est fait au détriment de 8 autres matériaux, dont le PICA qui a également fait ses preuves en vol, car utilisé pour recouvrir le bouclier thermique de la capsule de la sonde Stardust.

Prototype du futur bouclier du véhicule Orion

La fabrication de ce matériau, arrêtée depuis plusieurs années, sera relancée par Lockheed Martin et Textron Systems. Constitué de fibres de silice avec une résine époxy-novolaque à l'intérieur d'une structure en forme de nid d'abeille en fibre de verre phénolique, ce matériau sera moulé directement sur la structure du bouclier thermique et non pas posé dessus, comme une tuile par exemple. Le bouclier sera attaché en un bloc au module d'équipage durant l'assemblage du vaisseau.

Bouclier thermique

La NASA, qui a décidé de tourner la page des navettes, prévoit de les remiser en 2010 et de les remplacer vers 2015 par Orion, une capsule habitée de type Apollo. Ce véhicule spatial de troisième génération reprend donc le bon vieux concept de la capsule réutilisable mais avec quelques avancées majeures qui la rendront plus performante et fiable que les capsules Apollo. Orion sera construit sous maîtrise d'œuvre par Lockheed Martin.

Orion sera décliné en quatre versions habitables et un vaisseau cargo adaptés à une multitude de missions, de l'orbite basse jusqu'aux destinations plus lointaines comme la Lune, Mars et les astéroïdes.

Le bouclier thermique sera commun à toutes ces versions, avec peut-être une réserve pour les Orion utilisés pour rejoindre Mars et des astéroïdes (d'ici là…). Il sera installé à la base de la capsule de retour et servira à protéger la structure de l'engin lors de son entrée dans l'atmosphère terrestre, qui se fera sous trois parachutes, en déviant les flux de chaleur induits par les frottements contre les couches atmosphériques. Il sera donc capable de protéger la capsule lors du retour de mission à bord de la Station (rentrée à une vitesse de 27000 km/h) ou sur la Lune (rentrée à une vitesse de 40000 km/h). Séjour à la suite duquel la rentrée génère une chaleur cinq fois plus importante qu'après un séjour en orbite basse.

Ce bouclier sera le plus grand bouclier thermique ablatif jamais conçu. Cette solution a été préférée au bouclier de type radiatif car cela permet de le surdimensionner plus facilement pour tenir compte d'une certaine marge d'erreur car, il suffit d'augmenter 'tout simplement' son épaisseur pour absorber une plus grande quantité de chaleur. Ce qui n'est pas possible avec les boucliers radiatifs qui n'acceptent aucune marge d'erreur. Quand la température maximale pour laquelle ils ont été conçus est atteinte, le matériau utilisé ne peut plus remplir son rôle de protection et c'est la catastrophe assurée.

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buck

quel domage de revenir 40ans en arriere ...

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Seals

Ohhh je suis déçu, cet orion n'a rien a voir avec celui là : [img=]https://cirafrends.neufblog.com/guild_war/images/orion1.jpg[/img]
:rD

Bon vivement le IXV de l'esa, il est stylé avec ses palmes à l'arrière, on dirais un pingouin. :clapclap:

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Maulus

C'est pas forcément un retour en arrière buck, ils ont trouvé un meilleurs moyen d'utiliser l'ancienne technique apparement c'est tout :D

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Aldebaran

Belle soucoupe volante ^^

VI
Victor

Je dirais plutôt belle soucoupe plongeante, il n'y a aucune maniabilité et c'est le retour aux années 60

XO
xoodina

En fait, après une interruption de 40 ans, ils reprennent là où le programme Apollo c'était arrêté, avec l'envie de réaliser ce qui était prévu à l'époque. En améliorant encore les concepts qui marchaient déjà très bien. C'est plutôt marrant de revivre en direct ce que nos parents ont déjà connu et de connaitre la suite du film :)

VI
Victor

L'histoire ne repasse jamais deux fois les mêmes plats... La guerre froide n'est plus d'actualité et secundo la crise est là... Il reste les autres les chinois, les européens et les indiens... Les japonais sont trop léger et ils ont la crise à plein

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Maulus

Moi je voudrais bien savoir pourquoi ils avaient abandonné ce type de bouclier thermique à l'époque ?

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buck

Ca depend si tu veux un caillou qui tombe ou un fer a repasser qui essaie de voler, les contraintes sont assez differentes entre les 2 engins

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Maulus

Donc le retour en arrière vient du fait qu'on réutilise des cailloux qui tombe pour revenir sur Terre ?

KA
karlzz

Pourquoi ce choix? Dans l'article, la seule piste est un problème de tolérance d'erreur. Les boucliers radiatifs doivent peut-être entrer en "résonance", et donc avoir un pic d'efficacité max très étroit, moins linéaire que les courbes d'efficacité des boucliers ablatifs.
C'est vrai que ça fait un peu retour en arrière, pour bétonner. Alors que certaines recherches sur le design des diffuseurs de chaleurs vont complètement dans l'autre sens. Par simulation systématique de lois simples donnant des comportements émergents (recherche sur la complexité - voir Stephen Wolfram), on a trouvé des design très performants, mais complètement asymétriques, assez pour qu'on ne sache pas pourquoi ils sont si efficaces (on aurait le résultat directement et on laisserait la compréhension du phénomène pour plus tard). La première impression est qu'on n'aurait pas pu les trouver par une démarche logique sélective, non systématique. Par contre, leur pic d'efficacité doit être très mince, un petit défaut et le rendement s'effondre.

KA
karlzz

je crois que j'ai compris. A l'époque, quand les européens faisaient Hermés, l'équivalent de la navette US et de Bourane soviétique, j'avais entendu que les données acquises pendant le passage critique du retour en atmosphère étaient très confidentielles. Les américains ne voulaient pas les donner aux européens, et elles n'étaient pas calculables (au sens de déductibles par le calcul). Il fallait que les européens refassent tous les vols eux-mêmes pour acquérir les bons paramètres, bons réglages. Trop complexes, trop de facteurs, seuls l'empirique donne des résultats. Et quand on change de dimensions, il doit falloir tout refaire.

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Maulus

Sa vient d'une imprécision de théorie de la thermodynamique ? ou c'est juste parce que c'est tout simplement plus fragile ?

KA
karlzz

Quand on est obligé de faire appel à des démons pour expliquer un phénomène (démons de Maxwell, par ex), c'est pas bon signe.
Avec leurs petites mains, les démons arrangent les molécules pour les regrouper contre le second principe. La thermodynamique a une réputation de théorie bricolée, en tout cas difficile.

DE
DenisB

bonjour a tous!

Moi jai hate quun jours ils ce descident dassembler un énorme vesseaux spacial dans lespace comme ils ont fait pour la station spacial ; sa serait pas mal plus utile qu`une station spacial qui reste en orbite.

Dailleurs jai jamais compris pourquoi il nont pas fait en sorte que la station spacial devienne un genre de vesseaux pour le déplacé éventuellement en orbite autour de la lune ou mars.

VI
Victor

Pas d'accord la thermodynamique est la plus grande application des statistiques donc des maths... Le démon de Maxwell n'est qu'une image pour démonter qu'il n'existe pas d'exception dans les comportements des particules étudiées... En fait une exception qui se contrarie aussitôt, c'est une démonstration par l'absurde

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Maulus

N'empêche que dans l'univers information, sa fait deux événements distincts :fada:

KA
karlzz

Pour répondre aux trois points de suspension après maths...
J’avoue que ceux qui pensent que la thermodynamique est une sorte de théorie inachevée, sont les mêmes qui ne sont pas satisfaits de la théorie quantique, disant même que le domaine quantique n’a rien de spécifique car on a déjà tous ses défauts dans le domaine thermodynamique, notamment l’abus des statistiques. Il y a beaucoup d’irréductibilité et d’indécidabilité dans les deux domaines. Prendre les stats comme le seul moyen de contourner la complexité, est une option peut-être trop contraignante. Il y aurait d’autres moyens de manipuler la boite noire, ou d’avoir des infos sur elle, autres que statistiques. La complexité n’est pas uniquement une science statistique. Notamment la complexité algorithmique. Mais ce n’est pas le courant dominant.
On peut trouver des cheminements déterministes (grâce à l’informatique, par l’exploration systématique par simulation informatique), sachant qu’ils obéissent à des lois de cause à effet connues, sans pouvoir les prédire avant de les avoir vus (trop complexes, trop de paramètres trop longs etc), mais en vérifiant que le résultat marche. Et donc sans passer entièrement par le goulot des stats.

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Maulus

Et bien si il est plus simple de dimensionner des boucliers ablatif que radiatif... pourquoi s'en priver !!